Réalité vs réel : une lecture hippocampique

L’hippocampe, maître de l’anticipation

A

« La question de l’incompétence politique »

La psychologue Marion Saint-Michel : « La question de la compétence ne se pose pas. En tout cas, pas comme nous, population, nous l’entendons. La compétence consisterait à prendre les problèmes qui se posent et à trouver des solutions. Ce n’est pas du tout leur problème. Leur question à eux, c’est trouver les problèmes qu’il se posent, ou inventer de nouveaux problèmes, de manière à nous mener au type de société vers laquelle ils veulent aller ».

Source : La psychologue Marion Saint-Michel alerte sur les dérives du pouvoir et ses effets sur les citoyens — Magazine Nexus, vidéo YouTube, 30 juin 2025.  

B

« La question du complotisme lié au Covid-19 »

John Campbell rapporte que le complot est prouvé au tribunal

« Un ancien haut responsable du NIAID* plaide coupable […] D’accord, bien. Coupable […] Coupable, c’est bien »

* National Institutes of Allergy and Infectious Diseases

« Des gens étaient accusés de théories du complot, et maintenant nous avons des personnes réellement reconnues coupables de complot. C’est assez ironique, vraiment » ; « C’est donc clairement un complot qui a eu lieu pour tenter de cacher la vérité au reste d’entre nous ».    

Source : Complot lié au Covid confirmé au tribunal — Dr. John Campbell, vidéo YouTube du 20 août 2026.

C

« La question de la mondialisation inversée »

Alain Soral : « On vit une mondialisation inversée. En réalité, on vit une dictature policière mondiale […] Le monde n’a jamais été aussi fermé d’un point de vue des frontières, jamais été aussi dur, jamais été aussi un système de surveillance […] C’est un monde policier informatique, c’est‑à‑dire policier sans présence physique de policier […] Les frontières n’ont jamais été aussi fermées en réalité et la police, les douaniers n’ont jamais été aussi présents. La police des frontières n’a jamais été aussi présente ».

Source : Il a « PRIS LE MAQUIS » ! Avec Alain Soral — Le ₿UNKER, vidéo YouTube du 18 août 2026.



D

« La question de la volonté guerrière »

CITATIONS TEXTUELLES DU COLONEL DOUGLAS MACGREGOR SUR L’ACCORD DE PAIX AVORTÉ (2022)

1. Sur les négociations d’Istanbul (mars–avril 2022) : « Les Ukrainiens étaient prêts à signer un accord. Les Russes étaient prêts à signer ».

2. Sur l’intervention de Boris Johnson à Kiev : « Boris Johnson est arrivé à Kiev et a dit à Zelensky : pas de négociation ».

3. Sur la responsabilité occidentale : « Washington ne voulait pas de paix. Ils ont dit aux Ukrainiens de continuer la guerre ».

4. Sur la possibilité réelle d’un accord : « La paix était possible. Elle était même proche ».

5. Sur le sabotage de l’accord : « L’accord d’Istanbul aurait dû être signé. Il a été bloqué par Londres et Washington ».

6. Sur les conséquences : « Cette guerre n’était pas nécessaire. Elle aurait pu être évitée ».

Ces citations proviennent de vidéos, certaines encore disponibles : Judging Freedom (Judge Napolitano) : « The Peace Deal That Was Sabotaged »,« Ukraine: The Peace That Was Blocked » ;Redacted (Clayton Morris) : « The War Could Have Ended in 2022 » ;The Duran « The Missed Peace of 2022 ».

E

« La question du concept d’État bunker »

1. Présentation de Nel Bonilla et du concept d’État‑bunker (0:00–1:00)

Pascal Lottaz introduit Nel Bonilla, autrice de Worldlines, et son nouvel essai sur l’OTAN 3.0 et l’État‑bunker. Il souligne que Bonilla produit des analyses longues mais très éclairantes sur les affaires internationales. Idée centrale : l’État occidental est en train de subir une transformation qualitative : il cesse d’être un fournisseur de biens publics pour devenir un appareil de sécurisation, de militarisation, et de préparation à la guerre permanente.

2. Définition de l’État‑bunker (1:00–3:20)

Bonilla explique que l’État moderne, dans les pays alignés sur les États‑Unis, se bunkerise. Il ne vise plus le bien‑être, mais la sécurisation.

Les citoyens cessent d’être des sujets de droit : ils deviennent des objets de sécurité. Toute activité sociale est militarisée pour une guerre hybride permanente. Les pays deviennent des nœuds dans un réseau stratégique dirigé contre les « rivaux » : Chine, Russie, Iran, BRICS. Idée centrale : l’État bunkerisé transforme la société entière en infrastructure de guerre.

3. Lien entre État‑bunker et OTAN 3.0 (3:20–4:00)

Bonilla explique que l’OTAN 3.0 est l’institutionnalisation de cette transformation : militarisation de la population, renversement du contrat social, intégration du citoyen dans l’appareil de guerre. Idée centrale : OTAN 3.0 = l’État bunker appliqué à l’échelle transatlantique.

4. La guerre cognitive : l’OTAN cible sa propre population (4:00–4:32)

Bonilla cite les documents OTAN sur la « guerre cognitive » : l’OTAN considère le cerveau des citoyens comme un champ de bataille. Idée centrale : la guerre cognitive n’est pas dirigée contre l’ennemi, mais contre les populations occidentales.

5. Transition vers l’histoire de l’OTAN (4:32–10:00)

Bonilla commence l’analyse historique :

OTAN 1.0 (1949–1991)

Objectif : aligner les élites européennes sur les États‑Unis et empêcher tout rapprochement avec l’URSS. Elle cite un mémorandum de 1959 qui montre une division du travail : USA = armes avancées ; Europe = troupes conventionnelles + coûts.

OTAN 2.0 (1991–2014)

Objectif : empêcher l’Europe de développer des relations industrielles ou diplomatiques avec les États post‑soviétiques.

OTAN 3.0 (depuis 2022)

Objectif : militariser totalement les sociétés européennes pour qu’elles assument le coût humain, industriel et financier de la guerre contre les « rivaux » du bloc transatlantique.

Idée centrale : l’OTAN évolue vers une structure qui exige des Européens qu’ils portent le poids matériel et humain de la guerre.

Citations textuelles clés (0:00–10:00)

Définition de l’État‑bunker

  • « L’État […] se transforme pour s’orienter vers la sécurisation et la militarisation »
  • « Les citoyens […] ne sont plus des sujets de droit. Ils deviennent des objets de sécurité »
  • « C’est désormais un objet de sécurité, sécurisé, militarisé à des fins de guerre […] une guerre hybride et permanente ».
  • « Il devient une sorte de nœud […] visant essentiellement leurs soi-disant concurrents […] la Chine et la Russie »

OTAN 3.0

  • « L’OTAN 3.0 institutionnalise […] la militarisation y compris de la population elle-même »
  • « Ne demandez pas ce que l’OTAN peut faire pour vous. Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l’OTAN »

Guerre cognitive

  • « L’OTAN y dit explicitement : écoutez, nous devons cibler notre propre population »
  • « Le cerveau de nos concitoyens est le champ de bataille »

OTAN 1.0

  • « Il s’agissait surtout de chercher à aligner les élites européennes […] sur les États-Unis »
  • « Les États-Unis concentreraient leurs efforts […] sur les armes avancées […] en demandant aux Européens d’assumer une responsabilité croissante pour l’entretien de leurs propres forces »

OTAN 2.0

  • « Empêcher toute forme de rapprochement […] avec l’Union soviétique ou avec tout État qui lui était aligné »
  • « Empêcher l’Europe […] d’établir une relation diplomatique ou industrielle avec les États post-soviétiques »

OTAN 3.0

  • « Ils veulent que les Européens assument la charge matérielle, industrielle et humaine de la guerre »
  • « La polarité n’est plus ce qu’elle était »

Source : Les plans de l’OTAN pour une domination mondiale totale et l’État bunker | Nel Bonilla — Neutrality Studies, vidéo YouTube du 21 août 2026.

F

« La question de la dette comme mécanisme de domination »

Cette vidéo est la plus intéressante

1. Elle fournit un cadre historique de 5 000 ans

Hudson ne parle pas seulement du présent : il remonte à Sumer, Babylone, l’Égypte, Israël, la Chine, la Grèce, Rome, puis au XIXᵉ siècle, puis aux guerres mondiales, puis au FMI, puis à la financiarisation contemporaine.

C’est une profondeur unique dans les vidéos Diesen / Neutrality Studies.

Citations textuelles : « J’ai passé longtemps, 25 ans, à diriger un groupe à Harvard qui écrivait l’histoire économique de la Mésopotamie, de l’Égypte et d’Israël » ; « Ce qui distinguait les sociétés de l’âge du bronze […] c’était l’existence d’un dirigeant central ».

2. Elle explique la logique de la dette comme moteur de l’histoire

Hudson montre que la dette est la force structurante des civilisations :

  • elle détruit Rome,
  • elle détruit les sociétés occidentales modernes,
  • elle détruit les pays du Sud,
  • elle détruit les classes moyennes,
  • elle détruit les États eux-mêmes.

Citations textuelles :

« Chaque reprise se faisait avec un niveau d’endettement toujours plus élevé » ; « Cette même dynamique de polarisation par la dette se produit aujourd’hui » ; « Les dettes dépassent réellement ce qu’il est possible de rembourser ».

3. Elle montre pourquoi l’Occident est structurellement différent de l’Asie

Hudson explique que l’Occident n’a jamais eu de mécanisme d’annulation des dettes, contrairement à :

  • Sumer,
  • Babylone,
  • l’Égypte,
  • Israël (année jubilaire),
  • la Chine impériale.

Citations textuelles : « Le dénominateur commun […] c’était l’annulation des dettes » ; « Cette tradition a été totalement absente en Occident dès le départ ».

C’est un point fondamental : l’Occident est structurellement oligarchique, car il n’a jamais eu de souverain régulateur capable de briser les créanciers.

4. Elle explique pourquoi le système financier occidental est condamné

Hudson montre que :

  • la dette croît plus vite que la capacité à la rembourser,
  • les créanciers capturent l’État,
  • la financiarisation remplace l’économie réelle,
  • les classes moyennes sont détruites,
  • les États deviennent dépendants de la rente.

Citations textuelles : « Depuis 2009, la quasi-totalité de la croissance de l’économie américaine a été de nature financière » ; « Toute cette richesse financière s’est concentrée entre les mains des 10 % les plus riches ».

5. Elle explique pourquoi la Chine échappe à ce piège

Hudson montre que la Chine :

  • contrôle le crédit,
  • empêche la formation d’une oligarchie financière,
  • investit dans le capital tangible,
  • évite la financiarisation improductive.

Citations textuelles : « La Chine a conservé l’argent et la création de crédit entre les mains de l’État » ; « Elle n’a jamais eu de classe financière indépendante ».

6. Elle relie tout cela à l’effondrement actuel

Hudson explique que l’Occident est en train de reproduire :

  • les dynamiques romaines,
  • les dynamiques de l’entre-deux-guerres,
  • les dynamiques du FMI imposées au Sud.

Citations textuelles : « C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui dans les économies occidentales » ; « On se retrouve dans la même dynamique séculaire qui s’est reproduite encore et encore ».

Source : Michael Hudson : le système financier occidental au bord de l’effondrement — Glenn Diesen, vidéo YouTube du 21 août 2026.

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