Quand Alexandre Benalla posait pour “l’Obs” avec une arme

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De face et de profil, il illustrait en avril 2016 une enquête sur les gardes du corps. Il portait alors ce qui ressemble bien à un pistolet Glock.

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En avril 2016, le supplément de “l’Obs”, “O”, a publié une enquête sur les gardes du corps des personnalités du cinéma et du monde des affaires. A cette époque “post Charlie”, expliquait l’article, beaucoup de VIP qui ne risquaient absolument rien aimaient se promener avec leur “bodyguard” afin d’afficher leur importance ou le caractère supposé subversif de leur discours qui pourrait leur valoir des représailles… L’enquête était illustrée par un de ces gardes du corps, un jeune barbu.

Son visage est aujourd’hui connu : c’est celui d’Alexandre Benalla. Avenant, il avait accepté le 12 avril 2016 de poser pour “l’Obs” avec un badge “à l’américaine” et une arme. Sur la photo, il la porte dans un holster, qui n’a pas l’air neuf. Il s’agit d’un Glock, une arme de poing très commune dans la police, ou bien d’une copie extrêmement bien faite. Car à l’époque, Alexandre Benalla n’avait pas encore de permis de port d’arme.

16583819Fort de son statut de gendarme réserviste, il faisait le siège du ministère de l’Intérieur pour en obtenir un. Mais la place Beauvau rechignait à le lui accorder. La réponse a été négative à trois reprises, en 2013, 2016 et 2017. A la veille de l’élection présidentielle, à lire les échanges d’emails qui ont fait l’objet d’une fuite, l’équipe de campagne constatait que Benalla disposait d’une arme : il avait en effet reçu l’autorisation d’en porter une le temps de la présidentielle, mais seulement dans les locaux du QG du candidat Macron. Selon le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, ce n’est qu’en octobre 2017, une fois Emmanuel Macron au pouvoir, qu’il obtiendra un vrai permis de port d’arme. Le préfet de police Michel Delpuech reconnaît le lui avoir accordé, à la demande expresse de l’Elysée, mais seulement pour l’exercice de ses fonctions auprès du chef de l’Etat.

Source : L’Obs

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