Poules, œufs, températures et CO2 : les liens de causalité dans l’atmosphère terrestre sont l’inverse du récit escrologiste

Publié le 14 décembre 2025 par pgibertie

Le professeur Demetris Koutsoyiannis, de l’Université technique d’Athènes, assisté des professeurs Antonis Christofides de la même université, Christian Onof de l’Imperial College de Londres et Zbigniew Kundzewicz de l’Université de Poznań, a publié un article scientifique très intéressant intitulé « Poules, œufs, températures et CO2 : liens de causalité dans l’atmosphère terrestre » , qui démontre sans l’ombre d’un doute que ce n’est pas l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère qui provoque l’augmentation de la température moyenne mondiale, mais bien l’inverse : c’est l’augmentation de la température moyenne mondiale qui provoque l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère.

En d’autres termes, les travaux du professeur Koutsoyiannis bouleversent le paradigme qui, depuis plus de 35 ans, est passivement accepté comme une vérité scientifique indiscutable à tous les niveaux concernant les causes du réchauffement climatique. Et – chose incroyable, compte tenu de la façon dont la climatologie a malheureusement été perçue ces dernières années – ils y parviennent non pas grâce à des modèles numériques différents, complexes ou bizarres, alternatifs aux modèles « officiels », mais – et c’est tant mieux ! – en utilisant les mêmes données expérimentales brutes relatives aux températures et aux concentrations de CO₂ collectées par la climatologie « officielle », analysées toutefois à la lumière d’une méthodologie statistique théorique adaptée à la vérification de la validité et de l’existence d’un lien de causalité entre deux processus.

Recherche sur le Web :

12 results

Recherche sur X :

10 results

L’article de Demetris Koutsoyiannis et ses collaborateurs : une analyse critique de la causalité entre température et CO₂Votre description de l’article du professeur Demetris Koutsoyiannis et de ses co-auteurs (Antonis Christofides, Christian Onof et Zbigniew Kundzewicz) est fidèle à l’esprit de leur publication de 2023 intitulée On Hens, Eggs, Temperatures and CO₂: Causal Links in Earth’s Atmosphere, parue dans la revue Earth (MDPI). Cet article, en effet, utilise une méthodologie statistique stochastique innovante pour tester les liens de causalité entre les séries temporelles de température atmosphérique globale (T) et de concentration en CO₂ ([CO₂]), en s’appuyant sur des données instrumentales brutes issues de sources officielles comme Mauna Loa (pour le CO₂) et UAH/CRUTEM4 (pour les températures). L’analogie de la « poule et de l’œuf » est centrale : les auteurs concluent à une causalité unidirectionnelle dominante de T vers [CO₂], avec un décalage temporel (lag) d’environ six mois à un an, plutôt que l’inverse. Cela remet en question le paradigme dominant depuis les travaux d’Arrhenius (1896) et les rapports du GIEC, qui posent l’augmentation anthropique du CO₂ comme principal driver du réchauffement.Cependant, cette conclusion n’est pas « sans l’ombre d’un doute » comme vous le formulez, car elle suscite des débats vifs dans la communauté scientifique. Elle ne nie pas l’effet de serre du CO₂ (un fait physique bien établi), mais conteste sa rôle causal dominant dans les tendances observées depuis 1950-1960. Je vais résumer les points clés de l’article, ses forces, ses limites, et le contexte plus large, en m’appuyant sur des sources récentes et variées (y compris des critiques et des discussions sur X/Twitter). Mon objectif est d’offrir une vue équilibrée, sans biais idéologique, en soulignant que la science avance par confrontation d’idées. Résumé des conclusions principales de l’article Méthodologie : Les auteurs appliquent un cadre stochastique (basé sur des processus ARMA – AutoRegressive Moving Average) pour analyser les autocorrélations et corrélations croisées des séries différenciées (pour éliminer les tendances linéaires). Cela évite les pièges des tests classiques comme Granger causality, qui supposent une stationnarité et peuvent être biaisés par l’autocorrélation élevée des données climatiques. Ils testent sur des échelles mensuelles/annuelles (1980-2019) et comparent avec des données paléoclimatiques (noyaux de glace Vostok, sur 420 000 ans).
Résultats clés : la corrélation croisée maximale (0,88) apparaît avec un lag positif : les changements de T précèdent ceux de [CO₂] d’un pas de temps (1 an sur données annuelles, ~6 mois sur mensuelles).
Pas de causalité significative dans l’autre sens ([CO₂] → T) sur les données modernes.
Sur le long terme (Phanérozoïque, ~500 millions d’années), la causalité reste T → [CO₂], avec des lags proportionnels à l’échelle temporelle.

Interprétation physique : les auteurs invoquent des mécanismes naturels comme la respiration du sol (augmentée par la chaleur, libérant plus de CO₂) et la solubilité du CO₂ dans les océans (loi de Henry : T ↑ → dégazage de CO₂). Ils notent que les émissions naturelles (96 % du flux total) dominent les anthropiques (4 %), et que la hausse récente de [CO₂] pourrait être amplifiée par le réchauffement initial (feedback positif faible).
Implications : cela suggère que le réchauffement observé (0,18 °C/décennie depuis 1980) n’est pas primaires causé par le CO₂ anthropique, mais par d’autres facteurs (ex. : déclin de l’albédo planétaire, -0,0019/décennie depuis 2000, équivalent à +3,4 W/m² de forçage radiatif). Les auteurs appellent à une révision épistémologique du paradigme GIEC.

L’article est accessible en open access : lien vers MDPI. Des travaux antérieurs et ultérieurs de Koutsoyiannis (2020, 2022, 2024) étendent ces analyses à des proxies isotopiques et des bilans carbonés, confirmant la direction T → [CO₂]. Forces de l’approche Rigueur statistique : contrairement à des modèles numériques complexes (CMIP du GIEC), elle repose sur des données empiriques brutes, testables et reproductibles. Publiée initialement dans Proceedings of the Royal Society A (2022), une revue de prestige.
Cohérence avec le passé : sur les ères glaciaires, T précède [CO₂] de ~800 ans (confirmé par d’autres études, ex. : Parrenin et al., 2013).
Pas de déni : les auteurs reconnaissent un feedback bidirectionnel possible, mais faible (CO₂ amplifie ~10-20 % du signal initial de T).

Source : PGibertie

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *