Omicron, BA.2… le test anal pourrait-il mieux détecter les nouveaux variants du Covid-19 ?

In this picture taken on January 18, 2022, supervisors handle absorbent strips of Coviself Rapid Antigen Test (RAT) kits to self-test for the Covid-19 coronavirus at the Mylab Discovery Solutions manufacturing facility in Lonavla, some 90 km south-east of Mumbai. – Indian authorities are tightening the rules around the sale of Covid self-tests, as booming sales of the home kits add to underreporting fears during a fresh surge in infections. (Photo by Punit PARANJPE / AFP)

Après le désagréable frottis nasal pour détecter le Covid-19, la Chine impose une déclinaison de test à ses citoyens : le test anal. Celui-ci serait plus précis pour détecter le Covid-19, et ainsi ses variants dits « furtifs ».

Alors que la Chine se fait aujourd’hui le devoir de montrer patte blanche et applique une politique « zéro Covid », après avoir été pointée du doigt au début de la pandémie, un potentiel cluster d’Omicron a été détecté à Pékin. Les tests anaux ont donc été une nouvelle fois déployés.

Réputés comme plus précis pour détecter les cas de Covid-19, ils ont été administrés à 27 personnes qui vivaient dans l’immeuble d’une femme contaminée, premier cas d’Omicron de la ville. Alors que les Jeux Olympiques, qui se tiendront dans la ville, arrivent à grands pas, les autorités sanitaires n’ont pas hésité à déployer leurs tests anaux. Ce mercredi, le nombre de cas d’Omicron est monté à trois personnes, selon une information de Newsweek repérée par l’Indépendant.

Cette forme de dépistage avait déjà suscité la polémique à son lancement. Mais les autorités sanitaires n’ont pas hésité à le ressortir face à potentiel nouveau cluster. La raison : les tests anaux seraient plus efficaces pour détecter les formes asymptomatiques ou bénignes du Covid-19. « Après trois à cinq jours, il est possible que les asymptomatiques n’aient plus de traces du virus dans la gorge. Chez certains patients infectés, le coronavirus survit plus longtemps dans leur tube digestif ou leurs excréments que dans leurs voies respiratoires » confirme le docteur Li Tongzeng, de l’hôpital You’an de Pékin.

Alors que le variant sud-africain, ainsi que son sous-variant le BA.2, contournent les tests de dépistage, cette forme de test plus précise pourrait s’avérer être une solution pour détecter les cas de contamination. Les tests plus traditionnels n’ont cependant pas été remis en cause, et ceux rectaux n’ont pas été étendus à d’autres Etats.

Source : La Dépêche

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