N’ayons absolument pas peur des Russes, des Chinois ou des Martiens

Par Patrick Ledrappier

Le regard des Russes et de Vladimir Poutine sur l’Éborgneur en Chef des Gilets Jaunes et sur la France…

La Russie est-elle une menace pour la France ? Faut-il accorder, cette fois, du crédit aux affirmations de l’Éborgneur en chef des Gilets Jaunes ?

Le 7 mars 2025

Après avoir affirmé que nous étions en guerre contre le « C19 » qui allait tous nous tuer, peu de temps avant d’affirmer que les injections mortelles de Pfizer & Co étaient sûres et efficaces, l’Éborgneur en chef des Gilet Jaunes, Emmanuel Macron, affirme que la Russie est une menace pour la France, ce qui n’est pas nouveau, puisqu’en mars 2024, il déclara « Si la Russie gagnait, la vie des Français changerait ».

   Dommage qu’il n’ait pas précisé si nos vies changeraient en bien, ce qui sera sans doute le cas, ou en mal, ce qu’il souhaiterait sans doute voir advenir. 

   Mais la Russie est-elle réellement une menace pour la France ?

   Examinons cela à travers les faits historiques, le droit international et les déclarations des officiels russes.

Historique des conflits armés entre la France et la Russie

   Les conflits directs entre la France et la Russie ont été limités dans l’histoire, souvent liés à des rivalités géopolitiques plutôt qu’à une menace immédiate contre la souveraineté française. Ils sont intervenus dans les suites de la Révolution française, après la guerre de la Première Coalition (1792-1797).

   La guerre de la Première Coalition a opposé la France révolutionnaire à une alliance de monarchies européennes, dont l’Autriche, la Prusse, la Grande-Bretagne et plusieurs États allemands et italiens, mais pas la Russie.

   Cette guerre a été déclenchée le 20 avril 1792 par la France contre l’Autriche, pour contrer les menaces contre la Révolution et exporter les idéaux révolutionnaires français, elle est marquée par des batailles comme Valmy (1792) et Fleurus (1794).

   Elle se conclut par le traité de Campo-Formio (17 octobre 1797), où la France, sous le Directoire et avec l’ascension de Napoléon, impose ses gains territoriaux (Belgique, rive gauche du Rhin), affaiblissant la coalition et renforçant la République française.

   La Russie, sous Catherine II, reste en marge, ne s’engageant qu’à partir de la Deuxième Coalition (1798).

Les conflits armés directs entre la France et la Russie :

   – La Guerre de la Deuxième Coalition (1798-1802) : La Russie, sous Paul Ier, s’allie à l’Autriche et à la Grande-Bretagne contre la France pour limiter expansion révolutionnaire qui aurait pu menacer d’autres têtes couronnées en Europe. Les forces russes combattent en Italie et en Suisse (ex. : bataille de Novi, 1799).

La Russie, sous Paul Ier, se retire en octobre 1799 après des désaccords avec l’Autriche et des défaites logistiques en Suisse (ex. : bataille de Zurich perdue par Souvorov).

Cette guerre se conclut par une victoire décisive de la France révolutionnaire, dirigée par Napoléon Bonaparte.

   – Invasion napoléonienne de la Russie (1812) : Napoléon envahit la Russie pour imposer le Blocus continental. La campagne échoue avec la retraite désastreuse de la Grande Armée après Borodino et l’incendie de Moscou. La Russie contribue ensuite à la chute de Napoléon en 1814.

   Occupation russe en France (1814)

   Après la désastreuse campagne de Russie de Napoléon en 1812, qui décime la Grande Armée, une coalition (Sixième Coalition) se forme contre la France, comprenant la Russie, la Prusse, l’Autriche et la Grande-Bretagne.

   Sous le commandement du tsar Alexandre Ier, les forces russes jouent un rôle clé dans la contre-offensive européenne.

   Après avoir repoussé les Français hors de Russie et remporté des victoires décisives comme Leipzig (1813), les armées coalisées, dont environ 150 000 soldats russes, entrent en France en janvier 1814.

Le souvenir qui doit faire trembler de peur l’Éborgneur en chef des Gilets Jaunes

   Le 31 mars 1814, les troupes russes, dirigées par le général Barclay de Tolly et soutenues par Alexandre Ier en personne, pénètrent dans Paris après la bataille de Paris (30 mars 1814), où elles affrontent les dernières défenses napoléoniennes. 

   Les Russes occupent temporairement Paris et ses environs avec leurs alliés.

   Alexandre Ier entre dans la capitale en triomphe, installant son quartier général au Palais de l’Élysée. Cette occupation dure jusqu’à la signature du premier traité de Paris (30 mai 1814), qui restaure la monarchie avec Louis XVIII.

   L’Éborgneur en chef des Gilets Jaunes aurait-il peur que les armées russes viennent de nouveau rétablir l’ordre en France ?

   Conséquences de l’occupation russe de 1814 : Napoléon abdique le 6 avril 1814 et est exilé à Elbe. La Russie, renforcée comme puissance européenne, influence la restauration monarchique en France, mais les troupes russes se retirent rapidement après le traité.

   Toutefois, après le retour de Napoléon en mars 1815 et sa défaite à Waterloo le 18 juin 1815 face à Wellington et Blücher, les coalisés, y compris les Russes, envahissent à nouveau la France pour rétablir l’ordre. 

   Avec le second traité de Paris (20 novembre 1815), la France perd des territoires, paie des indemnités, et subit une occupation alliée prolongée de Paris et du nord-est de la France, à laquelle les armées russes, toujours sous Alexandre Ier, participent avec environ 150 000 hommes dans une force alliée totale de 1,2 million d’hommes.

   Elles restent en France jusqu’en novembre 1818, date du retrait définitif des forces coalisées après le congrès d’Aix-la-Chapelle. 

Guerre de Crimée (1853-1856) : La France et la Grande-Bretagne soutiennent l’Empire ottoman contre la Russie, qui vise à étendre son influence dans les Balkans et en mer Noire.

   Le traité de Paris, signé le 30 mars 1856, met fin à la guerre de Crimée (1853-1856) et impose à la Russie des pertes significatives, tant territoriales que stratégiques.

   En effet, la Russie cède une partie de la Bessarabie (aujourd’hui en Moldavie) à la principauté de Moldavie, sous suzeraineté ottomane. Cette région, incluant des villes comme Izmaïl, avait été annexée par la Russie en 1812 (traité de Bucarest). Cette perte réduit son accès au delta du Danube.

   Par ailleurs, la Russie abandonne son protectorat sur la Valachie, qui devient autonome, ce qui prépare son unification, avec la Moldavie, à la Roumanie en 1859.

   Première Guerre mondiale (1914-1918) : Pendant la Première Guerre mondiale, des brigades russes (environ 20 000 hommes) combattent en France comme alliées entre 1916-1917.

   La sortie russe de la Première Guerre mondiale intervient en 1917, dans le contexte de la Révolution russe, qui voit la chute du tsar Nicolas II en février et l’arrivée au pouvoir des bolcheviks dirigés par Lénine en octobre (Révolution d’Octobre).

   Affaiblie par des années de guerre, des pertes massives (environ 2 millions de morts), des désertions et une crise économique, la Russie impériale, puis le gouvernement provisoire, ne parviennent plus à soutenir l’effort de guerre contre les Puissances centrales (Allemagne, Autriche-Hongrie).

   Lénine, fidèle à sa promesse de « paix, pain et terre », engage des négociations avec l’Allemagne dès novembre 1917 pour retirer la Russie du conflit, malgré les réticences de certains alliés de l’Entente (France, Grande-Bretagne).

   Le traité de Brest-Litovsk, signé le 3 mars 1918 entre la Russie bolchevique et les Puissances centrales, consacre cette sortie.

   Les négociations, menées notamment par Léon Trotsky, aboutissent à des conditions humiliantes pour la Russie : elle cède d’immenses territoires, dont la Pologne, la Lituanie, la Lettonie, l’Estonie, une partie de la Biélorussie et l’Ukraine, soit environ 1 million de kilomètres carrés, 26 % de sa population et une grande partie de ses ressources industrielles et agricoles.

   En échange, la Russie obtient une paix immédiate, permettant aux bolcheviks de consolider leur pouvoir face à la guerre civile interne (1917-1922).

   La sortie russe de la guerre en 1917 n’impacte pas directement la France.

   Depuis 1818, les relations franco-russes n’ont pas impliqué d’invasions ou d’occupations directes.

   Pour conclure cette partie, en dehors des guerres napoléoniennes, aucune occupation russe du territoire français n’est enregistrée dans l’histoire, et depuis 1918, aucun conflit armé direct n’a opposé les deux pays, les tensions post-1945 (guerre froide, Ukraine) étant indirectes ou diplomatiques.

Alors, la Russie est-elle malgré tout une menace pour la France et faut-il accorder, cette fois du crédit aux affirmation de l’Éborgneur en chef des Gilets Jaunes ?

   Les conflits franco-russes (1812, 1853-1856) étaient des luttes de pouvoir, pas des menaces existentielles contre la France.

   Depuis 1856, aucun affrontement direct n’a eu lieu entre la Russie et la France. La guerre froide a vu des tensions diplomatiques importantes, après la mort du général De Gaulle, mais pas de guerre ouverte.

   Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes

   L’opération spéciale russe en Ukraine (2022) ne vise pas directement la France. La Russie justifie son intervention par la protection des populations russophones du Donbass et de l’est de l’Ukraine, invoquant leur autodétermination après les référendums de 2014 (Crimée : 96,77 % pour la Russie) et 2022 (Donetsk : 99,23 %, Louhansk : 98,42 %, etc.), qu’elle considère conformes à la Charte des Nations Unies.

   La Russie argue donc que les habitants de ces régions ont exercé leur droit à disposer d’eux-mêmes, droit reconnu par l’article 1, paragraphe 2, de la Charte des Nations Unies : « Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde. »

   Lors de ces référendums, contestés par l’OTAN et l’UE, dont la France, comme illégaux (résolution des Nations Unies 68/262, 2014 ; 76/70, 2022), ont vu une très nette et incontestable majorité des habitants voter pour le rattachement à la Russie, pourquoi ne faudrait-il pas en tenir compte et imposer la paix en leur nom ?

D’ailleurs, sur quelles bases idéologiques des « démocraties » déclarent illégaux des référendums ?

Le vote, les élections et le respect de leurs résultats qui doivent s’imposer aux autorités politiques et administratives, ne sont-ils pas les fondements de la démocratie ?

   En 2025, il faut croire que non pour les politiciens au pouvoir en Occident, et avec l’OTAN, l’Ukraine dénonce une violation de son intégrité territoriale (article 2, paragraphe 4 de la Charte des Nations Unies), mais la Russie rétorque que l’autodétermination reconnue par le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes prime dans un contexte de persécution des habitants qui comprend, après 2014, des bombardements des populations civiles, avec des milliers de morts et des massacres punitifs, comme à Odessa le 2 mai 2014.

Le massacre d’Odessa du 2 mai 2014, dont les partisans de la guerre contre la Russie ne parlent jamais…

   Le 2 mai 2014, Odessa, ville portuaire ukrainienne, devient le théâtre d’affrontements entre militants pro-ukrainiens (soutenant le nouveau gouvernement de Kiev) et pro-indépendance (opposés à l’Euromaïdan), affrontement qui voit les pro-indépendance se réfugier dans la Maison des syndicats.

   Les pro-ukrainiens finissent attaquer le bâtiment à coups de cocktails Molotov afin que les pro-indépendances soient piégés par un incendie.

   Bilan : sous les hourras des pro-ukrainiens, 42 personnes meurent brûlées vives, intoxiquées par la fumée ou en sautant des fenêtres pour fuir.

   Au total, 48 morts sont recensés ce jour-là, dont 6 tués par balle dans les affrontements initiaux.

   Avec les Nations Unies, l’OTAN et l’UE, la reconnaissance des référendums est à géométrie variable

   Si les Occidentaux, dont de nombreux « socialistes » française, qui sont pour la guerre, comme à leur habitude (ils arrivent au pouvoir en nous promettant la paix, la sécurité, la prospérité et le bonheur, et on a très rapidement droit à tout le contraire), refusent de reconnaître aux populations de l’est de l’Ukraine leur droit à l’autodétermination, ainsi que les résultats des referendums, lorsqu’ils s’et agit du démentiellement de l’ex Yougoslavie, ils étaient farouchement pour ce droit et ces référendums :

   – Slovénie et Croatie (1991) : Les référendums d’indépendance (décembre 1990 pour la Slovénie, mai 1991 pour la Croatie) sont reconnus par la Communauté européenne (ancêtre de l’UE) et, implicitement, par les Nations Unies via la Conférence internationale sur l’ex-Yougoslavie (1991-1992), qui accepte leur sécession après des négociations et des garanties sur les minorités. L’OTAN, non encore impliquée militairement, ne s’oppose pas.

   – Bosnie-Herzégovine (1992) : Le référendum du 29 février au 1er mars 1992 (63 % de participation, 99 % pour l’indépendance) est reconnu par les Nations Unies, qui admet la Bosnie comme État membre le 22 mai 1992 (résolution 757), malgré l’opposition serbe interne et les violences qui suivent. L’OTAN intervient plus tard (1994-1995) pour soutenir les résolutions des Nations Unies, sans contester ce référendum.

   – Kosovo (1991) : Le référendum informel du 26-30 septembre 1991 (87 % de participation, 99 % pour l’indépendance) n’est reconnu ni par les Nations Unies ni par l’OTAN à l’époque, car jugé illégal par Belgrade et hors du cadre international.

   Ce n’est qu’en 2008, après la déclaration unilatérale d’indépendance, que certains membres de l’OTAN (ex. : États-Unis, France) la reconnaissent, mais pas les Nations Unies dans son ensemble (opposition de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité).

   Pour en revenir à notre question, la Russie est-elle une menace pour la France ? Faut-il accorder, cette fois, du crédit aux affirmation de l’Éborgneur en chef des Gilets Jaunes ?

   Aucun élément historique ou actuel ne montre une intention russe d’attaquer ou de menacer militairement la France. Les tensions entre les gouvernements de ces deux pays découlent du soutien français à l’Ukraine via l’OTAN et l’UE (livraisons d’armes, sanctions).

   Par ailleurs, contrairement aux allégations sans fondement des partisans de la guerre – souvent les mêmes qui soutenaient l’obligation des injections à ARNm de Pfizer et consorts –, rien, absolument rien, ne permet de penser que la Russie, victorieuse, comme elle le sera inévitablement, chercherait à envahir la Moldavie ou les pays baltes. Une situation qui, de toute façon, concernerait davantage l’OTAN que la France en particulier.

   Les déclarations officielles russes sont-elles menaçantes pour la France ?

   Après des frappes ukrainiennes avec des armes occidentales, Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, parle d’une « guerre de l’Occident contre la Russie », incluant la France, contre laquelle il ne lance aucune menace, comme fournisseur d’armes (19 novembre 2024).

   Le 26 février 2024, lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion de soutien à l’Ukraine organisée à Paris avec une vingtaine de dirigeants européens, l’Éborgneur en chef des Gilets Jaunes déclara : « Il n’y a pas de consensus aujourd’hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée des troupes au sol. Mais en dynamique, rien ne doit être exclu. Nous ferons tout ce qu’il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre. »

   Cette prise de position, marquant une rupture avec la prudence antérieure des alliés de l’Ukraine, a suscité de vives réactions internationales et des précisions ultérieures de sa part, notamment en mars et mai 2024, où il a maintenu cette ambiguïté stratégique sans annoncer de déploiement immédiat.

    En réaction, le 29 février 2024, lors de son discours annuel à la nation devant l’Assemblée fédérale à Moscou, Vladimir Poutine a évoqué les capacités nucléaires de la Russie de manière significative, tout en mettant en garde les Occidentaux contre une « menace réelle » de guerre nucléaire en cas d’escalade du conflit en Ukraine.

   Il a également déclaré : « Nous aussi, nous avons des armes capables d’atteindre des cibles sur leur territoire. Tout ce qu’ils inventent en ce moment […] est une menace réelle de conflit avec utilisation de l’arme nucléaire, et donc de destruction de la civilisation. »

   Toujours en réaction des propos de l’Éborgneur en chef des Gilets Jaunes, le 6 mars 2024, Dmitri Peskov, secrétaire de presse du président de la Fédération de Russie, parle d’une « escalade inévitable » en réagissant aux déclarations de l’Éborgneur en chef des Gilets Jaunes, qui parle de l’envoi possible de troupes françaises en Ukraine.

   Il ne mentionne aucune menace contre la France.

   Contrairement à l’Éborgneur en chef des Gilets Jaunes, Emmanuel Macron, qui ne cesse de menacer les Russes d’une confrontation militaire directe en Ukraine – pour commencer, sans doute –, Vladimir Poutine n’a jamais menacé la France !

   En réalité, et contrairement à ce qui est affirmé dans les médias subventionnés, la Russie ne présente pas de menace militaire directe contre la France, ni selon les faits historiques, ni selon les déclarations officielles des autorités russes.

   Les actions militaires russes en Ukraine visent à sécuriser les frontières de la Russie et à protéger les populations russophones, non à envahir l’Europe occidentale.

   N’ayons absolument pas peur des Russes, des Chinois ou des Martiens : nous ne risquons rien avec eux !

   Ce qui menace nos libertés fondamentales, nos droits humains, notre sécurité quotidienne et notre prospérité économique, c’est la politique menée par les politiciens professionnels qui cherchent à nous ruiner en pillant notre épargne au nom de fausses menaces russes et d’une guerre qu’ils prétendent devoir préparer.

Ils poursuivent leur programme de destruction des structures économiques et sociales pour nous imposer le chaos sous couvert de l’Agenda 2030.

   Nos ennemis, à craindre véritablement, ne sont ni Russes, ni Chinois, ni Martiens : ce sont les politiciens professionnels, hauts fonctionnaires français et leur loufiats des médias subventionnés.

Patrick Ledrappier

Co-fondateur

Source : Libre Consentement Éclairé

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