Mike Tyson contre les ultras-légers hyper plume et le grain quantique…

Il existe parfois des petits RIEN qui avec un RIEN ajouté à un autre RIEN parviennent avec des RIEN à allumer nos cerveaux… Dans ces moments là on ne pourra plus dire que RIEN ajouté à RIEN est égal à RIEN mais au contraire le début d’une idée qui amène à la réflexion.

 

Donc Merci à RIEN de partager avec nous ce petit RIEN qui je l’espère grandira….

 

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Peut-on être pour ou contre Albert Einstein ? Cette question n’aurait aucun sens.
Peut-on être contre ce qu’il a énoncé, E=MC2 ? La porte n’est pas fermée à ceux qui veulent essayer !
Son look, peut-être, alors ? C’est peut-être la seule solution qui vous resterait si vos arguments ne faisaient pas le poids, et cela fait parti des innombrables biais cognitifs, dont celui connu sous le nom d’attaques AD HOMINEM.
Peut-on être contre Mike Tyson ? Certains ont essayé ! Peu y sont arrivés et on connait les résultats !

Mais restons dans le sujet et comparons ce qui est comparable.

 

Voilà il ne s’agit pas dans mon propos d’être ou de vous influencer à être pour ou contre le Pr Didier Raoult, mais de vous proposer une manière différente de poser un regard sur la situation et de vous faire votre propre idée.
La science, c’est ce que l’on sait objectivement ou que l’on croit savoir. Elle est faite de recherche, de questionnements pertinents, d’expériences, pour établir des savoirs. Sciences et recherches ne sont pas la même chose. En sciences nous ne remettons pas en cause tous les jours ce que nous savons. Nous savons par exemple aujourd’hui que notre Terre est ronde, enfin presque, en tout cas elle n’est pas plate. Si des « chercheurs » veulent prouver le contraire nous ne manquerons pas d’examiner scrupuleusement leurs travaux… s’ils sont novateurs !

Depuis le mois de février jusqu’à aujourd’hui, nous voyons défiler à la télévision, de façon quasi ininterrompue, professeurs, chefs de service, docteurs, même académiciens, et autres experts en microbiologie et même des épidémiologistes qui ne sont pas médecins (Blachier, Fergusson…), mais juste des informaticiens à qui nous devons confinements, dette abyssale et tout le reste selon leurs prévisions. Il nous est donné uniquement à voir leurs titres, à rallonge pour certains, mais rien sur leur palmarès scientifique, académique. Pas plus que ne sont mentionnés leurs conflits d’intérêts, d’ailleurs, eux aussi bien souvent à rallonge.
Quand aux journalistes annoncés comme spécialisés dans le domaine de la santé, il semblerait que pour eux aussi mieux vaut ne pas mettre en avant le principe de Peter, parfois appelé aussi, syndrome de la promotion focus, qui en raccourci, peut s’énoncer ainsi : Dans une hiérarchie, tout employé tend à s’élever jusqu’à atteindre son niveau d’incompétence. Soit, il est facile d’objecter que c’est simple, voire risible, sauf qu’il y a un corollaire qui stipule que : Avec le temps, tout poste est occupé par une personne incapable d’en remplir les fonctions. Et là, ça rigole moins !

 

Comment savoir si quelqu’un qui se fait appeler professeur au sens académique du terme a une activité scientifique à la hauteur du rang affiché ?

Rassurez-vous, il est normal que le grand public se retrouve dans l’incapacité totale de juger de la pertinence d’une recherche scientifique. En revanche, et c’est le plus inquiétant, c’est que des « professionnels » dont le métier est censé justement d’expliquer, d’informer le grand public, n’en savent rien non plus! Pour vous dire à quel point les médias manquent de sérieux et de compétences, ce qui serait risible si cela n’avait pas des conséquences dramatiques. Car en qui, le grand public peut avoir confiance maintenant ?

Comment peut-on arriver à classer les scientifiques de manière objective en fonction de leurs mérites et de la qualité de leur recherche ? C’est vrai, c’est assez complexe. Ce sont plusieurs indices qui permettent un classement, mais comportent ce qui s’appelle en science, un biais.

Si par exemple vous ne tenez compte que du nombre total de papiers scientifiques publiés “P”, qui  est une bonne mesure de productivité scientifique, vous ne saurez rien de l’importance ou de l’impact de ces papiers. Dire et publier 1 fois ou 200 fois, si vous y arrivez, que l’eau mouille, vous aurez non seulement la certitude que vous n’aurez pas de controverse, mais que personne ne lira votre papier !

Le nombre total de citations “C” dans la littérature, qui permet de mesurer l’impact de votre recherche sur les autres chercheurs. Hélas, cela génère aussi deux biais. La présence d’un petit nombre de papiers très cités où la personne apparaît à côté de multiples co-auteurs, et de l’autre,  l’importance démesurée, accordée aux articles de revues, puisque ces derniers vont être plus souvent cités que les  papiers qui décrivent une recherche originale, novatrice.
Etc, etc.

 

Depuis 2005, pour minimiser tous ces biais, il a été proposé de calculer un indice “h”, dit de Hirsch, qui divise le nombre de papiers publiés par un individu en deux groupes. Le premier groupe est formé par tous les papiers qui ont été cités au moins “h” fois depuis leur publication. Le deuxième groupe est formé par tous les papiers qui n’ont pas été cités au moins “h” fois. Selon ce critère facile à évaluer, il devient possible de comparer les chercheurs de même âge et travaillant dans le même domaine entre eux. Celui ayant l’indice “h” le plus élevé présente à priori une recherche de meilleure qualité.
Le problème de l’indice “h” est que non seulement il ne permet que de comparer que des scientifiques ayant approximativement le même âge, mais que cet indice ne fait pas ressortir de variations les publications très souvent citées ou celles jamais citées. D’où un autre indice hm = (C2/P)1/3, qui corrige ce défaut.
Donc, pour comparer des chercheurs d’âge différents, on peut prendre le quotient m = h/n. Ici, n désigne le nombre d’années de recherche n.
Dans ces conditions, un chercheur qui a eu une activité scientifique normale aura m ≈ 1. Les chercheurs ayant 1.0 ≤ m < 2.0 ont une activité au-dessus de la moyenne. Un chercheur est dans l’excellence dès que 2.0 ≤ m < 3.0.
Au-delà de m = 3.0, il s’agit à coup sûr de personnalités tout à fait exceptionnelles.

 

Tous ces indices dépendront bien évidemment de la base de données. Il en existe plusieurs. Wos (Web of Science) qui couvre plus de 12 000 revues scientifiques. 22 000 pour la base de donnée Scopus. Le moteur de recherche Google Scholar couvre tout type de citations : journaux, livres, comptes rendus de conférences et toute autre activité considérée comme académique . L’indice h affiché par Google Scholar sera donc toujours supérieur à celui affiché par Scopus ou WoS.

Et quand vous savez calculer un indice, vous comprenez pourquoi des soi-disant estampillés experts n’ont aucun intérêt à publier leur palmarès et puis surtout que ça ne se sache pas, car ils sont si bas, que cela les disqualifierait d’office de tout débat scientifique.

 

Allez juste pour voir…
Le trans-humaniste fondateur de doctissimo, le chantre darwinien, du déterminisme et de la sélection génétique, convaincu que la nature élimine les plus faibles, que l’homme qui vivra mille ans est déjà né, puisque « sa » science donnerait et donnera à l’homme le pouvoir d’un dieu qui va remodeler l’univers.

Waooouuu ! Rien que ça ! Faut dire aussi que pour lui, nous ne sommes nous, les petits, les sans dents, ceux qui ne sont rien, que des inutiles !
Laurent ALEXANDRE. Rien sur Google Scholar ! Sans doute qu’il ne souhaite pas rendre visible à tous son palmarès. Son travail est heureusement référencé par la société Clarivate qui permet de suivre des chercheurs, même si ceux-ci ne le présentent pas aux internautes.
Titulaire de C = 1429 citations pour P = 65 publications sur la période 1988-2020, avec un indice de Hirsch h = 25. Cela lui fait un taux de citation moyen par publication C/P = 22, un indice de Mock hm = 32 et un indice d’excellence m = 25/32 = 0,78.

 

Mme Karine Lacombe :
C = 4058 citations pour P = 343 publications sur la période 1998-2020, avec un indice de Hirsch h = 35. On a donc un taux de citation moyen par publication C/P = 12, un indice de Mock hm = 36 et un indice d’excellence m = 35/22 = 1,6.
Son indice de Hirsch (35) étant très proche de son indice de Mock (36)  signifie que sa recherche est bonne mais très, trop, beaucoup trop conventionnelle.

Rien sur Google Scholar au sujet d’Olivier Véran, Agnès Buzyn. Idem pour Jérôme Salomon, ou Jean-François Delfraissy. En revanche en passant par Clarivate :
Delfraissy (1975-2020) : C = 20 359 ; P = 466 ; h = 72 ; hm = 96; C/P = 44 ; m = 72/45 = 1,6
Salomon (1985-2020) : C = 1 387 ; P = 137 ; h = 13 ; hm = 20; C/P = 8 ; m = 13/35 = 0,37

Bon voyons voir maintenant, celui qui s’est fait qualifier de druide, de ZZ Top, de mégalo, etc, etc
Pour Google Scholar Didier RAOULT pour 37 ans de recherches (1983-2020) :
P = 2 985 et C = 154 127 avec h = 178 pour n = 37 ans de recherches (1983-2020). Cela nous donne C/P = 52, hm = 200 et m = 4,8.

4,8 !!!! Il semblerait que pour les journalistes, c’est l’avis des ultras-légers hyper plume qui prévaut sur celui de Mike Tyson !

Didier RAOULT fait partie de ceux qui ont un prix Nobel.

Maintenant, que ferait un journaliste digne de ce nom qui veut avoir l’avis d’un expert sur un sujet complexe dans lequel il ne possède aucune compétence ? S’il ne sait pas faire, il pourrait se faire aider à établir le palmarès académique des meilleurs spécialistes. Et là,  il n’y aurait qu’un seul nom qui sortirait du lot. Un seul, le meilleur de sa catégorie : Didier Raoult. Certes, on serait obligé de se ranger à son avis et sans débat, car, pour débattre en face d’un poids-lourd, il faut un autre poids-lourd, et il n’y en a qu’un dans les maladies infectieuses en France. Il y en a d’autres dans le monde.

Et c’est là que plus rien ne va. Tout se passe comme s’il n’avait pas à être aussi bon dans son domaine. Passons sur tout ce qui s’est dit sur son look pour le ridiculiser. Dénigrer son travail est plus que nauséabond, mais c’est surtout très dangereux car c’est remettre en cause tout le système d’évaluation et le principe même du fonctionnement de la science. Sauf à vouloir à tout prix, faire passer une idéologie et un dogmatisme avant la science.

Pourquoi Didier Raoult n’a pas été choisi pour présider le comité scientifique ? Probablement que nous n’en serions pas à courir derrière le Yémen, pour le titre du taux de létalité le plus élevé au monde, avec en bonus une privation de libertés inégalée sous la cinquième république !

Didier Raoult est un éminent chercheur, il est en effet hors norme, selon des critères académiques réputés objectifs. Certes, il peut mettre son nom sur tout ce qui sort d’un institut de 800 personnes qu’il dirige, si on veut relativiser son palmarès. Est-ce que ça donne le droit de le salir comme l’on fait certains ? Et si ses détracteurs affichaient leurs indices de performance académique ? Oseront-ils exposer leur minuscule score par rapport à celle de ce Tyson de la recherche ?
Ces ultras-légers hyper plume affirment à longueur de journée qu’on ne sait quasiment rien sur cette maladie, que seul un vaccin nous sauvera. Eux, sûrement, mais Didier Raoult lui en connait un bout sur le sujet.
Personnellement, je me tais, j’écoute avec beaucoup d’humilité cet immense chercheur en microbiologie.

Pour conclure, j’ai regardé le score académique d’une des personnalités préférées des français, de celui qui parle avec une telle assurance qu’on pourrait s’attendre à du lourd, du très lourd même, celui qui comme son nom ne l’indique pas, ne les attendra jamais !

Rien sur Google Scholar. Référencé sur Clarivate.

Michel Cymes. P = 1 ; C = 0 ; h = 0 ; hm = 0 ; C/P = 0 ; m = 0
Que dire de ce qui relève du grain quantique qui ose dire à son confrère de rester modeste…

Signé : RIEN qui comme mon nom l’indique a un score académique équivalent à la tête à toto, mais qui a le cerveau allumé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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