Midterms : Soros, le philanthrope qui s’offre la démocratie à coup de centaines de millions de dollars
Auteur(s) France-Soir Publié le 29 juin 2026 – 20:30

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À 95 ans, George Soros n’a toujours pas raccroché. Le grand argentier de la « société ouverte » est redevenu le donateur individuel numéro un des midterms 2026, avec 102 millions de dollars déjà déversés dans les caisses démocrates. Le Washington Post le confirme sans ciller : 102 millions via ses structures, le New York Post, parle lui de 102,8 millions et assure que le vieux renard est en passe de pulvériser son propre record de 128 millions établi en 2022. À ce rythme, la philanthropie est un moyen très efficace de s’acheter une influence.
Bon, tout se fait dans les règles, pas de signature de chèques la main tremblante. L’argent transite par Geosor et le Fund for Policy Reform, géré par son fils Alex, qui reprend gentiment l’empire familial. Seuls 794 000 dollars ont été versés directement au nom du père. Le reste alimente Democracy PAC, le super PAC maison. Légal, transparent, déclaré à la Commission électorale fédérale…
Ces démocrates, éternels pourfendeurs de l’argent corrompu en politique, encaissent sans sourciller, tout en tonnant contre la « dark money » des républicains, et empochent les millions du milliardaire hongrois. Une hypocrisie qui a le mérite d’être « bien financée ». De l’autre côté, c’est Marc Andreessen, Ben Horowitz, Miriam Adelson ou Elon Musk qui alignent les billets par millions de dollars. Au total, les cinquante plus gros contributeurs ont déjà injecté plus de 1,3 milliard de dollars dans la campagne, selon le Washington Post. La démocratie version super PAC ! Et que le plus gros portefeuille gagne !
Cette concentration n’a pas grand chose d’anodin. Un seul « homme », via son fils et ses sociétés écrans, peut inonder le débat public de publicités, soutenir des candidats triés sur le volet et orienter le récit. Les électeurs ordinaires, eux, servent surtout à valider les choix des grands donateurs. On nous explique que tout est légal et public. Certes. Mais quand un individu peut, à lui seul, peser plus de cent millions de dollars sur une élection, on se demande sérieusement ce qu’il reste de l’idée même de la souveraineté populaire.
Le cas Soros cristallise tout ce que ce système a de nauséabond. Pour certains, c’est un visionnaire qui finance le « progrès ». Pour les autres, c’est le symbole parfait de l’influence. Un homme qui a décidé que l’Amérique avait besoin d’être remodelée à son goût, qui en a les moyens, ne s’en cache pas, et n’en est pas à son premier galop d’essai, ici comme dans cette vieille Europe qu’il mène à la baguette depuis des années, voire des « printemps »… Au-delà de sa posture, cette comédie est pathétique, une comédie où une minorité d’oligarques décide à coup de chèques à neuf chiffres, pendant que le citoyen moyen s’imagine encore peser dans la balance en allant voter.
Source : France Soir
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