Marquette-lez-Lille: police et gendarmerie détruisent 1724 armes, données par des particuliers

Vous ne savez pas quoi faire du fusil de chasse de papi qui vient de mourir ? Apportez-le au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie. En plus, cela fera plaisir à un ferrailleur.

1216555143_B975431120Z.1_20150430190128_000_GEM4E1H7G.3-0.jpg

Dix hommes du RAID, cagoulés, vêtus de noir et lourdement armés, sécurisent le dispositif. Mercredi, 1724 armes, d’épaule et de poing, patientent dans des caisses pour être détruites. Il ne s’agit pas de saisies judiciaires, mais d’armes spontanément données aux forces de l’ordre par des particuliers. « Ces 1724 armes, c’est un an de collecte, renseigne Didier Montchamp, préfet délégué pour la défense et la sécurité de la zone Nord. Beaucoup de ces armes sont arrivées par héritage. Plutôt que de l’oublier dans un coin, on s’en débarrasse. »

Et c’est plus légal. Il est bien sûr interdit de jeter des armes à la poubelle. La détention d’armes est par ailleurs encadrée : « Un fusil de chasse par exemple, c’est une simple déclaration, renseigne Didier Montchamp.Pour des armes dirons-nous plus sophistiquées, il faut une autorisation. »

C’est donc pour faire passer le message que, tous les ans depuis trois ans, la presse est convoquée à ce grand raout. Le convoi, un camion police et un camion gendarmerie, accompagné du RAID et de motards, part de Lille pour arriver dans les locaux du ferrailleur Gallo, à Marquette-lez-Lille. Ce dernier a signé une convention avec la préfecture.

Les armes, dont certaines sont anciennes, y sont broyées. Les caisses sont soulevées à l’aide de pinces crapaud. Puis elles finissent en petit tas de ferraille, ensuite valorisée par l’entreprise. Pas de munitions broyées, en revanche, cela risquerait d’exploser. Le déminage s’en occupe.

Source : La Voix du Nord

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.