Manuel Valls déploie un projet expérimental en Corse rapprochant gendarmerie et police

Une « nouvelle organisation » des services PJ/Sections de recherches (SR) de la gendarmerie a été ainsi mise en place en Corse et Antilles/Guyane – a révélé le ministre de l’Intérieur ce 30 janvier lors d’un séminaire fixant sa feuille de route à la police judiciaire.

Manuel Valls, Palais de l'Elysée à Paris,  le 29 janvier 2014 © AFP PHOTO/ ALAIN JOCARD

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a fixé jeudi sa feuille de route à la police judiciaire (PJ), lui demandant notamment d' »amplifier son investissement » dans les zones de sécurité prioritaires (ZSP) et d’éviter toute guerre des polices.

Le ministre a assisté à un séminaire ayant réuni à Paris les principaux responsables de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) sous la houlette de sa nouvelle « patronne » Mireille Ballestrazzi, nommée le 11 décembre dernier à l’issue d’un mouvement des têtes de la PJ française.

Les responsables des 23 antennes de la PJ en place dans les 80 ZSP étaient présents et le ministre a « salué » leur travail dans ces quartiers sensibles, objectif numéro un du gouvernement qui y relève des « résultats ».

Les « chiffres sont encourageants », a dit le ministre mais « ils ne sont pas suffisants ».

Plus de luttes intestines stériles et contre-productives

« L’action de la DCPJ n'(y) est pas égale partout. Il faut donc amplifier l’investissement de vos services », a-t-il poursuivi, observant que « ce sont essentiellement les trafics de stupéfiants qui alimentent l’économie souterraine dans ses zones » et « favorisent l’existence de caïdats ».

Plus de guerre des polices non plus: dans les ZSP comme partout ailleurs, le ministre a appelé à « renforcer la synergie » avec les policiers de sécurité publique (gardiens de la paix) et à mettre en place une « meilleure coordination » avec la gendarmerie.

« Le combat contre le crime ne s’accommode pas de luttes intestines stériles et contre-productives », a prévenu M. Valls, qui « accepte l’émulation » entre ses services à la condition qu’elle « ne cède pas le pas à la rivalité ».

Deux exemples: la Corse et Antilles/Guyane

« Des voyous, dans notre pays, il y en a pour tout le monde », a-t-il tonné, ce qui est assez inhabituel dans sa bouche.

Une « nouvelle organisation » des services PJ/sections de recherches (SR) de la gendarmerie a été ainsi mise en place en Corse et Antilles/Guyane, a-t-il relevé à titre d’exemple.

Le ministre a annoncé par ailleurs pour 2014 la création d’une plateforme numérique « de signalement en matière de corruption », ainsi que d’un « centre d’alerte » et de « réponse » aux attaques informatiques pour le grand public et les entreprises.

Il a aussi insisté — outre la lutte contre les cambriolages, objectif de 2014 face à leur hausse en France — sur la nécessité de « frapper les délinquants au portefeuille ».

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