Maçon mais pour les gendarmes

La gendarmerie ne recrute pas que des gendarmes de terrain. Exemple hier, à la Cité des métiers du Beauvaisis avec Julien et Claire venus se renseigner.

Julien et Claire avec l'adjudant chef Malarme, hier à la cité des métiers.

Julien a 18 ans et un CAP de maçon en poche. La gendarmerie ? Il n’y avait jamais pensé. Pourtant, son profil intéresse l’institution. « Oui nous avons besoin de maçons, souligne l’adjudant-chef Christophe Malarme, chef du centre de recrutement de la région Picardie. Et aussi de plombiers, d’horticulteurs, de mécaniciens… La gendarmerie compte 3 600 brigades, des milliers de logements, des dizaines d’états-majors. Il faut des gens pour s’en occuper. »

Épreuves obligatoires

L’institution propose effectivement des postes dans le cadre « d’emplois particuliers », avec le statut de gendarme adjoint volontaire. Le candidat doit respecter certains critères (avoir moins de 26 ans, être français, être titulaire d’un CAP ou plus…) et passer une demi-journée d’épreuve de sélection. Son affectation dépendra ensuite de ses résultats.

Claire, 22 ans, a déjà un dossier d’inscription sous le bras. Titulaire d’un BTS de secrétariat, elle songe sérieusement à donner suite à l’entretien. « Je pensais qu’intégrer la gendarmerie était beaucoup plus compliqué, que c’était réservé à certaines personnes. »

Pour l’adjudant chef Malarme, ces contrats offrent aussi une opportunité de faire son entrée dans la gendarmerie. « Une secrétaire engagée comme volontaire peut prétendre en interne à devenir sous-officier du corps technique et administratif. En fonction de son niveau scolaire, elle peut même tenter de devenir officier. »

PIERRE SAULNIER

Source : Courrier Picard

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