Lyhanna : le désespoir le dispute à la colère, une colère noire… C’est quand la révolution ?

Nous n’avons plus de larmes. Utiliserons-nous les fourches qui nous restent ?
Je vous invite à lire le beau texte (en bleu ci-dessous) tiré de Tribune juive, qui dit l’essentiel. La France n’est plus un pays qui protège ses enfants. La France n’est plus la France. Nous ne pouvons plus faire confiance à la France de 2026 pour protéger nos petits, pour les aider à grandir, en sécurité.
Qu’ont-ils fait de notre France, notre mère protectrice ? Gouvernée par la chienlit, préférant les autres aux nôtres, préférant le voleur au volé, l’assassin à l’assassiné…
Parce que la monstruosité de l’affaire Lyhanna c’est cela et rien d’autre. Comme l’affaire Lola. Comme l’affaire Philippine. Comme l’affaire Thomas, planté à Crépol. Comme l’affaire Elias, planté par 2 racailles qui en sortant de son entraînement. Comme les dizaines d’affaires où les autres tuent notre force vive, nos enfants. Et ils les tuent parce que nous sommes dans un pays qui préfère les autres aux nôtres, qui condamne le policier qui arrête un taré sans permis qui redémarra, qui condamne le Français qui tue celui qui le blesse, qui le vole, qui viole sa femme… Un pays qui fait de la légitime défense le pire des crimes. Un pays où des gauchos plaignent et défendent l’assassin qui serait une victime de la société aux dépens de la victime. Un pays où la préférence étrangère et l’ambition d’élus pourris anti-France font la loi.
C’est parce que l’injustice dorénavant règne à Bauveau qui n’ose pas soupçonner, arrêter, enfermer les tarés que Lyhanna a été tuée, et nos politiques de regarder ailleurs, de causer, de réfléchir… Des monstres. Nous sommes gouvernés par des monstres. Qui vont venir maintenant, la main sur le cœur, tout cauteleux, dire qu’ils ont fait des erreurs mais qu’on ne les y reprendra plus… Tu parles !
Paroles de putes ! Dehors ! ils vont chercher les petites mains qui n’ont pas fait le boulot (parce que les autres veulent pas, les autres, ils disent comme ça que les vrais salauds c’est nous les Français, nous les petits (1)), les condamner, les mettre dehors et vont continuer, eux, la main sur le cœur…

La mort de Lyhanna devrait pousser le peuple de France dans la rue avec dans une main les fourches de 1789 et dans l’autre le smartphone avec lequel on appelle amis, familles, voisins… pour marcher sur Paris et mettre dehors les assassins au pouvoir.
Christine Tasin
(1) Comme toujours, face à l’abominable, je suis hantée par Brel qui a bercé toute ma vie… Les autres ils disent comme ça… Source : Chez ces Gens-là)
Lyhanna, onze ans : l’État doit rendre des comptes
Il existe des moments où un pays devrait s’arrêter quelques secondes.
Pas débattre, pas commenter, pas analyser : s’arrêter.
Lyhanna avait onze ans. Onze ans. L’âge où l’on oublie son manteau à l’école. Où l’on claque une porte avant de revenir cinq minutes plus tard demander un goûter. Elle avait l’âge des cahiers décorés, des bracelets d’amitié, des colères minuscules et des vies immenses encore intactes.
Aujourd’hui, un prénom d’enfant est devenu un drame national de plus et plonge chacun de nous dans une fureur indicible.
Me revient à l’esprit cette phrase ancienne, paysanne, presque biblique dans sa simplicité :
« Où en sommes-nous rendus ? »
Ma belle-mère disait cela non pour jouer les déclinistes professionnels, mais lorsqu’elle sentait qu’un seuil moral avait été franchi. Quelque chose qui touchait non à la politique, non à l’économie, mais au cœur même de la civilisation : la protection des enfants.
Une société se juge d’abord à ce qu’elle protège encore. Elle se juge à ce qu’elle considère comme sacré. Or nous vivons désormais dans un monde où des parents apprennent à leurs enfants à envoyer leur position GPS, où l’on géolocalise l’innocence comme un colis fragile dans un univers devenu menaçant.
Le pire est peut-être là : dans cette habituation progressive à l’insupportable. Chaque nouveau drame provoque quelques jours d’émotion, les chaînes d’information vont tourner, les réseaux s’exciter, les experts défiler. Et la mort de Lyhanna finira absorbée par la mécanique du commentaire continu, au lieu de demeurer un scandale absolu.
Où est passée cette capacité presque archaïque à être collectivement bouleversés, à se dresser pour dire qu’il existe des événements inacceptables.
Restent les larmes. Pas les indignations performatives. Les larmes qui montent lorsqu’on regarde une chambre qui ne servira plus, des chaussures laissées dans une entrée, une brosse à cheveux oubliée.
Et cette douleur qui le dispute à l’infâmie : celle de se dire que quelque chose de fondamental s’est défait définitivement: une civilisation ne meurt pas seulement quand elle s’effondre économiquement ou politiquement. Elle commence à mourir lorsqu’elle ne sait plus protéger ses enfants.
© Sarah Catta
Source : Résistance Républicaine
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