Luxeuil : la nouvelle gendarmerie sort de terre, une première pierre… désirée

Première pierre posée par Frédéric Burghard, Michel Raison et Jean-Michel Blaudez. Photo ER

Les élus et gendarmes n’étaient pas peu fiers en posant, vendredi après-midi sous un soleil printanier et radieux, la « première pierre » de la caserne de gendarmerie de Luxeuil à l’angle de la rue du Maréchal Turenne et de celle du Commandant Henri Jeandet.

Ce sera en avril 2017 (date de la livraison du chantier) l’épilogue d’un long, très long dossier, comme l’a souligné devant ses invités Frédéric Burghard, le maire de Luxeuil. Et de rendre hommage à la pugnacité et à la détermination de son prédécesseur en la personne de Michel Raison qui a porté le dossier à la force du poignet et contre vents et marées.

Dossier à rebondissements

La future caserne comprendra, outre les locaux et bureaux de la brigade, un complexe de 27 logements de style pavillonnaire pour un coût de 4,350 millions d’euros.

Et le maire de Luxeuil de se féliciter de l’arrivée à terme du projet dans un quartier de plus en cours de réhabilitation et qui sera le futur « hameau » proche du centre-ville.

Mais c’est à Michel Raison qu’il revient de raconter devant les invités l’histoire de cette nouvelle gendarmerie. « Le plaisir sera grand tout comme les préliminaires ont été longs, plaisante à peine le sénateur. Il s’agit d’un dossier à rebondissements, c’est le moins que l’on puisse dire. »

Un vrai lieu de vie dans un hameau

Pourtant, grâce à la pugnacité d’un certain nombre, la gendarmerie est sortie de terre et ses murs, qui s’élèvent jusqu’au premier niveau, montrent que l’outil sera performant.

Construite par la société Constantini, sous le crayon de l’architecte Claude Micheli, la gendarmerie abritera à terme 25 gendarmes (19 pour Luxeuil, plus les 5 de Saulx) soit avec les familles, un lieu de vie pour 75 personnes.

Frédéric Burghard se souvient avec émotion du courrier d’agrément du ministère en date du 8 mars 2012 qui entérinait enfin le projet de nouvelle gendarmerie. Et le long cheminement protocolaire pour la déconstruction de l’ancien quartier militaire du Stade (la nouvelle brigade est implantée sur le site du bâtiment Auvergne. La Société nationale immobilière qui a géré avec la commune le foncier de l’ancien quartier militaire proposera ensuite 14 parcelles à bâtir, comme l’a expliqué Philippe Blech, son directeur Nord Est venu à Luxeuil pour l’occasion, et coiffant ainsi la renaissance du quartier du Stade. « On souhaiterait en faire quelque chose de paisible, de tranquille, un quartier hameau autour de la gendarmerie et du centre social, avec des jardins, des pistes pour les déplacements doux… insiste le maire. Bref, un petit village où il fera bon vivre. »

Pour le lieutenant-colonel Jean-Michel Blaudez, commandant le groupement de gendarmerie de Haute-Saône, le nouvel équipement est une bonne chose en effet. « Un lieu de travail pour les gendarmes, mais aussi un lieu de vie pour les familles. » Et de mettre en avant cette « communauté de vie » qui investira les lieux.

Le mot de la fin est revenu à Jean-Luc Blondel, le sous-préfet d’arrondissement qui, quant à lui, voit dans la future structure militaire « un symbole d’un service public implanté au centre d’un quartier en réhabilitation. »

Source : L’Est Républicain

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