L’Université des Antilles et la gendarmerie main dans la main!

L'Université des Antilles et la gendarmerie main dans la main!

Les partenaires de cette classe d’excellence : le Colonel François Agostini, commandant de la gendarmerie, Corinne Mencé-Caster, la présidente de l’Université des Antilles, et Tania Saint-Louis Augustin (en médaillon), chargée des relations partenariales à Pôle emploi. (Jean-Marc Étifier/France-Antilles)

Pour la première fois dans notre île et aux Antilles, une classe d’excellence verra le jour pour préparer les jeunes prétendant au concours d’intégration à l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN).

L’Université des Antilles et la gendarmerie de Martinique ont signé, vendredi dernier, sur le campus de Schoelcher, une convention de partenariat avec, comme ligne directrice, l’insertion professionnelle et le recrutement local. Leur but, créer une classe d’excellence qui permettra aux candidats de préparer le concours d’intégration à l’École des officiers de la gendarmerie nationale.
« Le plus important est d’apporter des outils de sensibilisation aux candidats sur le droit et une méthodologie adaptée au concours, qui est de haut niveau » , justifie Fernand Sainte Rose, responsable du service universitaire de la formation continue (SUFC). Quinze candidats seront sélectionnés sur un vivier de 500 à 600 jeunes. La gendarmerie s’inscrit ici dans une stratégie de recrutement local. « En situation d’ordre public, les échanges en créole permettent souvent de réduire l’intensité du conflit. Cela permet d’avoir aussi certaines informations notamment pour la police judiciaire. Employer une ressource originaire de l’île est une plus-value indéniable pour la qualité du service public que la gendarmerie rend à la population » , explique le colonel François Agostini, commandant de la gendarmerie.
SOUTIEN DE POIDS
Les étudiants auront la possibilité de se présenter aux autres concours préparant aux fonctions de cadres de la sécurité.
L’Université des Antilles, la gendarmerie et le SUFC ne seront pas les seuls à contribuer à l’élaboration de cette formation. Pôle emploi participe aussi à ce projet, puisque l’organisme fournit actuellement des fichiers de candidats potentiels. « Dans le cadre de cette opération, notre directeur régional, Antoine Denara, a fortement souhaité accompagner ce projet. Concernant ceux de moins de 26 ans, niveau master II, cela représente 8% de la demande d’emploi » , détaille Tania Saint-Louis Augustin, chargée des relations partenariales à Pôle emploi. « L’idée consiste à soutenir ces jeunes dans la suite de leur parcours. Nous les accompagnerons également financièrement pour intégrer cette classe d’excellence et ce type d’emploi. »
Melvyn Zamy (stagiaire)
Les conditions d’admission sont simples : les titulaires d’un master II, en cours de scolarité ou déjà diplômés seront concernés par cette sélection. Les jeunes devront avoir moins de 27 ans au 1er janvier de l’année du concours.
Les cours s’étaleront de septembre 2016 à février 2017, soit jusqu’à l’épreuve écrite.
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