Les militaires auront-ils le droit de se syndiquer ?

Les militaires auront-ils le droit de se syndiquer ? C’est la question posée dans un reportage sur la chaine régionale de télévision Bretagne Ouest  (Tébéo). Lors de ce reportage en Finistère, le président de l’Association Professionnelle Gendarmerie (APG), Ronald Guillaumont,  s’exprime.

Il précise que le droit de grève d’un éventuel syndicat au sein des Armées  n’est pas réclamé et que ce droit de grève ne devrait pas être accordé afin de maintenir les capacités “H24” des militaires. Il ajoute néanmoins que tous les militaires doivent pouvoir défendre collectivement leurs intérêts et ceux de leurs familles.

Le reportage est visible sur les liens ci-dessous :

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Le président de l’APG sur TEBEO

Pour lire la vidéo cliquez ICI ou sur l’image ci-dessus (début à 2mn32)

Patricia Adam, présidente de la commission de la Défense à l’Assemblée

La Députée Patricia Adam est également entendue lors de ce reportage. Elle précise qu’il n’est pas question de syndicat au sein des armées mais admet un dialogue élargi en précisant que le CSFM a été créé pour cela. Elle ajoute “je ne pense pas qu’une coure européenne des droits de l’homme puisse statuer sur une fonction militaire dans un pays”. Elle s’égare ensuite du sujet de ce reportage en nous parlant des différentes OPEX de nos armées.

Madame Patricia Adam semble vouloir ignorer que la France a signé la Convention Européenne des Droits de l’Homme et en a accepté tous les termes. A quel titre cette élue de la République se permet aujourd’hui de remettre en cause deux Arrêts de la plus haute coure de justice ?

Gilbert Le Bris, député du Finistère, membre de la commission de la défense nationale et des forces armées, s’exprime également. Il reconnait l’utilité des associations professionnelles au sein des Armées, Profession-Gendarme se réjouit bien sur de cette position.

Néanmoins, tout comme Mme Patricia Adam, il agite, tel un épouvantail,  un possible “droit de grève” au sein de ces éventuels syndicats. Il est évident que le droit de grève n’est pas la préoccupation des militaires. Ceci démontre une méconnaissance totale des syndicats de police et de bien d’autres administrations qui depuis des décennies ont une existence légale sans que soit soulevé “un droit de grève” qui d’ailleurs n’existe pas dans leurs statuts.

Il est temps que nos élus cessent ainsi de se moquer  des citoyens et des militaires en agitant ainsi le spectre d’un droit de grève qui d’ailleurs n’est pas  dans les demandes des militaires qui ne veulent que pouvoir exercer pleinement leurs droits légitimes.

En clair ces élus de la République vont dans le sens du ministre de la Défense, Monsieur Le Drian, en faisant une totale abstraction des droits fondamentaux des Citoyens-militaires et en cherchant à minimiser les effets des deux Arrêts rendus à l’unanimité par la plus haute coure de justice Européenne.

Profession-Gendarme estime que les prises de position de ces élus de la République vont à l’encontre des intérêts et des libertés fondamentales des Citoyens.  Cela pourraient être assimilé à un véritable “abus de confiance” vis à vis des électeurs.

Dans le même esprit Profession Gendarme aimerait conclure cette brève en vous invitant à consulter le Guide des droits et démarches des militaires  édité par l’ADEFDROMIL (Association de Défense des Droits des Militaires)

Image1Guide des droits et démarches des militaires par l’Adefdromil

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