Les gendarmes font tout pour recruter

Tous les ans, des milliers de postes sont à pourvoir dans la gendarmerie, avec ou sans diplôme. Une convention vient d’être signée avec Pôle emploi.

L'équipe du CIR (à g.) est chargée du recrutement. Tous les ans, des jeunes gendarmes arrivent en Picardie, comme Johan Lefebvre, Habiba Benaïbou et Justine Lefèvre (à d. au centre), affectés à Montdidier/Roye, ici après leur prestation de serment.

L’équipe du CIR (à g.) est chargée du recrutement. Tous les ans, des jeunes gendarmes arrivent en Picardie, comme Johan Lefebvre, Habiba Benaïbou et Justine Lefèvre (à d. au centre), affectés à Montdidier/Roye, ici après leur prestation de serment.

Le général Marc Betton, commandant de la région de gendarmerie de Picardie, l’a affirmé mardi matin : « Notre souci du recrutement est permanent ». Chaque année, la gendarmerie renouvelle ses effectifs à hauteur de 10 %. Quand on sait que l’institution comporte 100 000 hommes et femmes, il suffit de faire les comptes. Les besoins sont grands, et très diversifiés : officiers, sous-officiers, effectifs techniques et administratifs, gendarmes adjoints volontaires…

La Picardie participe activement à ce recrutement national. Mardi, le général Marc Betton et le directeur régional de Pôle emploi, Alain Mauny, ont signé une convention de partenariat, une déclinaison régionale d’une convention nationale signée en janvier 2012. De fait, cela fait plusieurs années que la gendarmerie travaille avec Pôle emploi pour son recrutement. Et les résultats montent en puissance : 41 réunions tenues dans les agences Pôle emploi en 2013 (16 en 2012), 224 contacts établis en 2013 pour 66 dossiers de candidatures (118 contacts et 30 dossiers en 2012). « L’évolution est positive, mais souhaitons que 2 014 soit encore meilleur », commente Alain Mauny. Il rappelle que « la Picardie est très défavorisée », avec un taux de chômage élevé, notamment dans l’Aisne (plus de 14 %).

Pour Pôle emploi, la gendarmerie est un bon partenaire. Parce qu’elle recrute à tous les niveaux : des diplômés titulaires d’un Master 2 (appelés à devenir officiers, l’inscription au concours est ouverte jusqu’au 10 décembre), des titulaires du baccalauréat pour devenir sous-officiers, et enfin des personnes sans diplôme exigé pour devenir gendarme adjoint volontaire.

Des militaires à plein temps sur le recrutement

En Picardie, la gendarmerie s’appuie sur son centre d’information et de recrutement, basé à Amiens, pour recruter des candidats. Dirigé par l’adjudant-chef Christophe Malarme, ce centre composé de cinq militaires assure de multiples permanences tout au long de l’année dans les trois départements picards : dans les universités, les centres d’information et de d’orientation, les missions locales, etc. « Dans le contexte actuel difficile, nous nous attachons à rappeler que l’on peut faire une belle carrière dans la gendarmerie, avec ou sans diplôme », souligne l’adjudant-chef Malarme.

GAUTIER LECARDONNEL

Source : Courrier Picard

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