Les citoyens qui n’ont même pas commis de crime peuvent être enfermés en vertu de nouvelles propositions.

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Le Parlement de Victoria débattra cette semaine d’un nouveau projet de loi d’urgence pour lutter contre la dissidence du confinement, dépassant les limites de ce qui est habituellement considéré comme acceptable dans une démocratie influencée par l’Occident.

Le projet de loi d’urgence donnerait à la police le pouvoir d’arrêter toute personne si elle soupçonne qu’elle pourrait faire quelque chose d’illégal à l’avenir ; en d’autres termes un « pré-crime ».

Au cours de la semaine prochaine, le Parlement de l’État de Victoria débattra du projet de loi qui permet aux autorités d’appréhender les personnes qu’elles considèrent comme « dangereuses » lors des confinements de coronavirus.

Ce groupe de personnes est censé être composé de ceux qui refusent de se conformer aux règles de confinement (comme l’utilisation d’un masque facial), de ceux qui vont en ligne pour appeler à des manifestations publiques afin de révoquer ces mesures, et même de ceux qui sont chargés de propager des « théories du complot » sur le virus sur les médias sociaux.

Le projet de loi omnibus COVID-19 (mesures d’urgence) s’appliquerait également aux personnes souffrant d’une incapacité mentale ou sous l’influence de drogues. Quoi qu’il en soit, toutes les personnes détenues à la suite de ce mandat seraient transférées dans des installations de quarantaine spéciales pour éviter tout contact avec d’autres citoyens.

Il est à craindre que cette nouvelle loi ne serve à contrôler davantage le peuple australien, qui a déjà été confronté cette année à une perte de libertés civiles sans précédent dans les temps modernes. L’État de Victoria est connu pour avoir arrêté des citoyens pour leurs messages sur Facebook pendant les quarantaines.

Comme les autorités n’auront qu’à penser qu’un individu représente un danger futur pour pouvoir l’appréhender, cette nouvelle capacité policière sera utilisée de manière oppressive.

Aujourd’hui, le Parlement est déjà confronté à un retour en arrière pour sa récente tendance autoritaire qui limite de plus en plus la liberté d’expression de ses citoyens. Certains portails d’information ont même fait en sorte que ce projet de loi soit un moyen pour l’État de récupérer un récit de moins en moins crédible.

Depuis que le COVID-19 a fait son apparition dans le monde, la police de Victoria a arrêté des personnes pour avoir couvert des informations qui ne provenaient pas de sources officielles, ou pour avoir simplement partagé des informations sur les médias sociaux concernant le coronavirus qui n’étaient pas approuvées par les autorités.

Même les reporters sont la cible de cette censure puisqu’ils peuvent être arrêtés s’ils sont vus en train de couvrir une manifestation contre les confinements.

Il faut rappeler qu’actuellement, la police de l’État de Victoria a déjà le pouvoir d’entrer chez les gens sans préavis pour procéder à des arrestations.

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Source : Reclaim The Net – Traduit par Anguille sous roche

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