L’effet Kiss Coll de la guerre

Par WD

Nous sommes imbriqués dans l’Otan. Ce qui veut dire que nous sommes impliqués entièrement dans les stratégies et les facéties de cette organisation. Nous rappelons que l’OTAN est le bras armé de la ploutocratie anglo-américaine. Les USA lui donnent ses ordres. Nous rappelons également que depuis la dernière guerre mondiale Oncle Sam bombarde sans retenu les civils. Dans tous ses conflits depuis 80 ans, il affame, napalme, détruit les peuples. Depuis Bush, il mène des guerres illégales et il dupe la communauté internationale bien pleutre et soumise avec des faux prétextes. Il n’a jamais été condamné pour crime de guerre ou génocide, mais dans le contexte actuel où son hégémonie s’effrite, ceci pourrait changer.

L’Ukraine ne fait pas partie de l’OTAN. Il n’y a rien dans les articles statutaires de l’organisation qui justifie sa belligérance envers la Russie au nom de ce pays terroriste depuis 8 ans. On sait par la pratique que l’OTAN et les USA ne s’embarrassent pas des préceptes juridiques lorsque ses bénéfices et combines sont compromis. Seuls ses intérêts priment au détriment de tous.

Tout porte à croire que la guerre est programmée. L’OTAN publie ses intentions guerrières, Ursula désigne Poutine comme l’ennemi premier de l’ordre mondial, les soldats occidentaux se massent aux frontières, Macron nous prévient que nous allons payer le prix de notre liberté et qu’il ne faut avoir aucune faiblesse, aucun esprit de compromission face à la Russie et les USA exhortent ses ressortissants à quitter l’Ukraine. L’ouverture des hostilités est imminente.

N’ayant pas connu les affres de la guerre, nous nous sommes naturellement tournés vers nos pères et grands-pères pour avoir un retour d’expérience.

Nous ne parlerons pas des effets macabres qui s’épanouissent lors des mouvements militaires ou sous les attaques aériennes. Les dommages matériels et humains y sont inouïs. Nous vous recommandons de ne pas être sous le déluge de bombes ni dans les environs des évolutions des troupes. Votre espérance de vie s’amenuiserait très vite.

Nous retenons seulement les impacts sur notre quotidien dans un contexte de guerre qui nous semblent inéluctables. Dans un premier temps, la loi martiale sera décrétée. Elle sera facilité par l’absence du parlement en vacances. Tous les gamelins de tous les segments sont tous les jours à la télévision pour conditionner la population.

Si vous avez dans le cadre de votre activité professionnelle un utilitaire, l’état ne se grattera pas pour vous le réquisitionner. Peu lui importe si cette spoliation aura des incidences sur votre activité. Le prix à payer est là aussi.

Au nom de l’effort de guerre, il vous pondra des impôts et des taxes. Les paysans seront prélevés dans leurs cheptels et leurs sources alimentaires. Il imposera des heures supplémentaires gratuites au nom de l’effort de guerre. Il émettra des bons de rationnement. Tous les inactifs quel que soit leur âge seront injectés dans la productivité à vil prix. L’acte social sera mis en suspend. La vie politique sera très sélective, tournée exclusivement dans la belligérance. Les restrictions en tout genre vous sont déjà promises. La loi martiale imposera ainsi le couvre-feu et la surveillance des déplacements. Tout avis public contraire à la guerre sera jugé acte de trahison. La gendarmerie se fera un devoir sinon une joie Lallemanienne de contrôler la population, d’arrêter les récalcitrants et les esprits critiques ou objectifs. La délation sera l’acte citoyen par excellence.

Côté économique, la planche à billets devrait tourner plein pot. Votre épargne sera de toute façon captée. Dans certaines situations, vos biens immobiliers seront réquisitionnés pour installer des réfugiés venant des territoires perdus, des troupes et l’état-major. L’inflation va exploser. Vos tickets de rationnement ne suffirons pas à votre maintenance familiale. La disette et la ruine seront assurées.

La pénurie sera votre hantise. Elle touchera l’alimentaire, mais aussi les médicaments, les soins, l’énergie, les pièces de rechange et toute sorte de matériels et de matériaux. Comme on ne fabrique plus rien en France, la liste de ce qui va vous manquer est fort longue. Attendez vous en plus des restrictions à des coupures d’électricité, d’eau, de téléphone et d’internet. Faire le plein de sa voiture sera épique. La surveillance numérique battra son plein.

Dans ce contexte, il y a toujours des petits malins qui profiteront de la situation pour s’engraisser au détriment de la collectivité. Nous avons vu en 1990, lors des grèves des routiers, le trafic issu du vol organisé se mettre en place 48h après le block-out. N’attendez pas une solidarité spontanée et concrète. L’individualisme et l’opportunisme seront exacerbés.

Sur tous les plans, le citadin est bien mal lotis. Depuis 1945, la France n’a cessé de perdre son autonomie dans tous les registres. Celle de l’alimentaire va s’avérer encore plus dramatique que sous la dernière guerre, car le parent paysan qui subvenait au malheur nourricier du cousin citadin n’existe plus. Notre autonomie alimentaire à hauteur de 30 % va exprimer sa pleine catastrophe. Les producteurs du secteur primaire seront envahis par les hordes d’affamés ce qui rajoutera un flot de difficultés supplémentaires. Dans ce contexte, les prestataires de services et autres agents du secteur tertiaire vont au mieux être suspendus et dispatchés dans la production (sorte de STO), au pire disparaître sans compensation quelconque. Dans un contexte guerrier, seuls les utiles et productifs restent, même s’ils sont mis à mal. La réalité va reprendre ses droits.

Est-il nécessaire de rappeler ici que les femmes paient un lourd tribut moral dans les guerres ? Elles sont les proies des éternels indélicats dans les temps troublés. La guerre a toujours fait remonter à la surface toutes les tares de l’humanité. Des choses ignobles voient le jour, des drames humains dans tous les registres sont quotidiens. Le temps des Bisounours est révolu. Les âmes trop sensibles s’y suicident. Des fractures psychologiques sont et seront inopérables.

Il est fort à parier que le personnel soignant suspendu sera réhabilité et réquisitionné pour satisfaire les besoins médicaux inévitables dans les temps guerriers. Les circuits courts seront la seule parade pour survivre. Il vous appartient dès maintenant de rentrer dans un réseau local, sinon vous souffrirez cruellement. Nous vous recommandons de vous acheter des habits de deuil et de vous constituer des réserves alimentaires, de sortir votre pognon de la banque et de vous constituer en défense locale. On dit ça, on dit rien. Il vous appartient d’être lucide ou pas. Le troc devrait redevenir la réalité économique du moment. A vous d’avoir un stock quelconque négociable pour survivre dans de moins mauvaises conditions. L’état n’était plus là pour vous protéger en temps de paix, alors en temps de guerre encore moins. De plus, cette prochaine guerre est de son fait dogmatique. Il n’aura aucune compassion et ne souffrira aucune objection. Il sera Clemenceau coefficient 10.

Signé : WD

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