Le musée de la gendarmerie ouvre : une première

Le major de réserve Philippe Brunet dans le musée du Général-Guillaudot qui ouvrira pour la première fois ses portes lors des Journées du patrimoine.

Le major de réserve Philippe Brunet dans le musée du Général-Guillaudot qui ouvrira pour la première fois ses portes lors des Journées du patrimoine. |

Journées européennes du patrimoine. Documents écrits, uniformes, armes… Ce musée rend hommage aux gendarmes à travers le général de gendarmerie Guillaudot qui a mis en place un réseau de résistance.

Pourquoi ? Comment ?

Une première participation aux Journées du patrimoine ?

Accessible habituellement aux personnes participants aux diverses cérémonies militaires qui se déroulent dans la cour de la compagnie de gendarmerie de Vannes, place de la Libération, le musée a ouvert pour le 70e anniversaire de la Libération de Vannes, en août dernier. L’affluence a été inattendue puisque 500 personnes sont venues le samedi de 10 h à 18 h. Un engouement qui a décidé la gendarmerie prendre part pour la première fois, samedi et dimanche, aux Journées européennes du patrimoine.

Qui était le général Guillaudot ?

La caserne de gendarmerie de Vannes, porte le nom du général Guillaudot, ancien commandant des gendarmes du Morbihan et héros de la Libération. Arrêté puis interné durant l’occupation comme plusieurs de ses subordonnés, il est à l’origine de la participation massive des gendarmes du département dans la Résistance.

Vingt d’entre eux – sur 300 – seront torturés, fusillés, brûlés, déportés et paieront de leur vie leurs actes courageux. Afin de perpétuer le souvenir de ces héros dont les noms sont gravés sur la plaque commémorative de la cour d’honneur de la caserne, le commandant de groupement décide en 1994 de réaliser une exposition permanente afin de garder trace de ce patriotisme. Des dons d’objets et documents permettent de créer un musée qui prend donc le nom du général Guillaudot.

Que pourra découvrir le public ?

Une interview de 26 minutes du général Guillaudot réalisée en 1976 par France 3 sera diffusée sur grand écran dans une salle de réunion. Ensuite, les visiteurs accéderont au musée où sont présentés des objets de la vie courante, des uniformes, armes, de nombreux documents et témoignages originaux…Et, bien sûr, les documents du « panier de cerises » sont présentés.

Qu’était ce « panier de cerises » ?

Élaboré en mai et juin 1943, le dossier 2223, plus connu sous le nom de code « panier de cerises », est constitué de vingt-trois croquis réalisés à la main par les gendarmes des brigades territoriales, dans la plupart des cas, accompagnés d’un commentaire explicatif qui mettent en évidence les défenses, les installations, les garnisons allemandes dans certaines zones sensibles du département.

Samedi, de 9 h à 11 h 30 et de 14 h à 17 h 30 ; dimanche, de 10 h à 11 h 30 et de 14 h à 17 h 30. Durée de la visite : 1 heure.

Les personnes qui souhaiteraient faire des dons de documents, d’uniformes de gendarmerie… mais aussi d’un mannequin pour exposer un uniforme complet, peuvent appeler le 02 97 54 75 30.

Source : Ouest-France

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