Le maire craint les conséquences du projet de fermeture de la gendarmerie

Fondamente (12)

Gérard Ayot s'inquiète pour les finances et l'école de son village./Photo DDM
Gérard Ayot s’inquiète pour les finances et l’école de son village./Photo DDM
 

Lundi 2 février, la commune de Fondamente a reçu la visite du colonel Frédéric Le Meur, commandant le groupement de gendarmerie de l’Aveyron. Une visite pas vraiment de bon augure pour la commune puisqu’il s’agissait d’informer le maire d’un projet de fermeture de la gendarmerie locale, où travaillent quatre gendarmes qui vivent sur place avec leur famille.

Selon Gérard Ayot, maire de la commune, la première conséquence de ce projet «qui pourrait être concrétisé en août» est un gros problème financier : «La municipalité a souscrit un crédit qui court jusqu’en 2020 pour les locaux de la gendarmerie, bureaux comme habitations. Ce crédit est progressivement remboursé par les loyers de la gendarmerie». Lesquels représentent 8 % des recettes de la commune «qui ne pourra pas supporter leur arrêt du jour au lendemain», martèle Gérard Ayot qui n’hésite pas à évoquer un risque de «faillite». «La gendarmerie n’avait pas pensé à cette question en faisant ses projets de restructuration, le colonel a découvert le problème ici».

Pour la vie du village ensuite : «Les gendarmes locaux vivent sur place et ont leurs enfants scolarisés à l’école du village». Le départ de ces familles – vers Saint–Affrique pour 3 d’entre eux et La Cavalerie pour le dernier – «mettrait donc à mal tout l’équilibre du village».

Enfin, Gérard Ayot pointe un enjeu de sécurité, dans ce village à proximité de l’A 75 : «On nous dit que la sécurité sera au moins aussi bien assurée qu’aujourd’hui car les gendarmes seront régulièrement présents. Mais je ne vois pas comment ils pourraient être plus efficaces et avoir plus d’informations qu’en vivant sur place», explique Gérard Ayot.

Le maire de Fondamente compte donc faire voter une délibération contre le départ de la gendarmerie par le conseil communautaire de Larzac vallées et devrait rencontrer le préfet de l’Aveyron pour parler de ce dossier.

Source : La Dépêche

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