Le Gone du Chaâba : L’école impose la vulgarité à des enfants de 5e

Un parent d’élève a révélé qu’une jeune fille de 12 ans, scolarisée en classe de 5e, s’est vue imposer la lecture du Gone du Chaâba d’Azouz Begag. Ce roman, donné par son professeur de français dans le cadre d’une évaluation notée, a été présenté comme une obligation, sans qu’aucune alternative ne soit proposée.

La lecture obligatoire d’un roman d’Azouz Begag enflamme le débat : jusqu’où peut-on aller au nom de la culture ?

Un roman autobiographique controversé

Publié en 1986, ce récit autobiographique retrace l’enfance d’Azouz Begag, fils d’immigrés algériens, dans le bidonville du Chaâba, près de Lyon, dans les années 1960. Il y aborde des thèmes comme la pauvreté, l’immigration, la vie en cité de transit et l’intégration par l’école. Souvent proposé en collège, ce livre a déjà été adapté au cinéma en 1998.

Des passages qui choquent

Le témoignage du parent met en lumière des dialogues explicites, où des enfants imitent les adultes avec des propos crus :
« Et si on s’enculait comme des grands ? » « On s’encule et c’est tout. » « Elle est pas là, ta mère. On répétera rien à personne. » « Moi aussi, j’veux enculer. » « Content d’avoir lui aussi enculé, Hacène remonte son pantalon. »

Ces extraits ont suscité une vive émotion, certains estimant qu’ils exposent les enfants de 11-12 ans à des contenus inappropriés, voire pornographiques, en violation de l’article 227-24 du Code pénal.

Une polémique récurrente

Cette affaire n’est pas nouvelle : dès 1988, un collège de Bron, près de Lyon, avait déjà été le théâtre d’une polémique similaire, des parents jugeant l’ouvrage trop vulgaire pour des collégiens.


À lire aussi :« On veut détruire nos gosses ! » : La colère d’un père face à un cours très explicite d’éducation sexuelle donné à sa fille de 10 ans


Un silence assourdissant

À ce jour, le ministère de l’Éducation nationale n’a pas réagi officiellement. Ce cas relance une fois de plus le débat sur le choix des œuvres littéraires au collège et sur les limites de l’exposition des jeunes à certains contenus, même dans un cadre pédagogique.

Pourquoi ce roman est imposé par l’Éducation nationale

Wikipédia nous présente Azouz Begag : « Malgré une existence dans un milieu défavorisé, il accède sans difficulté aux études supérieures grâce à un goût marqué pour la lecture. » Et cela jusqu’au doctorat (BAC+8). Un exploit resté mystérieux car on peut se demander qui a financé ses très longues études. Proche du Modem, du PS, puis du RPR, pas loin du PCF, grand admirateur d’Annie Ernaux, il devient ministre délégué à l’Égalité des chances du gouvernement Villepin, chercheur au CNRS, enseignant à l’École centrale de Lyon, etc. Alors pas question de retirer son ouvrage du programme.

par Yoann

Source : Le Média en 4-4-2

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *