La surmortalité en Espagne déconcerte les experts. Si ce n’est pas la faute du coronavirus, qu’est-ce que c’est ?

L’Espagne constate une surmortalité non due au coronavirus mais n’en recherche pas les causes. De peur vraisemblablement de constater que la cause est « toxinale » ! Ce qui serait du plus mauvais effet sur les moutons ou contraints toxinés.

« Contrairement aux vingt décès par jour causés par le covid, il y a près de 100 décès par jour sans que la cause soit connue », dénonce un expert de l’UPM. 

Telle est la question posée par Rafael Cascón Porres, chercheur à l’Université polytechnique de Madrid (UPM). Le mois dernier, il y a eu 2 994 décès de plus que prévu (ce chiffre est encore provisoire), alors qu’au cours du même mois, selon le ministère de la santé, il y a eu environ 640 décès dus au Covid-19. En d’autres termes, « par rapport aux vingt décès par jour dus au covid, il y a près de 100 décès supplémentaires par jour (80 si l’on retire les décès dus au covid) sans que la cause soit connue », dénonce l’expert de l’UPM.

Le pire n’est pas qu’il y ait un jour avec plus de 200 décès en excès (le 9 novembre, il y a eu 243 décès de plus que prévu), mais que cette surmortalité se maintienne aussi longtemps. Ainsi, en novembre, il y a eu « 20 jours consécutifs de surmortalité, ce qui ne s’est produit que lors des première, deuxième, troisième et cinquième vagues », explique Cascón Porres, qui rappelle que déjà « en été, la surmortalité était le double du nombre de décès enregistrés avec le covid, sans qu’aucune explication ne soit recherchée à l’époque. Mais maintenant la différence qui se produit (entre les décès dus au covid signalés par la Santé et ceux observés par MoMo) est beaucoup plus grande ».

En outre, « la plupart des jours où les décès attendus ont été dépassés se situaient au-dessus du seuil de confiance de 99 %. Plus précisément, 16 jours, il y a donc très certainement une cause qui provoque cette surmortalité anormale », explique l’expert de l’UPM.

La raison ? Elle est inconnue. En fait, le Dr Juan González del Castillo, coordinateur du groupe des maladies infectieuses de la Société espagnole de médecine d’urgence (Semes), explique que le service des urgences ne détecte pas cette surmortalité (ni par le covid, ni par la grippe, ni par les accidents) : « Actuellement, très peu de cas de covid sévère sont enregistrés. Nous commençons à voir des cas de grippe, mais ils sont très sporadiques. Je ne peux pas expliquer la surmortalité signalée par MoMo, en tout cas nous ne la constatons pas dans les services d’urgence ».

« Et c’est là le problème. Ce sont des décès qui se produisent mais sans être diagnostiqués et c’est peut-être aussi pour cela qu’ils ont moins d’importance : ils ne créent pas plus de pression hospitalière, mais ils meurent de toute façon », explique Cascón Porres, qui pense qu’une autre option pourrait être que les patients chroniques meurent, qu’une partie est due au covid et qu’il pourrait alors y avoir un sous-diagnostic ou que cela pourrait être dû à une erreur dans le rapport lui-même qui entraîne plus de décès que ceux qui se produisent. « Ce qui est peu logique, c’est que ces données ne servent qu’à produire des rapports sur la surmortalité et que l’on n’en cherche pas la cause », conclut le chercheur de l’UPM.
– Source : La Razón (Espagne)

Source : ZE Journal

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