La gendarmerie a son radar mobile ” high-tech ”

Inutile de noter le numéro d'immatriculation, s'il est visible depuis votre voiture, c'est qu'il est déjà trop tard ! - Inutile de noter le numéro d'immatriculation, s'il est visible depuis votre voiture, c'est qu'il est déjà trop tard !

Inutile de noter le numéro d’immatriculation, s’il est visible depuis votre voiture, c’est qu’il est déjà trop tard !

Après les policiers de Poitiers, la gendarmerie vient de recevoir son nouveau radar mobile, embarqué à bord d’un… très discret Citröen Berlingo.

Il ne manque qu’une babiole, genre sapin odorant accroché au rétro central et deux ou trois autocollants de parcs à thème pour que le camouflage soit parfait… Qui penserait qu’un Citroën Berlingo, véhicule multiplaces, plus destiné à embarquer toute la famille, chien compris et gros bagages, peut abriter ce qui se fait de mieux en matière de radar embarqué ? Un « pied scaphandrier » qui l’aura croisé ou dépassé sur une route de la Vienne et qui recevra, quinze jours plus tard, un avis et l’amende assortie !

Présenter pour prévenir

Trois semaines après les policiers poitevins, les gendarmes du Groupement de la Vienne, ont reçu leur véhicule radar mobile dernière génération. Hier, ce Berlingo, couleur vert kaki métallisé, était présenté dans la cour de la caserne Coustans à Poitiers. « Cette présentation est organisée pour prévenir les automobilistes de l’arrivée de ce dispositif, précise l’adjudant Cochet de l’ESDR (*), chargé, en tant qu’opérateur, de faire découvrir l’« ETM » ou équipement de terrain mobile. « Il s’agit d’un dispositif autonome qui fonctionne par géolocalisation – à partir de coordonnées GPS réelles grâce à une balise. » Le matériel de détection est intégré à l’avant du véhicule et non à l’arrière comme précédemment « Le flash se trouve sous la plaque d’immatriculation, il est protégé par une cache infrarouge, destiné à éviter tout éblouissement. » Et derrière la plaque se trouve, l’antenne radar. A bord du véhicule, l’un des deux gendarmes a les yeux rivés sur une tablette informatique. Il s’agit du seul élément du dispositif auquel les opérateurs ont accès. « Selon les points GPS, la vitesse est différente (N.D.L.R : sur la RN 10 entre Poitiers et Angoulême). Les changements sont faits manuellement. » Étonnant qu’un tel dispositif ne soit pas automatique. « L’œil humain est indispensable rappelle le capitaine Rouaux, commandant l’EDSR, pour éviter toute future contestation future. »

(*) Escadron départemental de sécurité routière.

en savoir plus

Le dispositif est d’autant plus performant qu’il peut flasher une voiture lors d’une manœuvre de dépassement
ou lorsque le véhicule
en croise un autre.
Sa précision en terme
de vitesse est de 1 km/h,
il peut stocker
jusqu’à 500 photos.
En 2015, 300 véhicules ETM seront en service sur les routes de l’Hexagone.

Source : La Nouvelle République

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