La garde nationale n’existe pas mais elle se porte bien

Ce simple label réunit depuis 2016 les réserves des armées et de la gendarmerie, qui rencontrent un grand succès. Tous les jours, plus de 7 000 volontaires sont mobilisés

La gare Saint-Charles à Marseille après l’attaque de dimanche. C’est un réserviste de la légion étrangère qui a abattu l’assaillant.

La gare Saint-Charles à Marseille après l’attaque de dimanche. C’est un réserviste de la légion étrangère qui a abattu l’assaillant.
© Sipa Press

Le terroriste tué dimanche à Marseille a été abattu par un militaire, réserviste au sein d’un régiment de la légion étrangère. Il fait donc partie de la « garde nationale », créée 13 octobre 2016. A l’occasion de son premier anniversaire, des Assises de la garde nationale auront lieu le 13 octobre à l’Ecole militaire.

La garde nationale n’existe pas mais elle se porte bien. C’est tout le paradoxe de cette « institution » lancée à grands coups de clairon par François Hollande en 2016 à la suite des attaques terroristes. Le terme de « garde nationale », qui renvoyait à la fois à l’histoire française et au modèle américain, avait alors suscité de nombreuses interrogations et beaucoup d’incompréhensions. Allait-on rajouter une nouvelle structure de sécurité, en plus des armées, de la gendarmerie et de la police ?

Très vite, la montagne politico-médiatique a accouché d’une souris administrative : cette garde nationale n’est en réalité qu’une sorte de label qui vient coiffer deux « piliers » déjà existants : les réserves opérationnelles du ministère des Armées et celles de l’Intérieur (gendarmerie et police). À quelques jours du premier anniversaire de sa création, son secrétaire général, le général Gaëtan Poncelin de Raucourt, l’a confirmé devant l’Association des journalistes de défense. Sous la tutelle des ministères des Armées et de l’Intérieur, la garde nationale n’a pas de mission en propre. « Elle contribue à celles des armées, de la gendarmerie et de la police », a-t-il expliqué. « Ces réserves restent pleinement intégrées à l’active » et chacune des forces « en maîtrise l’emploi ». Ils portent le même uniforme que les…

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