La Fresnais Fait-divers. Une rave-party pour certains, un cauchemar pour d’autres

Plus de 500 participants se sont retrouvés dans une rave-party sauvage, dimanche 25 septembre 2016, dans le marais de Dol. 250 infractions aux stups ont été relevées.

Pour les 250 véhicules stationnés sur place, il était impossible de quitter le site de la rave-party sans tomber sur un barrage de gendarmerie.
Pour les 250 véhicules stationnés sur place, il était impossible de quitter le site de la rave-party sans tomber sur un barrage de gendarmerie.

Une rave-party s’est déroulée dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 septembre 2016, dans le marais de Dol. Plus exactement au Fedeuil, un lieu-dit situé aux confins des communes de Roz-Landrieux et de La Fresnais. Plus de 500 jeunes fêtards venus d’un peu partout -et de Rennes notamment- s’y sont retrouvés. 250 infractions à la consommation de stupéfiants ont été relevées par les gendarmes.

Si les raveurs du rassemblement du Fedeuil se sont beaucoup amusés dans la nuit de samedi à dimanche, cela n’a pas été le cas des habitants du coin, soumis à un bruit assourdissant qui s’est fait entendre jusqu’à Dol, pourtant situé à six kilomètres du site de la fête.

« Un rythme assourdissant »

« Impossible de dormir cette nuit », témoigne un habitant du Fedeuil, un hameau pourtant éloigné d’au moins deux kilomètres du site de la fête. « Mon bébé n’a pas fermé l’œil de la nuit », ne décolère pas cette jeune mère de famille, habitant elle aussi à plusieurs kilomètres du site.

Ils n’ont pas été les seuls à passer une nuit blanche tant ce rendez-vous nocturne a été bruyant. « On a eu droit toute la nuit et une bonne partie de la matinée du dimanche à un rythme assourdissant », fait part un autre riverain en évoquant un caractère musical qu’il n’a pas vraiment apprécié, à l’inverse des 500 raveurs qui avaient fait le déplacement dans ce coin de campagne isolé, mais tout de même pas assez pour que leur rendez-vous festif passe inaperçu et soit surtout inaudible.

Pour preuve : les nombreux appels téléphoniques que la gendarmerie a reçus cette nuit-là de la part de riverains excédés qui, enfin, ont eu de gain de cause quand le bruit a cessé le dimanche, vers 11 h, sur ordre des forces du même nom qui ont encerclé le site de la fête, dimanche. Et, par la même occasion, la moitié des jeunes qui s’y étaient attardés.

Un blocus en règle

« On restera à les attendre le temps qu’il faudra », nous faisait part le lieutenant Dafoil, responsable du dispositif avec le commandant de la Compagnie de Saint-Malo, Sébastien André, tous deux se relayant sur place, à l’image des 26 gendarmes que cette opération a mobilisée en tout. De quoi permettre le blocus entier du site, via trois petits chemins donnant accès au théâtre de la fête, « vaste peupleraie faisant partie du domaine privé où elle s’est déroulée sans autorisation, ni de la part de son propriétaire ni de la Préfecture, ce qui constitue déjà une infraction ».

« Zéro tolérance »

« Il faut que les participants à ce genre de fête comprennent que l’arrondissement de Saint-Malo n’est pas une zone de non-droit. C’est zéro tolérance », insiste le commandant Sébastien André.

250 infractions à la consommation de stupéfiants, principalement de l’herbe et de l’ecstasy, ont été relevées par les gendarmes. Cinq conducteurs ont été verbalisés pour conduite sous l’effet de stupéfiants et quatre autres pour alcool au volant. Un récidiviste a également vu son véhicule saisi.

Source : Le Pays Malouin

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