La DGS rappelle que l’eau du robinet n’est plus potable si elle dépasse les 25°C

Auteur(s) France-Soir Publié le 14 juillet 2026 – 18:20

DR – Unsplash

Fin juin, dans un immeuble du 19e arrondissement de Paris, l’eau froide a coulé à 33 °C en pleine vague de chaleur. Passé 25 °C, la réglementation ne considère plus l’eau du robinet comme potable, les canalisations surchauffées favorisant la prolifération de micro-organismes. Le bailleur de l’immeuble a dû distribuer des bouteilles aux locataires, en attendant que le réseau retrouve une température acceptable.

Le cas s’est confirmé quai de Metz, dans ce même arrondissement parisien. Le 26 juin, une équipe de Brut y a filmé de l’eau froide sortant du robinet à 33 °C, rapporte BFMTV, qui a interrogé la Direction générale de la santé sur le sujet. Celle-ci a rappelé que « les critères de potabilité de l’eau sont définis par la réglementation européenne et nationale », la limite de température étant fixée à 25 °C. Au-delà de ce seuil, la collectivité distributrice, en l’occurrence Eau de Paris, et le bailleur de l’immeuble sont tenus de mettre en place des mesures correctives, notamment la distribution de bouteilles. Ce jour-là, sept départements du sud de la France étaient placés en vigilance orange canicule, 18 autres en vigilance jaune. Preuve que l’épisode dépassait largement le seul immeuble parisien. La mairie de Châlette-sur-Loing, dans le Loiret, a demandé à ses habitants de vérifier la température de leur eau froide, puis de laisser couler le robinet avant de la boire si elle dépassait 25 °C.

Le risque ne concerne pas que l’eau froide. Selon Eau de Paris, cité par Pourquoidocteur, utiliser l’eau chaude du robinet pour cuisiner ou préparer des boissons est une habitude à éviter en période de forte chaleur, cette eau stagnant plus longtemps dans le chauffe-eau, où le tartre se développe et où les métaux de la canalisation se dégradent avec la température. L’opérateur recommande plutôt de puiser l’eau froide, puis de la faire chauffer soi-même si besoin. La vigilance sanitaire cible en priorité les personnes âgées, les malades chroniques, les personnes isolées et les enfants, plus exposés aux effets combinés de la chaleur et d’une eau de moindre qualité.

Le mécanisme tient à deux phénomènes qui se cumulent, explique Selectra. La chaleur accélère la disparition du chlore résiduel, celui qui assure la désinfection de l’eau tout au long du réseau jusqu’au robinet. Une eau qui stagne dans des canalisations portées entre 25 et 45 °C devient, par ailleurs, un terrain propice à la multiplication bactérienne. Le ministère de la Transition écologique évoque lui-même, dans son guide consacré aux températures extrêmes, une influence documentée des fortes chaleurs sur les réseaux non enterrés.

Source : France Soir

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