Alerte communiqué de presse : la culture verbalisée

Le collectif artvivantlibre alerte sur un fait inédit et grave concernant la libre expression artistique.

La cantatrice Veronica Antonelli offre gracieusement chaque weekend devant la Basilique du Sacré-Cœur (dite du Vœu national) à Montmartre, des « visites enchantées du Patrimoine » au moyen de sa voix. Au pays de Lully, Rameau, Berlioz, Bizet, Gounod et Offenbach, il est aujourd’hui passible d’une amende pour « tapage diurne » quiconque souhaite populariser l’opéra devant nos monuments historiques. 
Devant un public consterné, des policiers obligent la chanteuse à se taire et la verbalisent… trait caractéristique de ce pouvoir en place qui alimente avec générosité l’histoire du mépris. 

Après avoir considéré les artistes et les équipes de spectacle comme aussi « inactuels qu’inessentiels », nous voici maintenant désignés comme un trouble à l’ordre public.

Le collectif artvivantlibre se déclare publiquement être solidaire de Veronica Antonelli et tout artiste victime de l’arbitraire dans l’espace public.

Musiciens et artistes, continuez à chanter en « cœur » pour porter la beauté, et dorénavant si vous êtes en danger, au lieu de faire le 17, sortez votre plus belle voix…

Céline Magrini et Tristan Edelman

https://www.artvivantlibre.fr

L’Art et la Vie ne peuvent pas dépendre d’un QR code !

    Pendant un an et demi, l’art a été désigné comme « non essentiel », confiné, interdit. Et aujourd’hui, en tant qu’artistes pour reprendre la pratique de notre art ou en tant que public pour se rendre à une manifestation artistique, nous devrions accepter de participer à une expérience de thérapie génique contre une maladie qui n’inquiète que 0,03% de la population, nous devrions renoncer au secret médical et au libre consentement éclairé ; en tant qu’artistes nous devrions accepter de jouer devant un public discriminé. Alors que nous savons que les pays les plus vaccinés sont ceux qui ont développé des variants et doivent se reconfiner ; alors que nous savons qu’en France, le taux d’incidence des cas de COVID-19 observé par le réseau Sentinelles (institut officiel dépendant de Santé publique France, le Centre National de Référence des infections respiratoires (Institut Pasteur et Hospices civils de Lyon)) le 9 septembre était de 10 cas pour 100 000 habitants, c’est-à-dire au moins 15 fois au-dessous du seuil épidémique, ce qui signifie qu’on ne peut plus parler d’épidémie. Et pourtant nous restons dans cet état d’urgence sanitaire qui permet de nous masquer, de nous menacer, et de nous imposer une injection expérimentale par le chantage, au mépris de l’article 55 de notre Constitution, de l’article 16-1 de notre Code Civil, des articles 225-1 à 225-4 de notre Code pénal, des articles R41-27-36 du Code de la Santé Publique, de la résolution 2361 du Conseil Européen, des conventions médicales internationales dont la France est signataire : Oviedo/1997, Helsinki/1996, Genève/1948, Nuremberg/1945.

   Nous, artistes, qui avons dédié nos vies à l’expression de la beauté et au partage, nous refusons de jouer ce jeu d’une autorité qui s’emballe, pour le principal profit des grands laboratoires. Nous refusons l’intrusion dans nos corps que l’État exige comme condition pour appartenir à la société. Nous ne voulons pas que le lien social dépende d’un chantage. Nous refusons, par-dessus tout, de cautionner et de participer à l’organisation de la discrimination au mépris d’un principe fondamental de notre République. Nous refusons, d’une façon générale, que le Vivant soit frappé d’un QR code.

« À force de vouloir obéir sans comprendre, on risque de ne plus comprendre pourquoi on obéit, on finit par se lasser de l’obéissance, comme de tout le reste. À la complaisance morale succédera tôt ou tard la désillusion morale. Les « pourquoi ? », résignés d’avance à rester sans réponse, se transformeront en « à quoi bon ? » Georges Bernanos.

« Tout peuple qui s’apprête à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité, ne mérite ni l’un ni l’autre et finit par perdre les deux » Benjamin FRANKLIN.

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