« La confrérie des tueurs en blouse blanche »
Excellent article d’une future pratique dangereuse si on laisse faire.
Que ceux qui étaient pour l’euthanasie ne se trompent pas avec ce projet qui ressemble plus à Action T4 d’Hitler qu’à de la compassion.
INFORMEZ, DIFFUSEZ, NE LAISSEZ PAS CONFONDRE
Par Pierre Lefevre

De gauche à droite : Agnès Firmin Le Bodo (Horizons) – Caroline Fiat (La France insoumise – NUPES) – Didier Martin (Renaissance) – Laurence Maillart-Méhaignerie – Laurence Cristol – Olivier Falorni
Au centre : visage de l’Éborgneur en chef des Gilets jaunes
« L’aide à mourir », un permis de tuer donné à la confrérie des tueurs en blouse blanche
Ce projet de loi prévoit la création d’un « droit à l’aide à mourir » – que nous appelons, et vous comprendrez aisément pourquoi en lisant les lignes qui suivent, un « permis de tuer » – pour les personnes majeures :
– atteintes d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase « avancée » ou terminale ;
– capables de formuler une décision libre et éclairée et de la confirmer après un délai de réflexion de 48 heures.
En résumé, il suffira qu’un médecin affirme : « X m’a demandé de l’aider à mourir conformément à la loi, je l’ai fait. »
La demande pourra être exprimée oralement devant le médecin, puis consignée par écrit dans le dossier médical.
Il n’est prévu :
– ni témoins obligatoires ;
– ni enregistrement audio ou vidéo ;
– ni procès-verbal contradictoire ;
– ni validation par un officier public ;
– ni contrôle judiciaire préalable.
Il n’existe aucun protocole imposé du type :
– formulaire standardisé solennel ;
– signature en présence de témoins indépendants ;
– double enregistrement ;
– contre-signature par un tiers neutre ;
– validation par une autorité extérieure (juge, officier d’état civil, notaire).
La procédure repose, en cas d’impossibilité d’écrire, sur la seule déclaration du « médecin » concerné, consignée dans le dossier médical
On demande moins de garanties formelles pour autoriser l’assassinat légal d’un patient que pour :
– établir un testament authentique ;
– consentir à une donation ;
– vendre un bien immobilier ;
– donner une procuration bancaire ;
– donner une procuration pour voter ;
– S’inscrire prochainement sur un réseau social.
Qui pourra pratiquer l’« aide à mourir » – assassiner légalement – un patient ?
Selon les débats parlementaires et l’exposé de la proposition de loi, le rôle principal reviendra au médecin qui accompagne le patient et qui certifiera – sa parole ne pourra pas être contredite – que toutes les conditions légales sont remplies.
Administration de la substance mortelle
Le patient pourra soit s’auto-administrer la substance prescrite, soit, s’il en est physiquement incapable, être aidé par un tiers, qui pourra être :
– un professionnel de santé (médecin, infirmier) ;
– une personne de confiance désignée.
En résumé, en 48 heures, sur la simple déclaration d’un « médecin », sans que vous en soyez informé, sans que vous puissiez vous y opposer, votre mère, votre père, l’un de vos enfants peut être légalement assassiné par ledit « médecin » ou par un tiers qu’il désigne.
Reste une question mystérieuse : comment et sur quelles bases vont être rémunérés les membres de la confrérie des tueurs en blouse blanche qui assassineront légalement leurs patients ?
En l’état, la rémunération resterait intégrée dans la pratique médicale habituelle, comme une consultation ou un acte médical ordinaire, soumis au tarif de la Sécurité sociale et à la convention médicale – pas comme une rémunération « exceptionnelle » liée à l’acte létal lui-même.
À moins que cela soit gardé secret…
Délit d’entrave : interdire de dissuader sous peine de 2 ans de prison
Le texte, rejeté par la majorité des sénateurs mais qui sera en principe adopté par la majorité des députés en deuxième lecture – avec des députés du RN – crée un délit d’entrave à l’aide à mourir.
Ce délit vise toute personne qui dissuaderait ou tenterait de dissuader par quelque moyen que ce soit, y compris par la « désinformation » :
– la réalisation d’une aide à mourir ;
– l’accès à l’information sur cette aide ;
– l’accès à la procédure elle-même ;
Peines prévues :
– jusqu’à 2 ans d’emprisonnement ;
– jusqu’à 30 000 € d’amende.
Ainsi, il sera interdit de vouloir dissuader une personne, y compris ses parents ou enfants, de demander à mourir.
Des députés auraient bien essayé de faire adopter quelques amendements pour rendre la chose plus acceptable – sans mentionner un membre de la famille de la personne concernée – mais, non, la majorité des députés, comprenant des députés du RN, s’y sont opposés :
– Exception pour les psychiatres et psychologues, dont c’est précisément le métier ? Rejeté.
– Exception pour les associations d’écoute et de prévention du suicide ? Rejeté.
– Exception pour les représentants des cultes ? Rejeté.
Du droit de vivre, au devoir de mourir
D’un point de vue juridique et philosophique, on assiste à un glissement normatif : on ne punirait pas seulement des actes matériels d’entrave, on punirait – surtout en fait – des discours, des conseils, des mises en garde, de l’empathie, des liens affectifs, des paroles de soutien à la vie.
Cela pose plusieurs problèmes majeurs :
– atteinte à la liberté d’expression ;
– atteinte à la liberté de conscience (médecins, proches, religieux, soignants) ;
– atteinte au pluralisme éthique : l’État ne se contente plus d’autoriser une pratique, il tend à sanctuariser idéologiquement sa mise en œuvre ;
– atteinte au droit à la vie, aux soins et à l’aide, en situation de souffrance.
On passe d’un droit-liberté (« tu peux ») à un droit protégé contre la critique active (« on ne doit pas t’en dissuader »).
Face au droit à la vie, les politiciens favorables à cette monstruosité, vont, de fait, opposer un « devoir de mourir ».
Oui, cette loi est d’obédience nazie !
Dans l’Allemagne nazie, plusieurs textes visaient à réprimer non seulement des actes, mais aussi des discours jugés « nuisibles » à la politique du régime :
– lois contre la « démoralisation de la nation » ;
– lois contre la « propagation de rumeurs » ;
– lois contre l’atteinte à l’« esprit du peuple » (Volksgemeinschaft).
Dans les deux cas, il ne s’agit pas seulement de punir des violences physiques, mais de neutraliser les oppositions morales et discursives à une politique d’État présentée comme nécessaire.
Le régime nazi a juridiquement protégé des politiques présentées comme scientifiques et progressistes :
– eugénisme ;
– stérilisations forcées ;
– « hygiène raciale » ;
– élimination des « vies indignes d’être vécues » (Lebensunwertes Leben) – comment ne pas penser aux « inutiles » dont parlait l’un des membres les plus médiatisés de la confrérie des tueurs en blouse blanche : le docteur Laurent Alexandre ?
Dans les deux cas, les politiciens et les hauts fonctionnaires s’arrogent le droit de sanctuariser une norme anthropologique :
– qui mérite de vivre ;
– ce qu’est une vie « digne » ;
– ce qui relève de la « compassion » légitime.
Et ils considèrent comme nuisible – voire criminel – celui qui s’oppose à cette norme, y compris dans le cadre amical ou familial.
La tyrannie ne commence jamais par les camps
Le basculement tyrannique ne commence pas par les camps, mais par la suspension conditionnelle des libertés « pour de bonnes raisons ».
Dans l’Allemagne nazie, le décret du 28 février 1933, présenté comme une mesure de protection du peuple et de l’État, inaugure ce mécanisme : restriction de la liberté de la presse, d’expression, de réunion, de l’inviolabilité du domicile et du secret de la correspondance au nom d’un bien supérieur.
Sous le IIIe Reich, le droit pénal a progressivement intégré la répression :
– de l’« attitude intérieure » hostile,
– des discours d’opposants, car jugés démobilisateurs,
– de la dissidence morale et intellectuelle.
Ce mécanisme – et non l’idéologie nazie elle-même – constitue le point de comparaison pertinent avec le régime politique français actuel : normalisation de l’exception, extension du pénal au champ du discours, subordination des libertés à des objectifs politiques jugés supérieurs, suppression des libertés pour des catégories de population – par exemple le nationaux russes – violation dans tous les domaines des lois par les politiciens et les fonctionnaires, etc.
Légaliser l’assassinat de malades
Ce projet de loi ne légalise pas la compassion : il institutionnalise la mise à mort sous couvert de soin, il normalise l’assassinat médical et il criminalise ceux qui refusent de s’y soumettre moralement.
Moins de garanties pour ôter la vie que pour vendre un appartement, ou pour signer un testament, et plus de sanctions pour ceux qui tentent de sauver les malades que pour ceux qui les tuent.
Quand les politiciens et les hauts fonctionnaires confient le droit de tuer à des blouses blanches et punissent ceux qui défendent la vie, ils basculent dans la barbarie et nous quittons l’humanité.
Pierre Lefevre

Pierre Lefevre
Co-fondateur Libre Consentement Éclairé
PS : Le membre de la confrérie des tueurs en blouse blanche, le docteur Jean-Louis Touraine, ancien député de La République en Marche (macroniste) veut aller encore plus loin…
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