Il se rendait au Teknival en Creuse, il passe par la case prison en Corrèze

cournon-saisie-cachets-d-ecstasy-suite-a-un-controle-routier_4323575L’homme avait cent cinquante cachets d’ecstasy sur lui (photo d’illustration) © DR

Avant même de pouvoir se rendre au Teknival, en Creuse, ce week-end, un homme a été interpellé en Corrèze avec de la drogue planquée dans un endroit rarement utilisé à ces fins.

S. ne connaissait probablement ni la Creuse ni la Corrèze. En Corrèze, il s’y trouve depuis vendredi soir mais n’en verra pas grand chose depuis la fenêtre de la prison. La Creuse, il n’aura pas eu le temps de la visiter, lui qui se rendait au Teknival de Féniers.

C’est justement sur son trajet, depuis Nantes jusqu’au plateau glacé de la Creuse, que S. a été intercepté lors d’un contrôle routier mené par les gendarmes corréziens, vendredi à Meymac.

Le flair du chien renifleur ne s’est pas trompé lorsqu’il a dirigé sa truffe vers S., ou plus précisément vers ses parties génitales sous lesquelles étaient fixées deux boules. Elles contenaient, protégés par du plastique, 85 grammes de cocaïne, 150 cachets d’ecstasy et 176 buvards de LSD.

S., 49 ans et un casier long comme une nuit de rave, a eu du mal a convaincre le tribunal correctionnel de Tulle, ce lundi, que ces 9.000 € de drogue planqués bien au chaud, ” je devais les remettre à quelqu’un. Je ne devais toucher que 350 € pour le transport ” depuis Nantes.

Des munitions au frais et au chaud

Avec trois téléphones dans sa voiture, une glacière pleine d’alcool et sa petite cargaison, S. “ne manquait pas de munitions” comme le fait remarquer la présidente Chantal Chassang. Mais il ne se rendait à Féniers que pour la musique, “j’aime la techno” assure-t-il sur un ton moyennement convaincant.

Aux gendarmes, il a refusé de donner le nom de son fournisseur, “parce que je n’ai pas envie que mes fils aient des représailles, dans la cité où ils sont”. L’homme a en effet quatre enfants, nés de deux femmes différentes et qu’il a peu vus, comme il le reconnaît lui-même : “à 49 ans, j’ai passé la moitié de ma vie en prison”.

Il voudrait “qu’on l’aide”, bénéficier “d’un suivi, même sur 10 ans. Parce qu’à chaque fois qu’on m’a condamné, je suis sorti en fin de peine sans suivi”. Ce qui n’est pas tout à fait vrai, a rappelé la procureure Soria, puisqu’en 2002, “vous aviez bénéficié d’un sursis avec mise à l’épreuve de 3 ans, et les trafics ont continué”.

Fini la Corrèze

Le parquet réclame 30 mois de prison ferme, et 6 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve. Son avocate, Me Colin tente d’atténuer la menace en montrant que la longue liste des condamnations s’était arrêtée en 2009.
Le tribunal corrézien a reconnu S. coupable de détention, de transport, d’acquisition de drogue en récidive, et l’a condamné à 24 mois de prison, dont 10 mois avec sursis et une mise à l’épreuve de 2 ans. Il doit respecter une obligation de soin et de travail. Et, Teknival ou pas, il lui est interdit reparaître en Corrèze.

Source : La Montagne

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