Il avait voulu tuer la fille d’un gendarme

Pour se venger, un repris de justice avait tiré sur une voiture transportant la fille d’un gendarme, en juillet 2017 à Lacroix-Saint-Ouen. Il sera jugé par les assises de l’Oise en janvier.

B9711303850Z.1_20170303203603_000+GNM8KOV4A.3-0Les jurés se réunissent à Beauvais du 17 janvier au 5 février.

 

La première session de la cour d’assises de l’Oise commence ce jeudi 17 par une affaire de viol sur mineur. Deux autres affaires de mœurs sont d’ailleurs à l’agenda des jurés réunis à Beauvais, jusqu’au 5 février.

Du mardi 22 au jeudi 24, ils examineront un dossier hors norme : celui de Stéphane Decrucq, 44 ans, un marginal de Lacroix-Saint-Ouen, commune de 4 000 habitants au sud de Compiègne. L’homme a déjà passé plus de vingt ans en prison, en majorité pour des atteintes aux personnes. En mars 2015, il avait par exemple répondu d’une agression à l’arme blanche sur un codétenu, à la maison d’arrêt de Compiègne. Le motif ? Il ne voulait pas lui cirer ses chaussures…

En juin 2017, Decrucq a attendu, visé et fait feu sur une voiture conduite par un gendarme, dans le but précis de tuer la fille du militaire. Il entendait ainsi se venger de l’homme qui l’avait interpellé, le privant d’assister aux obsèques de sa mère. Dans la même nuit, il tirera avec sa carabine sur une autre voiture, afin de faire diversion, sans savoir qu’il vise à nouveau des gendarmes, venus sillonner la forêt d’Halatte afin d’enquêter sur le premier coup de feu. Stéphane Decrucq est renvoyé pour tentative d’assassinat, la préméditation ayant été retenue par le juge d’instruction.

Le corps de sa mère dans la poubelle

Les 25, 28 et 29 janvier sera jugé Laurent Galopin, 48 ans, de Paillart, village de 600 habitants situé près de Breteuil, juste à la frontière avec le département de la Somme.

Le 10 avril 2016, le corps sans vie de Raymonde Galopin, 87 ans, originaire de Ham, avait été retrouvé dans une poubelle. C’est son fils en personne, revenu vivre au domicile maternel, qui avait alerté les gendarmes. Il expliquera ensuite avoir mis fin aux jours de sa mère à sa demande. Or, si la dame revenait d’un séjour à l’hôpital de Montdidier après une chute, plusieurs témoignages mettent en doute cette version. À l’époque, le maire de la commune avait confié au Courrier picard : « Elle était certes affaiblie mais pas en souffrance ».

Le 10 avril 2016, l’interpellation de Laurent Galopin s’avérera tumultueuse. Dans un premier temps, il se retranche chez lui, armé d’une carabine, menaçant de faire sauter la maison. Il se rendra au bout de trente minutes, convaincu par le négociateur de la gendarmerie.

Source : Courrier Picard

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