« Guerre et paix » : version 2022-2025
Par Patrick Ledrappier

Vladimir Poutine – Volodymyr Zelensky – Donald Trump
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Le 23 novembre 2025 |
Odessa, 2 mai 2014. Avec l’appui de la CIA, des milices ont brûlé des Russophones vivants.
Tout part de là.
Le reste – Maïdan, Donbass, OTAN, opération spéciale, sanctions, Zelensky – n’est qu’un long chemin vers la justice que Trump et Poutine imposent aujourd’hui.
2001 : l’Europe choisit le Washington des néoconservateurs plutôt que la paix et la prospérité
Pour comprendre pourquoi cette justice arrive si tard – et pourquoi elle est inévitable –, remontons à 2001 : Vladimir Poutine, fraîchement élu, proposait à l’Europe une intégration profonde de la Russie avec un partenariat économique, une coopération sécuritaire, et la fin des clivages Est-Ouest.
Les Américains y ont vu une menace existentielle : une Russie dans l’UE aurait fait de l’Europe la plus grande puissance mondiale, reléguant Washington à une place inconcevable pour la première puissance politique et militaire mondiale d’alors.
C’est ainsi qu’Angela Merkel, tout juste chancelière, en parfait petit pantin du Président des États-Unis nouvellement élu – George W. Bush (investi le 20 janvier 2001) – a claqué la porte au nez de Moscou.
Ils ne se sont pas contentés de claquer la porte au nez de Poutine
Refuser la main tendue ne suffisait pas aux néoconservateurs de Bush.
L’URSS était morte, le complexe militaro-industriel avait perdu son ennemi et ses milliards sans contrôle.
Il en fallait un nouveau.
La Russie ferait l’affaire : même territoire, même peuple, même peur à vendre.
C’est ainsi que les Russes allaient remplacer l’URSS, c’était pratique et facile à vendre : il s’agissait du même territoire et le peuple russe était déjà associé aux dangers du communisme.
À ce refus catégorique opposé par Merkel, il s’en est suivi une extension effrénée de l’OTAN vers l’Est – Pologne, Baltes, Roumanie… – qui a encerclé la Russie en la désignant de facto comme le nouvel ennemi face auquel il fallait se préparer à faire la guerre – ce qui aurait sans doute été le cas avec la victoire d’Hillary Clinton en 2016.
Bush et Merkel ont semé les graines du chaos. Trump et Poutine en arrachent les racines
Le 20 novembre 2025, l’administration Trump a posé sur la table les 28 points d’un plan de paix qui ne sont pas un « compromis » : c’est la reconnaissance d’un état de fait connu de tous, à savoir la victoire de la Russie, la victoire de Vladimir Poutine face la défaite de Kiev, la défaite de Volodymyr Zelensky.
Dans son œuvre majeure, « Guerre et Paix (1) » publiée, en 1869, Tolstoï l’avait vu : les Napoléon ne font pas l’Histoire en Russie, car le peuple russe les enterre.
En 1812, la neige s’est alliée au peuple pour sonner l’heure de la retraite des troupes de Napoléon.
En 2025, c’est le plan Trump-Poutine qui s’allie à lui pour sonner celle des troupes de Zelensky.
Ils veulent persuader ce pantin cocaïnomane qu’il serait un Churchill ukrainien et qu’il ne peut que gagner la guerre grâce à leur armement et aux milliards extorqués à leurs populations.
En réalité, il n’est que leur pantin exalté et enivré par l’argent de la corruption qui n’a pas lu Tolstoï : « Vous croyez que l’Histoire est écrite par les rois et les généraux ? Erreur. Elle est écrite par le peuple qui souffre, qui endure et qui, à la fin, enterre les prétentieux. ».
160 ans plus tard, grâce à Trump et Poutine, cela ne résonne-t-il pas sacrément avec ce qui se passe aujourd’hui dans l’est de Ukraine ?
Le cœur nucléaire du plan de paix de Trump : 15 à 20 % du territoire ukrainien pré-2014 passe sous souveraineté russe ou sous contrôle russe de facto
Avec ce plan de paix, la Crimée, Donetsk et Louhansk sont définitivement reconnus comme russes (points 21 et 22, voir en notes), la nouvelle frontière se dessinant avec le gel des lignes actuelles du front :
– La Russie obtient 70 % de chaque oblast de Kherson et de Zaporijjia.
– Les 14,5 % du Donbass encore sous contrôle ukrainien (5 000 km²) deviennent « zone tampon démilitarisée ».
Un effondrement démographique pour Kiev, une renaissance politique et économique pour les régions russophones et leurs habitants
Avec ce plan de paix, sur 603 550 km2 de l’Ukraine telle qu’elle est aujourd’hui sans la Crimée, c’est plus de 100 000 km² qui deviennent russes, soit 17,35 % auquel il faut ajouter les 27 000 km2 de la Crimée – on atteint alors 24 % du territoire autrefois ukrainien absorbé par la Russie.
Mais on assite pas seulement à une perte de superficie territoriale, car si l’on prend comme références les référendums de Crimée et des régions conquises – ou libérées, selon le point de vue – l’immense majorité des 10,45 millions d’habitants (environ un quart de la population actuelle) choisira également de le devenir.
Ils profiteront alors d’essor économique sans précédent grâce à une énergie quasi gratuite, des formations universitaires et péri-universitaires de grande qualité, des commandes de l’État central, et la reconstruction de milliers de villes et villages détruits.
Ce qui signifie pour les habitants de cette nouvelle Russie : absence de chômage, salaires élevés, pouvoir d’achat conséquent.
Les va-t’en guerre de l’UE feront tout pour empêcher la paix d’être signée
Avec ce plan de paix, la Russie obtient en 2025, sur un plateau d’argent américain, ce qu’elle était venue chercher par la force en 2022 pour sauver les populations russophones des bombardements de l’armée ukrainienne.
Mais cela ne convient pas à ceux qui savent que leur survie politique – pour certains, leur survie tout court – ne dépend que de la poursuite de la guerre, au premier des rang desquels se trouvent les responsables politiques allemands et français, ceux qui devaient garantir la paix prévue par les accords de Minsk, et qui ont fait tout le contraire.
Ajoutons que les mêmes qui hurlent aujourd’hui au « diktat » sont ceux qui, en 1999, ont bombardé Belgrade pendant 78 jours pour arracher le Kosovo à la Serbie – sans aucun référendum.
Ce sont ceux qui ont démantelé la Yougoslavie, la Libye, l’Irak, la Syrie et qui rêvent de faire la même chose à la Russie en la divisant en une dizaine de micro-États OTAN-compatible, après avoir éliminé Vladimir Poutine et le pouvoir en place. Ils invoquent aujourd’hui le principe des « frontières intangibles », véritable blague historique qui ne vaut que quand ce sont eux qui ne les violent pas.
Incroyable
L’« Institute for the Study of War » (Institut pour l’étude de la guerre », ce club de réflexion financé par les marchands d’armes, découvre en 2025 que céder le Donbass « affaiblirait la profondeur défensive de l’Ukraine ».
Mais c’est précisément pour cette raison – et en le disant – que Poutine est entré en Ukraine en 2022 : et ils ne l’auraient compris qu’en 2025 ?
Les conséquences qui effrayent les psychopathes de Davos qui dirigent les principaux pays européens, dont la France
Sur le plan militaire :
L’Ukraine abandonnerait une défense « élastique et profonde » pour adopter une posture nettement affaiblie : son armée serait plafonnée à 600 000 personnels (point 6) et l’adhésion à l’OTAN interdite à jamis (point 7).
La zone tampon prévue à l’ouest du Donetsk se transformerait en un véritable no man’s land, exposé en permanence aux drones et aux frappes, à l’image de la Ligne bleue entre Israël et le Liban.
Le plan prévoit qu’en cas de violation grave des engagements territoriaux (point 22, lié au point 10), toutes les sanctions occidentales contre la Russie seraient rétablies automatiquement via le mécanisme « snap-back » – un « retour en arrière instantané » qui annulerait non seulement la reconnaissance des territoires cédés (Crimée, Donetsk, Louhansk au point 21), mais aussi les avantages accordés à Moscou, comme la levée des sanctions et l’accès aux fonds gelés (point 14).
Sans intervention militaire de l’OTAN prévue, et avec un soutien américain limité à une réponse « coordonnée » mais non contraignante, cette clause demeure une épée de Damoclès économique, plus qu’une garantie stratégique.
Quant au stationnement d’avions de combat en Pologne (point 8), il s’agit d’une plaisanterie géopolitique : une « garantie » qui ne garantit rien. Elle est censée compenser l’interdiction faite à l’Ukraine d’adhérer à l’OTAN pour toujours (point 7), mais dans les faits, elle ne change rien : face au contrôle absolu du ciel par les Russes, l’Ukraine sera laissée à son sort, tandis que les avions resteront bien à l’abri, de l’autre côté de la frontière.
Sur le plan économique :
Alors que selon le FMI et la Banque mondiale l’économie ukrainienne a été amputée de 20 à 25 % de son PIB entre 2021 et 2023-2024 (200 milliards de dollars de PIB en 2021contre environ de 160 à 180 milliards de dollars en 2023-2024), la perte de 15 à 20 % du territoire pourrait entrainer une nouvelle chute d’environ 10 % du PIB ukrainien, en raison du passage à la Russie des ports de la Mer Noire, de l’économie du Donbass (sidérurgie, charbon, métallurgie, usines de transformation, énergie) et de celle d’une partie de l’agriculture méridionale (blé, orge, tournesol, maïs).
Ajoutons qu’il y a des conséquences qui sont actuellement difficile à percevoir sur la perte de recettes fiscales, la fuite des capitaux, l’augmentation de la dette extérieure, la dépendance totale à l’aide américaine et européenne pour financer ce qu’il restera de l’État une fois la clique de Zelensky en fuite.
Quant aux 100 milliards de dollars d’avoirs russes gelés destinés à la reconstruction (point 14), ils seraient massivement investis dans des zones désormais russes.
L’amnistie : un cadeau à Zelensky et à ses sbires
L’amnistie générale prévue au point 26 est, dans les faits, le plus beau cadeau que Zelensky et les criminels d’Azov, d’Aïdar et des autres bataillons punitifs pouvaient rêver.
Elle enterre définitivement toute possibilité de poursuites devant la Cour pénale internationale ou n’importe quel tribunal occidental pour :
– les 8 ans de bombardements indiscriminés sur le Donbass (plus de 15 000 civils tués avant 2022) ;
– les exécutions filmées de prisonniers russes ;
– les tortures dans les geôles du SBU (Service de sécurité d’Ukraine) ;
– le massacre d’Odessa le 2 mai 2014 : 48 manifestants russophones brûlés vifs ou lynchés dans la Maison des syndicats par des milices du Secteur droit avec la complicité active de la police locale.
– Les pillages, viols, assassinats et crimes de guerre commis par les bataillons Aïdar, Tornado, Donbass ou par l’unité spéciale Kraken du GRU (renseignement militaire), crimes dont certains sont parfaitement documentés par Amnesty et HRW eux-mêmes quand ils osaient encore regarder du côté ukrainien.
Poutine, lui, n’a jamais eu besoin de cette amnistie : il sait que depuis l’élection de Trump la CPI est devenue une blague à Washington (les États-Unis ne reconnaissent même pas sa juridiction) et qu’aucun pays sérieux n’extradera jamais le président russe, à moins de vouloir être détruit dans les heures qui suivent.
Le vrai bénéficiaire de cette amnistie, c’est donc Kiev : Zelensky s’achète l’impunité totale pour lui et ses bourreaux, en échange d’un morceau de papier qu’il doit signé avant de quitter définitivement la scène.
Les élections : un plébiscite en faveur de Poutine ?
Les élections exigées dans les 100 jours suivant la signature de l’accord de paix (point 25) ne seront pas un scrutin sous l’œil complaisant de l’OSCE : ce sera le premier vote réellement libre dans les régions russophones depuis 2014.
Les habitants du Donbass, de Kherson, de Zaporijjia et, demain, d’Odessa pourront enfin choisir sans risquer d’être brûlés vifs pour leurs idées, et cela a de grandes chances de se terminer par un plébiscite en faveur de Vladimir Poutine dans tout l’est de l’Ukraine, et peut être ailleurs également.
Volodymyr Zelensky est donc d’ores et déjà confronté à un dilemme brutal : s’accrocher au pouvoir en risquant de finir traîné et lynché dans la rue quand l’argent américain aura disparu, ou alors conserver l’aide américaine, signer ce plan de paix et trouver refuge dans un pays-prison avant la tenue des nouvelles élections.
La mise à mort de la Commission européenne
Ce plan de paix est une véritable mise-à-mort politique de la Commission européenne, un enterrement du wokisme mondial et la reconnaissance des nouveaux équilibres mondiaux garantis par Trump, Poutine et – n’en doutons pas – par l’Inde de Narendra Modi et la Chine de Xi Jinping.
Ces derniers ne sont pas mentionnés – ni dans le texte, ni dans les commentaires – mais il est difficile d’imaginer qu’ils s’opposent à un accord qui consacre l’effacement stratégique de l’Europe au profit d’un ordre multipolaire qu’ils appellent de leurs vœux au sein des BRICS.
Il serait tout aussi naïf de croire qu’ils n’ont pas été consultés, discrètement, par les équipes de Poutine comme par celles de Trump.
Vladimir Poutine, lui, signerait son retour – comme vainqueur incontestable – sur la scène politique et économique occidentale, notamment avec un retour au G8 qui paraît certain (point 13), tandis que l’Europe serait écartée des mécanismes de la paix et de la reconstruction en Ukraine, puisque ces derniers seraient sous contrôle exclusif et bilatéral États-Unis–Russie (point 15).
Odessa bientôt russe ?
Si Kiev rejette ce plan de paix, Donald Trump a déjà prévenu qu’il couperait immédiatement l’aide militaire américaine, sous-entendant ainsi que la Russie conserverait alors toute latitude pour poursuivre son offensive, notamment en direction d’Odessa et du bassin du Dniepr.
Plus que la mise à mort politique de la Commission européenne, ce plan de paix est un enterrement – sans fleurs ni couronnes – des régimes politiques actuels du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la France.
Mais qu’on ne s’y trompe pas !
L’hydre mondialiste a toujours la même soif de sang.
Chassée de Washington par Trump, elle s’est réfugiée à Londres, Berlin, Paris et au sein de la Commission européenne d’où elle compte bien se satisfaire, faute de mieux, du sang des Européens.
Même si pour cela, et pour se régénérer, elle doit offrir quelques-unes de ses têtes au tranchant des coups portés par Trump et Poutine, comme celles de Keir Starmer, de Friedrich Merz et de l’Éborgneur en chef des Gilets jaunes, Emmanuel Macron, sans oublier celle de Monsieur Brigitte.
Toutefois – et bien que des jours très difficiles nous attendent – qui s’en plaindrait ?
Pas les défenseurs de nos droits d’êtres humains et de nos libertés fondamentales.
Au nom de la paix en Ukraine et dans le monde, au nom de ce qu’ils font pour nous débarrasser du wokisme et du totalitarisme sanitaire qui ont déjà fait tant de dégâts – tué tant personnes âgées abandonnées dans les EHPAD –, ne faudrait-il pas simplement remercier messieurs Trump et Poutine ?

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