Guadeloupe : un gendarme et sa femme tuent leur agresseur en se défendant

Le bassin paradis est situé près des chutes du Carbet  (Photo D.C)

Le bassin paradis est situé près des chutes du Carbet (Photo D.C)

Attaqués jeudi par un homme armé d’une machette, un gendarme en repos et son épouse ont tué leur agresseur. La thèse de la légitime défense est privilégiée par le parquet.  Le militaire est blessé et le couple est en état de choc. 

Nouveau drame de la violence en Guadeloupe quelques jours après la visite du ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve qui a annoncé des renforts dans une île où les meurtres se succèdent à un rythme inquiétant.

Un homme, soupçonné de l’agression d’un gendarme et de son épouse jeudi dans un parc de Guadeloupe, a été retrouvé mort après les faits, a-t-on appris vendredi auprès de Samuel Finielz, procureur de la République de Basse-Terre, qui privilégie la thèse de la légitime défense. Deux enquêtes ont été ouvertes, confiées à la section de recherches de la gendarmerie de Pointe-à-Pitre, “une première enquête criminelle pour tentatives de meurtres et tentative de viol aggravé sur l’une des deux victimes […] et une seconde enquête pour recherche des causes de la mort”, afin d’éclaircir les circonstances du décès, a indiqué M. Finielz à l’AFP.
D’après les éléments recueillis, le gendarme et son épouse étaient “allongés sur les rochers” dans un secteur touristique du Parc des Mamelles, non loin du bassin paradis situé près des chutes du Carbet, à Capesterre-Belle-Eau, quand un individu armé d’une “machette” aurait approché la femme, qui “a crié”.

Il y a eu une “première lutte”, le gendarme recevant “un coup sur l’avant-bras droit”, le couple prenant ensuite la fuite, poursuivi par l’homme armé, “sur un terrain escarpé” le long de la rivière.
Au bout d’une “distance certaine”, le gendarme, réalisant que le poursuivant les rattrapait, aurait alors “décidé de faire face à l’agresseur”.
Celui-ci aurait “pris le dessus”, s’emparant d’une pierre de sa main libre pour “tenter de frapper” le gendarme, qui a “appelé son épouse à l’aide” en maintenant la machette à distance de son corps.
Son épouse “vient à son secours et frappe l’agresseur avec une pierre”, a expliqué M. Finielz, puis le couple prend la fuite, avant d’alerter les
secours.

Traités comme des victimes 
L’homme a été retrouvé mort dans cette ravine. Selon M. Finielz, “les constatations faites sur le corps et les pièces à conviction saisies sur lui ne laissent guère de doutes sur ses intentions de violence sexuelle et de meurtre“.
Le couple est “en état de choc”: “Ils sont avant tout des victimes et sont traités comme des victimes”, indique M. Finielz.
Le gendarme souffre de “blessures à l’arme blanche, de coups et de morsures donnés par l’agresseur”. Il doit subir une “intervention
chirurgicale” et bénéficie d’une ITT de “28 jours”.
Une autopsie de l’homme décédé, toujours non identifié vendredi matin, doit avoir lieu mardi.
Avec AFP

Source : L’ Essor

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