Gendarmerie. Un hélico en renfort estival

L'équipe apprécie particulièrement ces détachements estivaux, plus axés sur...

L’équipe apprécie particulièrement ces détachements estivaux, plus axés sur l’assistance à la personne que sur la répression.

Tous les ans, avec leur hélicoptère, ils viennent en renfort estival pour des missions de sauvetage. L’équipe de gendarmerie aérienne, composée d’un pilote, un mécanicien et un plongeur, intervient presque tous les jours pour assister des personnes en difficulté.

Tous les étés, de mi-juillet à mi-août, une équipe aérienne de gendarmerie est détachée à Lannion, en renfort des effectifs départementaux. Leur hélicoptère est adapté pour les sauvetages, plus fréquents en forte période estivale. Détachée de Rennes, l’équipe est composée d’un pilote, d’un plongeur et d’un mécanicien. Mission : des interventions auprès de personnes en difficulté ou disparues. « On a en moyenne une intervention par jour », expliquent Jean, Loïc et Sam, respectivement adjudant, lieutenant et adjudant-chef.

Rapidité d’intervention

La plupart des sauvetages concernent des nageurs ou plongeurs en difficulté, des personnes piégées sur des rochers par la marée montante, des avaries de bateaux, voire des disparitions. L’écureuil AS350, hélico rapide et léger, est, lors de ces missions, d’une aide précieuse : « On est sur place très rapidement, contrairement aux bateaux pour lesquels les conditions d’intervention sont souvent délicates. » Entre la météo et les nombreux récifs de la côte, la tâche est moins facile sur mer qu’en l’air : « Avec l’hélicoptère, on ne risque pas de se prendre un rocher ! L’autre avantage, c’est qu’en altitude, on a une vue panoramique qui nous permet de repérer facilement les anomalies. » L’appareil est équipé d’un système de treuillage qui permet de remonter des personnes conscientes ou non. Complémentaire, l’équipe peut être en quelques minutes sur le lieu d’intervention. Elle couvre les Côtes-d’Armor et le nord Finistère ; il lui faut jusqu’à 25 minutes pour arriver sur les lieux les plus éloignés de son périmètre.

 

Fausses alertes

Impossible, malheureusement, d’éviter des déplacements inutiles. « Il arrive souvent qu’on nous signale la bouée d’un plongeur isolée. Difficile de savoir si la personne a simplement regagné le rivage sans prévenir les secours, ou si elle est en difficultés. » Il s’agit le plus souvent d’une fausse alerte et l’équipe engage alors des secours pour rien. Mais une grande partie des interventions s’avère utile voire vitale. Récemment, l’équipe a contribué à retrouver une personne handicapée qui avait perdu son groupe. « Il n’y a pas que le littoral, on est aussi envoyés dans les terres. C’est le plus souvent le Cross (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) qui demande une intervention. « On travaille aussi dans une bonne collaboration avec la gendarmerie et les pompiers. »

Parenthèse motivante

Pour les équipiers, ce détachement estival est toujours apprécié. Le travail n’est pas le même : « Le reste de l’année, il y a un aspect plus judiciaire, même si on reste aussi dans la recherche de personnes. C’est beaucoup de l’investigation dans le cadre d’enquêtes, souvent en coopération avec la police. » Le plus souvent, ils s’occupent de la recherche de corps ou d’armes ayant servi à commettre un crime, de la surveillance des routes ou de la pêche, ou encore des manifestations. Pendant le détachement estival, l’équipe intervient uniquement en cas d’urgence. « C’est très motivant de venir l’été. Ici, on est dans le sauvetage et non la répression. Le rapport avec les gens est beaucoup plus positif. Normal qu’ils soient plus souriants quand on vient les sauver que quand on leur passe les menottes ! »

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