Gendarmerie : le préfet affronte la fronde des élus

Le colonel Sébastien Gay et le préfet Jean-Marc Sabathé ont dû faire face à une fronde des élus lors de la présentation du projet de réorganisation des brigades de gendarmerie de la Montagne Noire./Photo DDM, Roger Garcia.

Le colonel Sébastien Gay et le préfet Jean-Marc Sabathé ont dû faire face à une fronde des élus lors de la présentation du projet de réorganisation des brigades de gendarmerie de la Montagne Noire./Photo DDM, Roger Garcia.

La gendarmerie du Mas-Cabardès est de l’histoire ancienne. Dans quelques semaines, la brigade devrait fermer ses portes. C’est en tout cas le souhait du préfet qui s’est heurté hier à des élus de la Montagne Noire.

Ils étaient mobilisés, écharpes tricolores sur les épaules, le 25 mars dernier devant la brigade du Mas-Cabardès, pour s’opposer au départ des derniers gendarmes encore en poste. Hier, réunis en préfecture à l’invitation du préfet Jean-Marc Sabathé, les élus de la Montagne Noire ont fait front. Pas question pour eux de lâcher l’un des derniers services publics encore présent sur leur territoire. Le représentant de l’État, avait, selon lui, tenté d’y mettre les formes, ne souhaitant pas proposer un projet de réorganisation sans tour de table. Peine perdue ? Jean-Marc Sabathé le reconnaît sans ambages : «j’ai dû faire face à des vents contraires».

Le projet prévoit de renforcer les effectifs de la brigade de Conques-sur-Orbiel, en portant son effectif à treize militaires.

En fermant le Mas-Cabardès, où l’on ne compte plus que deux gendarmes dont un gendarme adjoint, la gendarmerie propose de porter les effectifs à 11 gendarmes répartis entre les brigades de Saissac et de Cuxac-Cabardès. Selon le préfet, la brigade de Conques serait donc plus autonome et apte à gérer les faits de délinquance qui se concentrent à 65 % sur ce secteur, par rapport au reste de la Montagne Noire.

Jean-Marc Sabathé va donc faire «remonter» sur Paris le projet qui lui «paraissait bon» mais également indiquer à son autorité de tutelle, que celui-ci est largement critiqué par les élus.

Il est vrai que proposer le démantèlement d’une brigade de gendarmerie (même à l’activité faible) dans le contexte social existant, ne pourrait s’apparenter à une promenade de santé.

L’explication de texte ayant été réalisée, le projet de réorganisation des brigades de la Montagne Noire peut-il être abandonné ou revu ? S’il ne l’est pas la fermeture de la brigade du Mas-Cabardès interviendra dès le mois de septembre. Entre-temps, la brigade de Carcassonne aura elle aussi fermé ses portes au profit justement de celle de Conques-sur-Orbiel.

Source : La Dépêche

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