Fusion des réserves : Il ne faut pas en parler avant que l’ANORGEND communique

Profession Gendarme a lu pour vous sur Armée-Média un article concernant la fusion des réserves.

En clair il s’agit de la fusion des réserves de la Gendarmerie Mobile avec les réserves de la Gendarmerie Départementale .

Profession gendarme vous livre l’intégralité de cet article à l’intention de ses amis réservistes :

Reserve gie
Le 10 novembre 2014, le général de division Alain Coroir, délégué aux réserves de la gendarmerie, a annoncé par message aux commandants de régions et aux titulaires de commandements la décision du DGGN de mettre en oeuvre la réforme territoriale de la réserve qui consistera à fusionner les réserves opérationnelles de la gendarmerie mobile avec celles de la gendarmerie départementale.
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En clair, les réservistes de la mobile vont disparaître à très court terme et être intégrés à la GD.
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Est-ce un bien qui permettra d’alléger les charges de gestion et d’optimiser l’emploi des réservistes?
Est-ce un mal qui, en cette période d’instabilité, va voir disparaître des unités constituées qui pourraient s’avérer utiles pour sécuriser les zônes troublées?
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Nous ne saurions répondre à ces questions.
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Toujours est-il que cette annonce a fait réagir une des deux plus importantes associations de réservistes gendarmerie qui, à travers un communiqué publié sur son site et une lettre adressée à ses adhérents, s’insurge contre l’autre.
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Les faits :
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Le 14 novembre, RESGEND, association nationale des réservistes et des sympathisants de la gendarmerie publie sur son site le communiqué interne du général Coroir qui traite de la mise en oeuvre de la fusion des réserves opérationnelles de la gendarmerie mobile et de la gendarmerie départementale, avec son autorisation expresse.
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L’ANORGEND, fédération nationale des réservistes opérationnels et citoyens de la gendarmerie nationale, a vu d’un très mauvais œil ce communiqué précipité de RESGEND. N’y voyant que la volonté de récupération et celle de faire un scoop, elle le fait savoir sur son site.
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Extrait lu sur le site de l’ANORGEND :
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… Outre le fond qui préoccupe nombre de réservistes de tous grades comme on peut le comprendre, c’est aussi et surtout le fait que ce message a été relayé par une association sur les réseaux sociaux sans plus de justification que la volonté de récupération et de transmission d’un scoop, sans mesurer les conséquences néfastes de ce geste ni la situation embarrassante dans laquelle se sont retrouvés nombre de cadres d’active et de réserve.
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Cette joute préfigure t’elle l’ambiance qui régnera entre les futures associations professionnelles de la gendarmerie ou n’est-ce qu’une réaction épidermique d’une association qui n’a pas apprécié de se faire coiffer au poteau en matière de communication ?
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Candide, j’imaginais qu’une association de réservistes avait pour préoccupation de fédérer et représenter ses adhérents, voire de faire des propositions pour améliorer leurs conditions de travail, et qu’elle n’avait pas spécialement pour rôle de dénigrer une autre association qui informe ses lecteurs sur une décision officielle.
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Les adeptes de la « communication maîtrisée », peu enclins à la liberté d’expression et de communication ont beau se débattre, je crains qu’ils ne puissent stopper les progrès initiés par les deux arrêts de la CEDH et qu’ils devront s’habituer aux formes de l’expression et de la communication libres qu’ils engendrent.
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Michel Munier

 

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