FRIVILLE-ESCARBOTIN Le lieutenant Lestrelin quittela brigade de gendarmerie

Le lieutenant Étienne Lestrelin quitte la brigade de Friville-Escarbotin. Il restera marqué par l’affaire Eclachrome et le crash de l’ULM à Ault en 2015.


Le major Racine (à gauche) prendra le commandemement de la brigade de Friville après le départ du lieutenant Lestrelin.

Le major Racine (à gauche) prendra le commandemement de la brigade de Friville après le départ du lieutenant Lestrelin.

Après deux ans à la tête de la brigade de Friville-Escarbotin le lieutenant Étienne Lestrelin quitte, à la fin du mois de juillet, le Vimeu pour Amiens, où il rejoint la section de recherches. C’est le Major Thierry Racine qui prendra le commandement de la brigade de Friville. Le lieutenant revient sur son expérience.

Quels sont vos souvenirs marquants des deux dernières années ?

Les gros événements resteront le crash de l’ULM à Ault, en mai 2015 et le dossier Eclachrome bien sûr. Les arrivées de caravanes des gens du voyage restent un dossier récurrent, parfois délicat à gérer. Plus anecdotique, je me souviens d’un accident entre un train et un tracteur tondeuse qui n’a fait aucun blessé mais a causé une grosse frayeur à la conductrice de la tondeuse.

Quel genre de délinquance rencontre-t-on dans le Vimeu ?

Ce qui m’a particulièrement frappé, c’est le nombre d’interventions que l’on fait auprès de personnes alcoolisées. Beaucoup de violences, notamment au sein des familles sur fond d’alcool. Certaines semaines, nous pouvons intervenir jusqu’à trois fois dans la même famille. Nous essayons d’y donner des réponses fortes en mettant les auteurs en garde à vue systématiquement. Tous ces faits sont signalés auprès d’assistantes sociales mais restent élevés. Nous sommes appelés environ un jour sur deux.

Et qu’en est-il de la délinquance routière ?

Elle est aussi marquée par l’abus d’alcool. Cependant, grâce à des contrôles renforcés sur les routes et notre radar mobile, nous avons moins d’accident, environ un ou deux par mois depuis quelques mois.

Comment les gendarmes sont-ils perçus par la population ? Ressentez-vous une différence avec ce que vous avez pu vivre dans d’autres régions ?

Oui, tout à fait. Dans le Vimeu, je me rends compte que les gens ont le respect de l’uniforme. On le voit lorsque l’on croise des enfants impressionnés. De façon générale, la gendarmerie ici est un service de proximité. Nous recevons 15 à 20 visites par jour d’habitants qui viennent pour porter plainte ou chercher une information concernant la revente d’une voiture ou un problème de voisinage. Les gendarmes interviennent parfois sans qu’il y ait de suite, juste pour calmer une situation.

Quelle est votre prochaine destination ?

Je vais à Amiens, à la section de recherches où je m’occuperai des affaires de délinquance dites « en cols blancs ». Je ferai un travail d’enquête, cette fois, sans uniforme.

Propos recueillis par

Camille Pineau

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