Florence Guillaume, 47 ans, devient la plus jeune générale de gendarmerie

Florence Guillaume est la sixième femme à accéder aux étoiles de générale de gendarmerie. À 47 ans, elle est l’officier supérieur le plus jeune nommé à ce poste.

L’officière Florence Guillaume est devenue l’une des sept colonels de la gendarmerie promus généraux, ce dimanche 1er mai. Âgée de 47 ans, elle devient la plus jeune générale de l’histoire de la gendarmerie nationale détrônant ainsi le général Roland Gilles, nommé à 48 ans.

Formée à Saint-Cyr

« Devenir générale est tout un parcours », a-t-elle affirmé sur Franceinfo au lendemain de sa nomination. Fille d’un officier de l’armée de terre passé en gendarmerie, elle a intégré la promotion commandant Morin à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1994.

Fraîchement diplômée, elle fait ses premiers pas en gendarmerie mobile en tant que commandant du peloton d’intervention de l’escadron d’Arras (Nord) avant de servir comme officier de presse au sein du Sirpa (service d’information et de relations publiques des armées) gendarmerie. Elle a occupé par la suite de nombreux postes opérationnels au sein de la gendarmerie nationale.

Première femme admise au Centre des hautes études militaires (CHEM), elle a commandé le groupement de gendarmerie de l’Ain d’août 2016 à juillet 2019. Jusqu’à sa nomination, elle a été conseillère gendarmerie au cabinet du Premier ministre à Matignon.

Apporter de la mixité dans les équipes

Elle devient la sixième femme à parvenir aux étoiles. Longtemps réservé aux hommes, le monde de la gendarmerie se féminise peu à peu depuis le décret de 1983, autorisant l’accès des femmes aux corps des officiers et sous-officiers de gendarmerie.

En 2020, la gendarmerie comptait dans ses rangs 20,1 % de femmes sous statut militaire contre 1 % en 1983, selon le ministère de l’Intérieur.

Ce phénomène s’est d’ailleurs accéléré à partir de la suppression, en 1998, des quotas restrictifs visant à plafonner le recrutement féminin. « Depuis vingt ans, il y a eu une accélération, une prise de conscience de ce que pouvait apporter la mixité dans les équipes », estime la nouvelle générale.

Source : Ouest-France

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