En Bretagne, les gendarmes du ciel passent à l’été en cadence soutenue

Jusqu’à mi-août, la section aérienne de gendarmerie de Rennes (SAG) opère l’un de ses deux hélicoptères dans les Côtes-d’Armor, notamment pour des missions côtières depuis l’aéroport de Lannion. Un déploiement estival au terme d’une année bien remplie, marquée par des opérations assez intenses et l’ouverture d’une antenne GIGN à Caen (Normandie) qui a exigé une densification des compétences de la SAG.

Recherches de personnes, manifestations sociales, rave-party, violences intra-familiales, Tour de France… Comme leurs camarades « terrestres » des brigades territoriales ou des escadrons mobiles, les gendarmes du ciel du groupement des forces aériennes de gendarmerie de l’ouest (GFAGO) ont cette année encore été particulièrement mobilisés.

Le chef d’escadron Christophe Barré, commandant de la section aérienne de gendarmerie de Rennes (SAG) et le colonel Henri de Rosnay, commandant du groupement des forces aériennes de la gendarmerie Ouest jusqu’à cet été. | OUEST-FRANCE.
Le colonel Henri Dulong de Rosnay a commandé le groupement des forces aériennes de la gendarmerie (GFAGO) de 2017 à 2021. | OUEST-FRANCE.

« En heures de vols, le GFAGO représente environ chaque année 10 % de l’activité des forces aériennes de gendarmerie au niveau national. Et dans cette part, la section aérienne de Rennes (SAG) c’est 40 % », explique le colonel Henri de Rosnay qui va rendre le commandement des GFAGO pour prendre celui de forces aériennes de gendarmerie en Ile-de-France. Il pilotera aussi l’intégration prévue à partir de 2023 du nouvel hélicoptère H -160 dans les forces aériennes de la gendarmerie nationale.

Soit un total avoisinant les 1 800 heures de vols en volume annuel total pour les trois détachements aériens de l’ouest (Rennes, Tours et Saint-Nazaire) dont 820 heures environ pour la seule section aérienne de Rennes.

Des rodéos urbains aux rave partys

Parmi les dernières « grosses » opérations auxquelles ont contribué les hélicoptères de la gendarmerie de l’Ouest, il y a eu notamment la rave party des 18 et 19 juin à Redon : deux appareils, l’EC-135 de Rennes et un AS350 Écureuil de Tours, et un drone avaient été mobilisés, ainsi qu’un plongeur embarqué de la brigade nautique de Lézardrieux. Des moyens avaient été aussi déployés sur d’autres rassemblements interdits dans les Côtes-d’Armor, le Finistère ou le Morbihan.

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Comme chaque été, l’AS350 Écureuil de la section aérienne de gendarmerie de Rennes est déployé entre la mi-juillet et la mi-août dans les Côtes-d’Armor, à partir de l’aéroport de Lannion. | OUEST-FRANCE.
L’hélicoptère AS350 Écureuil de la section aérienne de gendarmerie de Rennes (SAG) en maintenance dans le hangar de Saint-Jacques-de-la-Lande. | OUEST-FRANCE.

« Cette année, nous avons aussi été engagés sur des « rodéos » urbains sur les secteurs de Nantes, Angers ou Cholet. L’hélicoptère permet de déceler plus rapidement qu’avec des moyens terrestres, de repérer, et permettre à un premier groupe d’intervention de s’installer ».

Ce fut le cas aussi pour rechercher l’auteur des coups de couteau mortels à l’encontre d’une policière municipale, le 28 mai, à La Chapelle-sur-Erdre. Le périmètre réglementaire d’intervention du GFAGO peut parfois être largement dépassé en fonction des besoins opérationnels. « Un hélicoptère est parti de Tours pour appuyer le dispositif de recherche d’un fugitif en Dordogne, fin mai ».

Montée en compétence pour le GIGN de Caen

L’ouverture d’une antenne du GIGN à Caen, depuis le 1er avril 2021, a amené les gendarmes du ciel à adapter leur fonctionnement. « La montée en puissance du GIGN à Caen implique des besoins en termes d’entraînement, notamment en aérocordage, et en tir embarqué dont nous effectuons des séances sur un site à Lorient », explique le chef d’escadron Christophe Barré, commandant de la section aérienne de gendarmerie (SAG) de Rennes, basée sur le site aéroportuaire de Rennes-Saint-Jacques.

Le chef d’escadron Christophe Barré, commandant de la section aérienne de gendarmerie (SAG) de Rennes. | OUEST-FRANCE.

Pour permettre les roulements de personnels de la SAG (huit pilotes, sept mécaniciens et quatre opérateurs d’aérosurveillance), l’équipage « standard » passe de deux pilotes et un mécanicien embarqué à un pilote et un mécanicien. « Cela implique un effort collectif de formation et une montée en compétences technique des personnels ».

Un hélicoptère de Rennes à Lannion cet été

Comme chaque été, la section aérienne de gendarmerie de Rennes déporte une partie de ses effectifs et l’hélicoptère Écureuil vers les Côtes-d’Armor pour assurer des interventions de sauvetage côtier depuis le site de l’aéroport de Lannion. Un déploiement organisé cette année du 10 juillet au 16 août inclus.

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Pendant un exercice de sauvetage côtier, en juin 2020, entre la brigade nautique de Lézardrieux (Côtes-d’Armor) et la section aérienne de gendarmerie de Rennes. | OUEST-FRANCE.
Un gendarme s’apprête à être déposé sur le pont arrière de la vedette de la brigade nautique de gendarmerie de Lézardrieux. | OUEST-FRANCE/PASCAL SIMON.

« C’est un dispositif constitué par roulement de sept jours d’un pilote, d’un mécanicien, d’un opérateur aéro-surveillance et d’un plongeur de la brigade nautique de gendarmerie de Lézardrieux », explique le chef d’escadron Christophe Barré, commandant de la SAG de Rennes. L’Écureuil, équipé d’un treuil reçoit aussi un dispositif spécifique pour ces missions en secteur côtier : bac de plongeur, filtres « anti-sable » pour protéger la motorisation, dispositif de flottaison sur les patins, etc…

Source : Ouest-France

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