DROIT de Réponse adressé par le Cne GAUTIER (e.r.)

Droit de Réponse

Le Capitaine GAUTIER a transmis à la rédaction de Profession-Gendarme un Droit de Réponse, en vertu de l’article 13-1 de la Loi du 29 juillet 1881, à la suite de la publication d’une revue de presse intitulée “EXCLUSIF.Mayotte : drogue, gendarmes et juges, la stupéfiante affaire“.

Nous publions ce droit de réponse à l’intention de nos lecteurs :

Capitaine de gendarmerie (ER)

Gérard GAUTIER                                                                                   A RENNES, le 15 octobre 2013

                                                                  

            

                 LA STUPEFIANTE AFFAIRE DE MAYOTTE : LA VERITE

En ce qui concerne le décès de ROUKIA SOUNDI : Le GIR de MAYOTTE n’est en rien responsable de sa mort. En effet, selon les expertises du 4 juillet 2011 et celles d’avril 2013, ROUKIA est morte d’une overdose d’HEROINE et – TRES IMPORTANT – qu’aucune trace de COCAINE n’a été découverte lors de ces investigations scientifiques ! 

Hors, les 2 grammes de « poudre » remis par l’informateur “immatriculé” du GIR à un policier le 2 décembre 2010 ont été testés comme de la COCAINE et non de l’HEROINE !

Un gramme a été utilisé pour les tests, le gramme restant a été restitué le 16 décembre 2010, certes imprudemment et cela constitue une erreur qui a été reconnue immédiatement par le policier concerné et confirmée lors de sa garde à vue diligentée par les services inspection de la Gendarmerie et de la Police le 14 mai 2011 à MAYOTTE.

Les versions des deux informateurs mis en examen, qui mettent en cause des personnels du GIR dans le décès de ROUKIA SOUNDI ne reposent ainsi sur aucune base factuelle sérieuse.

En outre, il est important de rappeler que le capitaine GAUTIER n’est pas mis en examen dans ce dossier et qu’un de ses gendarmes a vu sa mise en examen annulée.

Quant aux divulgations de communications téléphoniques dans l’article du POINT N° 2131  du 18 juillet 2013, elles constituent une violation du secret de l’instruction dénoncée le 19 juillet 2013 dans un communiqué de presse par le Procureur Général de la Cour d’Appel de la REUNION.  Ce haut magistrat rappelle par ailleurs qu’un juge d’instruction ne peut instruire que sur les seuls faits dont il est saisi…

Dernier point, la doyenne des juges d’instruction de NANTERRE n’a pas oublié de prolonger la garde à vue du capitaine GAUTIER et de l’un de ses ex-collaborateurs, les policiers mahorais sont seulement arrivés en retard de 5 minutes dans son bureau.

 

      En outre, les deux gardés à vue n’ont pas été remis en liberté aussitôt mais deux heures trente plus tard,     détenus alors en totale illégalité.

Sur les conseils de leurs avocats Me PITCHOUGUINA du cabinet SZPINER et Me LIENARD, ils ont déposé plainte pour détention arbitraire auprès du Procureur de la République de NANTERRE.”

 

Le capitaine de gendarmerie (ER) Gérard GAUTIER

 

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