Drame familial dans le pays de Caux : elle tue son conjoint avec un fusil de chasse

Meurtre. Un homme de 35 ans aurait été tué par sa compagne dimanche après-midi avec un fusil de chasse, à Montreuil-en-Caux. Le drame familial s’est noué en présence des enfants. L’auteure présumée des faits, âgée de 38 ans, a été placée en garde à vue par les gendarmes.

Alexandra Richard aurait tué son compagnon Sébastien Gest dimanche dans le pays de Caux. Les investigations sont menées par les gendarmes de la compagnie de Neufchâtrel-en-Bray et de la Section de recherches de Rouen
Alexandra Richard aurait tué son compagnon Sébastien Gest dimanche dans le pays de Caux. Les investigations sont menées par les gendarmes de la compagnie de Neufchâtrel-en-Bray et de la Section de recherches de Rouen

Leurs cinq enfants, âgés de 14 ans à 17 mois, étaient présents lors du drame. « Deux des trois jeunes filles sont sorties de la maison en hurlant lorsqu’elles ont vu les voitures de la gendarmerie arriver », décrit Michel, un voisin qui a été alerté par les cris des enfants… et non par le coup de feu. À 17 h, dimanche après-midi, un drame familial s’est noué à Montreuil-en-Caux, entre Tôtes et Saint-Saëns : Alexandra Richard, une femme de 38 ans, aurait tiré un coup de fusil de calibre 12 dans le ventre de Sébastien Gest, son compagnon âgé de 35 ans qui pratiquait la chasse.

Les faits se sont produits dans la pièce du séjour de leur domicile, chemin du Petit-Monastère. Très vite, les pompiers et une équipe du Smur sont arrivés mais ils n’ont rien pu faire. Un hélicoptère du Samu s’est même posé dans un champ pour transporter la victime. Mais l’homme est décédé quelques instants plus tard dans la maison. Selon nos informations, le coup de feu a été porté quasiment à bout touchant, soit à moins d’un mètre de la victime. D’une source judiciaire, le tragique événement s’est déroulé lors d’une énième dispute entre la victime et cette femme. Il y a moins d’un an, cette trentenaire avait déposé plainte contre son compagnon pour violences conjugales. Elle aurait relaté qu’il était ivre au moment des faits qu’elle dénonçait. Quelques jours plus tard, elle s’était rétractée et avait retiré sa plainte.

« Des gens normaux et discrets »

Michel, ce voisin propriétaire de la maison que le couple louait, se souvient même qu’en janvier de cette année, ils étaient allés le voir pour l’informer qu’ils envisageaient de se séparer et qu’ils comptaient rompre le contrat de bail. « Alexandra m’avait envoyé la lettre recommandée et très rapidement après, elle m’avait appelé pour me dire qu’elle avait changé d’avis. Qu’ils ne se séparaient plus et qu’ils restaient dans la maison », poursuit le retraité de 73 ans. C’est une femme « énergique », « qui sait ce qu’elle veut » assure-t-il avec sa compagne. Selon le voisin, ce couple était « normal » et « discret » dans ce village de 541 âmes, où il venait d’emménager il y a un an, après avoir habité pendant un an à Sainte-Marguerite-sur-Mer, près de Dieppe. Tellement discret que le maire, Victor Boucher, n’avait jamais vu Alexandra Richard et Sébastien Gest : ils ne s’étaient pas présentés à la mairie lors de leur arrivée. Ces deux trentenaires s’étaient connus il y a deux ans sur leur lieu de travail, une société de construction de vérandas, près de Montreuil-en-Caux. Ils ont eu un enfant ensemble qui a 17 mois. « Sébastien travaillait depuis quinze ans chez nous en tant que chef de chantier. Et Alexandra était responsable du service après-vente », explique leur employeur « très choqué et surpris » par la nouvelle. « C’était un couple fusionnel, il s’appelait plusieurs fois par jour au travail », poursuit-il. Ils avaient d’autres enfants d’un autre lit. La mère avait deux filles de son côté et le père, un garçon et une fille. « C’était des enfants très bien éduqués », décrit Michel, ému et « abasourdi » par le drame. La garde à vue de la meurtrière présumée sera levée dans la journée. Selon toute vraisemblance, elle sera présentée au parquet qui devrait ouvrir une information judiciaire. Elle sera ensuite présentée devant le juge d’instruction. Contacté par téléphone, le procureur de la République de Dieppe, Yves Dupas, précise qu’il communiquera sur ce drame familial ce mardi matin, lors d’une conférence de presse.

Source : Paris Normandie

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