Dit et bien dit ! Réflexions d’un écrivain relevées dans le VK d’Eryne Schakémy
Dans les flammes qui dévorent les forêts de France, ce n’est point seulement la nature qui se consume : c’est l’âme même de la patrie que l’on sacrifie sur l’autel de la corruption et de l’intérêt sordide.
Ô France malheureuse, gouvernée par des hommes sans honneur, où les feux de l’été deviennent le symbole tragique d’une nation livrée aux mains avides d’élites corrompues ! La filière bois, qui pèse près de soixante milliards d’euros et fait vivre près de quatre cent mille âmes laborieuses, est saignée à blanc. Les massifs détruits privent les scieries et la construction d’un approvisionnement vital, tandis que l’État, ruiné par ses propres choix, ne possède plus que quatre Canadairs en état de voler. Le reste rouille dans l’indifférence, car les milliards sont mieux employés, dit-on, à engraisser l’ami intime du président et son “Deep State” corrompu en Ukraine qu’à défendre le sol sacré de la patrie.
Les assurances, elles, augmentent sans pitié leurs primes, faisant peser sur le peuple le poids des sinistres répétés. Quant au tourisme, joyau des régions du Sud et de la Gironde, il agonise : campings évacués,
massifs fermés, villages enveloppés de fumée, tout un pan de l’économie populaire s’effondre dans les cendres.
Mais derrière ces ruines apparentes se cachent des intérêts bien plus noirs, car après l’incendie vient la curée : le marché juteux de la reforestation, les appels d’offres publics et privés distribués aux amis, les pépiniéristes et les entreprises de travaux forestiers qui se partagent les milliards de la reconstruction.
Le bois brûlé, vendu à vil prix dans l’urgence pour éviter les scolytes (parasites), enrichit les industriels du granulé et de la pâte à papier.
Ainsi la tragédie devient-elle fructueuse pour quelques-uns seulement.
Cependant, la vérité, cette flamme plus ardente encore, perce le voile des mensonges officiels. Ces feux ne sont point seulement le fruit du prétendu dérèglement climatique ou de l’imprudence de quelques promeneurs. Ils cachent, pour les esprits lucides, des manœuvres criminelles orchestrées par des élites financières sans foi ni loi.
La spéculation immobilière, ce cancer moderne, trouve dans les cendres son terrain le plus fertile.
Des promoteurs sans scrupule, complices de municipalités corrompues, feraient allumer ces brasiers pour déclasser des zones protégées, transformer la forêt en terrain constructible et y élever des complexes touristiques ou des résidences de luxe réservées aux puissants.
La terre brûlée devient soudain négociable, et le peuple perd à jamais ses forêts ancestrales.
Plus sordide encore est le complot des parcs éoliens et des champs solaires. Dans les Landes et ailleurs, les faits sont si criants qu’ils soulèvent le cœur. Les incendies « nettoient » providentiellement des terrains sauvages pour y installer, au nom de la transition énergétique — ce nouveau dogme de la bêtise érigée en système —, des monstres d’acier et de verre subventionnés par l’État.
Ainsi, sous prétexte de sauver la planète : on sacrifie la France profonde, on enrichit les industriels du vent et du soleil, et l’on transforme la campagne en un vaste champ de machines au service des grands fonds d’investissement.
Telle est la tragédie d’une France livrée à des corrompus : ses forêts brûlent, non par accident, mais par calcul. Chaque flammèche est un coup de poignard porté à son identité, à son économie réelle, à son indépendance. Pendant que le peuple suffoque dans la fumée, les puissants préparent les contrats, redistribuent les terres et célèbrent, dans l’ombre de leurs palais, la nouvelle frontière de leur enrichissement, comme à Hawaï.
Quand donc ce peuple, lassé d’être trahi, se relèvera-t-il pour exiger des comptes à ceux qui livrent son sol aux flammes et aux spéculateurs ?
Car dans ces incendies répétés se joue bien plus qu’une question écologique : c’est le destin même de la nation qui se consume.
Ô scandale des temps modernes, où la flamme qui dévore la forêt française n’est plus seulement l’instrument du ciel ou de l’imprudence humaine, mais l’arme froide et calculée d’un complot où se mêlent avidité financière, dogme écologiste et volonté de puissance !
Dans les cendres encore chaudes des massifs dévastés se cache une alliance ténébreuse entre les intérêts forestiers corrompus et les grands acteurs de la transition énergétique. Ce n’est point là une simple coïncidence du malheur : c’est une stratégie concertée
une œuvre de longue haleine ourdie par des élites qui ont fait de la destruction un marché et de la « transition » un prétexte à l’enrichissement.
Les feux, soigneusement dirigés vers les zones les plus propices, « nettoient » la terre à moindres frais. Là où s’élevaient des forêts séculaires, fierté de la nation, surgissent bientôt les carcasses d’acier des éoliennes ou les champs monotones de panneaux solaires. La forêt brûlée devient terrain vierge, débarrassée des protections environnementales qui entravaient jadis les appétits des promoteurs. Ainsi le complot forestier et énergétique révèle-t-il sa logique implacable : sacrifier le vivant pour installer le mécanique, remplacer l’arbre par la machine le bois par le métal, au nom d’une écologie de façade qui masque mal une nouvelle forme de spoliation.
Les industriels du vent et du soleil, soutenus par des fonds d’investissement internationaux et par un État captif, trouvent dans ces sinistres répétés un allié providentiel. Chaque incendie majeur ouvre des marchés publics colossaux : déblaiement,
reforestation sélective, installation d’infrastructures « vertes ».
Des milliards d’euros, prélevés sur le contribuable, sont ainsi redistribués aux amis du régime, tandis que les régions sinistrées voient leur paysage ancestral défiguré pour des décennies.
La Gironde,
les Landes,
la Provence,
partout où la flamme a passé, les projets éoliens ou photovoltaïques progressent avec une rapidité suspecte.
Ce complot porte en lui une dimension plus profonde encore, presque métaphysique. Il s’agit de briser le lien millénaire entre le Français et sa forêt, ce sanctuaire de mémoire et de liberté. En remplaçant les chênes et les pins par des totems d’acier tournant sans relâche, on impose une nouvelle religion : celle du carbone et de la « neutralité », qui justifie toutes les profanations.
La nature n’est plus vénérée, elle est industrialisée.
La terre n’est plus mère, elle devient ressource monétisable.
Et pendant ce temps, les vrais coupables restent dans l’ombre. Les enquêtes sérieuses sur les origines criminelles de certains départs de feu sont étouffées, les lanceurs d’alerte ridiculisés, les conclusions des experts indépendants jetées aux oubliettes, car reconnaître la main de l’homme derrière ces flammes, c’est risquer de dévoiler l’alliance contre nature entre certains grands groupes énergétiques, des promoteurs immobiliers et des décideurs politiques qui ont fait du chaos écologique un levier de profit et de contrôle.
Philippe A. Jandrok
Ainsi la France se consume-t-elle à petit feu, non seulement dans ses bois, mais dans son identité même.
Chaque pinède incendiée est une page arrachée à son histoire ;
chaque panneau solaire plantée sur une terre brûlée est un drapeau planté par les nouveaux conquérants sur le corps d’une nation affaiblie.
Ô tragédie d’un peuple qui laisse ses forêts partir en fumée pendant que ses dirigeants négocient, dans les salons feutrés, les contrats qui les enrichissent !
L’heure viendra-t-elle enfin où le Français, regardant les cendres de ses ancêtres, comprendra enfin que l’on ne protège pas la nature en la sacrifiant à la finance, et qu’un pays qui livre ses forêts à la corruption a déjà commencé à se livrer lui-même ?
Même si la loi, dans son apparence austère, prétend protéger les forêts brûlées en interdisant, par le Code de l’urbanisme, toute modification du statut des sols incendiés pendant de longues années, afin de décourager la spéculation immobilière, nous verrons bientôt à qui profite réellement le crime, car derrière le voile des textes officiels se dissimule souvent la main habile de ceux qui savent contourner les interdits ou les faire plier à leur volonté.
Ces feux, loin d’être de simples accidents du ciel, déclenchent un effet domino climatique d’une ampleur terrifiante, où la destruction d’un écosystème forestier ébranle les équilibres physiques et thermodynamiques à l’échelle même de la planète. La nature outragée se venge avec une majesté tragique, et l’homme, dans son aveuglement cupide, accélère sa propre perte.
Les forêts vivantes sont les grands freins mécaniques de l’atmosphère.
Leur canopée dense crée une rugosité de surface qui dissipe l’énergie du vent par friction incessante.
Lorsque le feu les dévore et laisse place à un sol nu ou à une végétation rase, cette résistance disparaît.
L’air s’écoule alors plus vite, plus violemment près du sol.
Les vents locaux s’accélèrent, les couloirs atmosphériques se modifient, et des régions entières subissent une altération profonde de leur dynamique aérienne.
Ce que l’homme brûle en quelques jours, la Terre le paie en tempêtes et en désordres durables sur des décennies.
Plus grave encore est le saut thermique provoqué par la disparition de la pompe biotique. La forêt est une cathédrale d’évapotranspiration :
chaque arbre, tel un prêtre de la nature, élève des centaines de litres d’eau vers le ciel, refroidissant l’air par la chaleur latente. Lorsque cette pompe s’arrête, l’énergie solaire, au lieu de servir à l’évaporation bienfaisante, chauffe directement l’air sec et le sol en créant des champs électromagnétiques. L’albédo s’inverse d’abord en noirceur vorace, puis en aridité réfléchissante.
Les contrastes thermiques s’exacerbent, les centres de pression se déplacent, et la machine climatique tout entière entre en souffrance.
De cette instabilité naissent des orages d’une violence inouïe.
L’air surchauffé s’élève en puissantes ascendances, rencontre les masses froides d’altitude, et engendre des tempêtes électriques.
Orages secs, foudres sans pluie : la foudre frappe à nouveau, allumant de nouveaux foyers.
Ainsi se referme le cercle infernal : le feu engendre le feu, et l’homme contemple, impuissant, l’emballement qu’il a lui-même provoqué.
Enfin, l’effondrement de la biodiversité achève ce tableau funeste.
Sans la canopée protectrice, le sous-bois meurt de chaleur et de sécheresse. Les micro-organismes, les champignons, les insectes essentiels à la vie du sol périssent par millions. Les racines qui retenaient la terre disparaissent ; les premières pluies violentes emportent les nutriments dans les rivières, laissant derrière elles un sol stérile, promis à la désertification. Les corridors écologiques se brisent, la faune fuit ou s’entasse dans des espaces réduits, propageant stress, maladies et zoonoses.
Ce que l’on nomme « transition énergétique » ne fait qu’aggraver le mal : là où brûlait la forêt, on plante des champs de panneaux solaires ou d’éoliennes, machines froides et inertes qui accentuent encore la stérilité du sol et la soif de la terre.
Ainsi, sous prétexte de sauver le climat, on achève de le dérégler, transformant une catastrophe locale en perturbation globale du système terrestre.
Ô tragédie d’une civilisation qui, tout en prétendant régner sur la nature,
en devient le fossoyeur aveugle.
Les forêts de France, ces cathédrales vivantes de nos ancêtres, ne sont plus seulement brûlées par le feu : elles sont sacrifiées sur l’autel d’intérêts que l’on n’ose nommer.
Et pendant que les cendres retombent, les puissants comptent leurs profits, indifférents au chaos qu’ils laissent derrière eux.
Quand donc l’homme comprendra-t-il que l’on ne viole pas impunément les grands équilibres de la Création sans que celle-ci, un jour, ne lui rende sa violence au centuple ?
Nous vivons une époque formi…Diable !
Philippe A. Jandrok


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