« Dissidence » et homophobie
Tentative d’aborder avec culture et raison un sujet qui la fait perdre. Chapitre 6/7
Conne-Bandit, Matzneff, gay pride et carnaval…

jeudi 24 avril 2025, par Lionel Labosse
Après les cinq premiers articles « Socratisation, pédérastie et pédophilie : les mots pour le dire », « L’âge de consentement : variations dans le temps et l’espace », « Quelques illustres prédécesseurs historiques de Chibritte », « Autres prédécesseurs socratiques de Chibritte » et « Quelques souvenirs personnels, socratisation et différence d’âge », voici le sixième article, qui porte sur « Dissidence » et homophobie. Le septième article conclura sur « Qu’est-ce qu’il y a de scandaleux chez « Brigitte » ? ».
Plan de l’article :
« Dissidence » et homophobie
Conne-Bandit
Affaire Matzneff
Poutine, Orban, Loukachenko, gay pride et carnaval
« Je suis brigittologue ! »
« Dissidence » et homophobie
Ce sixième article vous propose une mise au point au sujet de l’homophobie d’une part, de l’esprit moutonnier d’autre part, qui règnent dans certains canaux de la dissidence.
Parlons d’abord de cette homophobie propre sur elle, et de l’esprit moutonnier qui polluent la « dissidence ».
Quand se sont créés les réseaux d’opposition à la tyrannie covidiste, le premier ferment de résistance était l’anti-macronisme, et au-delà de macron, le réflexe anti-système. Il est évident que ces motifs ont amené naturellement à la résistance tous ceux qui étaient déjà anti-système depuis des lustres et hurlaient dans le désert, excepté une portion qui par peur ou par bêtise, se sont ralliés à la tyrannie. De ceux-là nous en avons tous connu parmi nos amis. Parmi les personnalités je citerai seulement trois exemples édifiants : Bernard Lavilliers, le chanteur qui dénonça jadis la CIA, Michel Onfray qui commença par draguer le Pr Raoult pour vendre sa revue, puis se prosterna devant Big Pharma, et Noam Chomsky, l’anarchiste qui fréquenta Epstein et vendit son âme au diable.
Une fois ceux-ci écartés, nous avons encore quelques catégories intéressantes. Il y a les faux résistants qu’on a chargés d’infiltrer les milieux de la dissidence, « opposition contrôlée » au sens strict, ou plutôt « contrôleurs d’opposition » selon la formule de Xavier Poussard. Voir mon article « « Opposition contrôlée » : si nous mettions les pieds dans le plat ? ». Il y a encore une proportion d’esprits moutonniers, qui ne pensent pas par eux-mêmes et sont juste anti-tout ; ils ne sont là que parce qu’ils ont vu de la lumière, et ont suivi par suivisme, ayant vu des personnes qu’ils admirent se mettre de ce côté-là de l’histoire. Ils ont tendance à suivre non pas ceux qui ont raison, mais ceux qui gueulent le plus fort. « Ni oubli, ni pardon ! » est comme « À mort les pédophiles », un slogan de gueulards, aussi légitime que « Tondons les femmes qui ont couché avec les Teutons », « Mort aux fachos » ou ce que vous voulez.
Les précédents mis à part, voici la branche homophobe. Parmi les leaders charismatiques, j’en nommerai deux qui ont l’homophobie chevillée au corps, mais il y en a d’autres. L’excellent essayiste Stanislas Berton passe rarement une semaine sans publier une saillie de ce style : « le parti nazi, les SS et l’entourage d’Hitler comptaient dans leurs rangs un très grand nombre d’homosexuels, inscrivant leurs pratiques dans une vision mystique de la « fraternité virile » » (publication du 8 avril 2025). En ce qui concerne cette « information », elle est uniquement basée sur un site consacré à « Pink Swastika ». Les nazis étaient une association LGBT ; j’aurais dû m’en douter ! Les « Triangles roses » n’ont jamais existé, ni le Paragraphe 175, et tutti quanti. Le raisonnement est quand même assez tordu à suivre si l’on se met dans l’esprit de Stanislas Berton et de ce document qu’il mentionne jusqu’à la nausée. Les nazis étaient des salauds parce qu’ils étaient LGBT, et je dois donc haïr les LGBT parce que je n’aime pas les nazis. Le problème avec ce genre de conneries, c’est que des journalistes « dissidents », qui ne connaissent pas les dossiers, les relaient par suivisme. Je vous recommande de jeter un œil à l’article de Wikipédia sur le Paragraphe 175. Vous pourrez constater que cette loi de répression de l’homosexualité qui était appliquée 600 fois par an en moyenne avant le nazisme, puis entre 40 et un record de 3500 fois (en 1959), de 1945 à sa suppression en 1995, fut appliquée en moyenne 4 456 fois par an pendant la période nazie, ce qui prouve que les nazis étaient bel et bien une amicale LGBT !
Par exemple notre ami Mike Borowski, dans son live du 24 avril 2025 (minute 27), colporte ce genre de ragots, et la majorité des auditeurs vont retenir « les nazis étaient LGBT ». La réalité est que les nazis ont persécuté les « LGBT ». Mais comme d’habitude, des « complotistes », pourtant capables de comprendre que les nazillons du national-covidisme qui ont persécuté les non-vaxinés, étaient eux-mêmes, comme macron, non-vaxinés, sont incapables de comprendre que parmi les nazis, qui ont persécuté les homosexuels, il y avait bien évidemment des homosexuels cachés. Dans le premier cas, ils n’en tirent pas comme conclusion que les non-vaxinés sont coupables, ils savent faire un distinguo ; mais dans le second cas, on dirait qu’ils trouvent normal que les homosexuels aient été persécutés parce qu’une poignée de nazis avaient en secret ce genre de tendance. C’est d’une naïveté consternante, mais c’est comme ça. Il n’y a aucune raison sérieuse pour que le complotiste moyen sache raisonner de façon saine. Comme 99 % des citoyens, le complotiste moyen est avant tout un suiviste ; il suit d’autres personnes que le normopathe, mais il suit d’abord, il se renseigne après, quand le mal est fait. Je suis désolé, mais le véritable esprit critique doit d’abord être dirigé contre son propre camp ; sinon, ce n’est pas de l’esprit critique, mais une variante du conformisme.
J’ignore si Stanislas Berton, qui est assez critique vis-à-à-vis de la république, sait que l’entourage de Louis XIV, entre Monsieur, ses petits copains et l’abbé de Choisy, était très « LGBT » avant la lettre, donc nazi (je fais des efforts pour tâcher de comprendre cette façon de penser, j’espère que vous me suivez !). Le 2e et dernier exemple que je vous propose, est un autre cas pathologique, je veux parler d’Alain Soral. J’ai évoqué dans un article de 2019, revu en 2024 : « Alain Soral : le « nazillon » qui tire sur tout ce qui pense » l’attitude de Soral quand il croise quelqu’un dont une étude approfondie d’un centième de seconde le pousse à croire qu’il pourrait être à classer parmi les « LGBT ». Il tire à la sulfateuse, sans chercher à savoir.
Son attitude « à front de taureau » m’a choqué, et m’a donc privé de ses lumières pendant plusieurs années, jusqu’à ce que le covidisme me pousse à passer outre mes réticences, et à m’intéresser à ce que la France comptait de cerveaux. J’ai alors compris que, mis à part ce détail de l’homophobie, le gars était un des rares à avoir compris par exemple que le prétendu islamisme était une invention de la mafia néoconservatrice qui dirige le monde. Donc Soral est capable de comprendre la différence entre le juif de la rue ou le musulman de la rue, et le juif sioniste génocidaire et l’islamiste manipulé ; mais le seul point sur lequel il persiste à porter des œillères, c’est la différence entre le gay ou la lesbienne, voire le trans de la rue, et le débile instrumentalisé et lgbêtisé par Soros.
Stanislas Berton, c’est pareil : le type est brillant, ses articles sont remarquables, mais le seul point sur lequel il semble incapable de réfléchir sereinement est l’homosexualité. Thierry Meyssan rappelle souvent qu’il fut un militant gay, et je ne sache pas qu’il ait depuis cette époque, épousé une femme ni fondé un foyer. Donc pourquoi perdre son temps à taper sur « les LGBT » sans faire une distinction entre le lgbêtisme et le gay ou la lesbienne ou le trans qui vit sa vie tranquillement ? C’est un fait assez général dans nos sociétés prétendument démocratiques, que les syndicats, les partis, les associations, quels qu’ils soient, sont gangrenés par des arrivistes et des traîtres placés là dans le but de manipuler l’opinion au profit des mêmes groupes d’influence. Pourquoi s’en prendre plus particulièrement aux « LGBT » ? Ils ne sont qu’un avatar des mêmes lobbies de pourrissement de la vie démocratique.
S’attaquer spécifiquement aux personnes identifiées comme « LGBT » au lieu de viser les ordures qui dirigent les grosses associations pour faire croire qu’ils représentent un segment de population et trafiquer de l’influence, a une seule conséquence : les personnes en question vont se croire visées, et se solidariser avec leurs faux « représentants ». Quant on se veut dissident, il faudrait agir avec tact et pédagogie. Personnellement, même si j’avais déjà compris bien des choses dès la fin des années 90, d’où ma dissidence par rapport aux lgbêtistes, je ne m’intéressais pas trop à la politique générale, du coup j’étais passé à côté de Soral, Claire Séverac et tant d’autres. En m’insultant au détour d’une lecture distraite d’un quart de seconde, par pur tropisme homophobe, Soral n’a fait que retarder ma prise de conscience, et par ricochet, celle d’une partie de mes lecteurs.
Quand je suis devenu complotiste avec le covidisme, je n’en ai tiré aucune fierté, car j’ai compris que j’aurais dû me réveiller bien avant. J’ai juste coassé comme une grenouille ayant réussi de sauter hors de la casserole juste avant l’ébullition, pour prévenir les autres ! Nous ne nous sauverons qu’en sauvant l’ensemble de la gent marécageuse, ou gent casserolière. Pourquoi insulter ceux qui ne sont pas encore sortis de la casserole ? Serions-nous sortis si ceux qui ont été plus sages et ont sauté avant nous, nous avaient insultés ?
Cela fait longtemps que j’ai fait ma religion sur ce type de comportement. L’homophobie pathologique est souvent le symptôme d’une homosexualité refoulée. Alain Soral est réputé avoir fréquenté le Palace dans les années 1980, où il aurait rencontré André Bercoff. A-t-on besoin de faire un dessin ? Je ne connais pas la vie privée de Stanislas Berton, mais j’ai suffisamment croisé dans ma vie de ces tenants d’une hétérosexualité idyllique contre une homosexualité forcément perverse. Ils y croient peut-être parce qu’ils sont dans une époque heureuse de leur vie affective, mais combien j’en ai vus qui, dix ans après, voient leur couple et leur famille exploser en vol, et en rabattent sur leur discours hétérophile. Qu’on le veuille ou non, l’hétérosexualité est en crise, ni plus ni moins que l’homosexualité, d’où mon livre de 2012 « Le Contrat universel : au-delà du « mariage gay » ». Des imbéciles qui n’en ont pas lu une ligne se basent sur le fait que ce livre ait eu droit à un entrefilet dans Le Monde pour me vouer aux gémonies. Or c’est un exploit unique dans ma vie, dont j’ai tiré sur mon site dans un article intitulé « La guerre du trouple n’aura pas lieu » un commentaire sarcastique en me foutant bien de la gueule de ce canard de milliardaires.
C’est le cas d’une vieille bourge, véritable bignole de la brigittologie, qui se cache courageusement derrière un pseudonyme, et qui a découvert, au terme d’une investigation digne d’Albert Londres, que mon site s’appelle « altersexualité » et que je serais « LGBT », ce que je m’efforce pourtant de cacher en m’affichant dans la presse pipole au bras de stars féminines. Boudiou ! Cela arrive aussi régulièrement sous mes articles repris par mon ami Ronald Guillaumont sur Profession Gendarme. Que Ronald reprenne mes articles avec fidélité depuis 2021, qu’il ait compris à qui il avait affaire, qu’avec son esprit affûté de gendarme, il ait investigué sur le sens du mot « altersexualité » et que nous soyons devenus amis, cela ne compte pas. Je soupçonne Ronald d’être un hétérosexuel qui n’a pas de problème avec son hétérosexualité, et n’éprouve par conséquent pas le besoin de poser à l’homophobie pour avoir le sentiment d’exister.
Il en va de même de Xavier Poussard, taxé d’« extrême drouâteuh » par la presse de grand chemin, qui non seulement n’a pas tiqué quand il a vu à qui il avait affaire, mais a immédiatement compris l’intérêt qu’une personne étiquetée « LGBT » (là aussi je résume, car lui a réussi cet exploit intellectuel de saisir la différence subtile entre « altersexuel » et « LGBT », qui semble noyer la comprenette de ces bignoles anonymes de la brigittologie, de Soral, de Berton, etc.) J’ai constaté que, parmi les rares voix dissidentes qui ont fini par s’intéresser à la brigittologie, un certain nombre se gardent bien de toute allusion à mes modestes travaux, quand ils ne m’insultent pas. J’ai parfois l’impression que pour ces derniers (heureusement minoritaires), l’ennemi n’est pas tant macron, c’est juste le gars qui a les couilles de dénoncer macron, mais merde alors, il a le sparadrap « LGBT » qui colle aux doigts. Ce n’est pas un sans-couilles anonyme, il risque son job, sa réputation, mais il a l’étiquette « LGBT », alors moi, le petit merdeux courageusement anonyme, je défèque ma petite crotte de calomnie à chaque fois que le type divulgue gratuitement le fruit de son travail ; ça me fait ma journée de Dupont-Lajoie. J’existe !
Malgré les records d’audience et les retours positifs de mes interventions sur GPTV, seuls deux médias dissidents m’ont donné la parole : Tribune Libre et Profession gendarme, et malgré la multiplicité des sujets que j’aborde sur mon site, je reste cantonné à la « brigittologie ». Même sur GPTV, qui aborde fréquemment la question de l’école et celle de l’éducation à la sexualité, ils le font la plupart du temps sans un seul enseignant sur le plateau, et ne semblent pas encore avoir compris qui je suis. La sphère médiatique dissidente fonctionne avec les mêmes travers que les médias de grand chemin, comme l’a dit Bertrand Scholler. Permettez donc que je m’explique !
Si ces faits qui pourraient passer pour anodins m’agacent, c’est parce que ces gens ne se doutent pas qu’ils servent la cause qu’ils prétendent combattre. Lorsque j’avais publié en 2012 mon livre contre le mariage gay, je me souviens que j’avais communiqué pendant un moment avec quelques personnes plus ou moins connues, comme Benoît Duteurtre, qui étaient de mon avis, mais qui se sont justifiés par l’état de l’homophobie ambiante pour refuser d’aller plus loin dans leur contestation du mariage. Et c’est aussi ce qui a fait se scinder le mouvement plutôt malin de Frigide Barjot.
À l’époque, j’ai été démoralisé par la censure que j’ai subie dans le milieu lgbêtiste, à part cette dérisoire tribune du Monde, qui 13 ans plus tard, me fait traiter de tous les noms par une pétasse à pseudo. Les dissidents « LGBT » comme votre serviteur, ne peuvent rien faire, car les lgbêtistes ultra-subventionnés, à l’instar des sayanim dans la communauté juive, tiennent le haut du pavé, nous ignorent et nous invisibilisent. Que pourrais-je faire de plus que publier un livre contre le mariage gay, réussir à arracher avec les dents un malheureux articulet dans Le Monde ? Résultat : je suis blacklisté par la mafia lgbêtiste, et cerise sur le gâteau, les anti-lgbêtistes me foutent dans le même sac que ceux que je dénonce, et me blacklistent aussi ! De profundis clamavi !
Plaisanterie à part, ces cas pathologiques sont quand même résiduels. Dans la dissidence anti-covidiste, j’ai rencontré autant de catholiques pratiquants que de mélenchonistes, et je peux témoigner que les plus tolérants sont bien plus les cathos. Mélenchoniste tolérant, c’est un oxymore ! C’est d’ailleurs une amie catho qui m’a offert un des livres de Stanislas Berton, que j’ai beaucoup apprécié, et dont je recommande la lecture, nonobstant la furie homophobe de l’auteur. Ah il faut préciser que je suis un des rares au sein du mouvement dit « LGBT », à m’être toujours opposé dans mes écrits à la pénalisation de l’homophobie comme aux lois mémorielles. Voici un extrait de mon essai paru en 2005 Altersexualité, Éducation et Censure :
« À droite et à gauche, on nous propose d’ajouter tel ou tel droit, le mariage entre personnes de même sexe (appellation préférable au « mariage gai » ou « mariage d’homosexuels »), l’adoption rendue possible pour ces couples, une loi pénalisant les propos altersexophobes, etc. Quand donc rompra-t-on avec cette manie légiférante ? Quand il s’agit d’en finir avec une oppression, ce n’est pas légiférer qu’il faut, mais délégiférer. Pour protéger les minorités, on cherche à allonger de loin en loin une liste éthiquement suspecte et à géométrie variable selon le baromètre de la tolérance, des catégories protégées des discriminations. La Constitution « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. » On demande d’ajouter l’orientation sexuelle et le sexe. On pourrait aussi bien supprimer cette liste, et ne conserver que l’essentiel : « l’égalité devant la loi de tous les citoyens ». Sauf à publier la liste des discriminations qui, une fois arrivé au bout des virgules, demeureraient autorisées. »
Vingt ans après la publication de ce livre, c’est exactement là où nous en sommes. Eh oui, Soral m’a insulté sans me lire, ignorant qu’il insultait un des seuls « LGBT » à s’inscrire en faux par rapport au lgbêtisme, et à demander l’abrogation des lois de pénalisation des opinions. S’il avait été malin, il m’aurait repéré, aurait constaté que j’avais été blacklisté au sein de la mafia lgbêtiste, m’aurait pris dans son écurie, et peut-être en unissant nos forces, aurait-on pu ridiculiser le lgbêtisme. Mais non, avec son ego surdimensionné, le type s’imagine qu’il va parvenir seul à vaincre l’hydre lgbêtiste, qu’il peut dégager Xavier Poussard et toute personne susceptible d’ouvrir son horizon intellectuel, qui est pourtant un horizon très respectable et fort éclairant, horizon burné, mais horizon borné !
Conne-Bandit
Je prendrai un autre exemple du côté contre-productif de l’abécédaire « dissident » : les piques incessantes contre le parasite Conne-Bandit. Cet individu n’ayant jamais rien fait d’autre dans sa vie que de se goberger avec l’argent public, cela fait vingt-cinq ans qu’on ressort ad nauseam une phrase ridicule écrite dans un livre paru en 1975 et répétée dans Apostrophes. Je ne vais pas le défendre comme je défends Polanski, qui est un immense artiste, et qui lui a obtenu le pardon de la seule personne qu’il ait offensée dans sa vie. Le seul fait significatif dans l’anecdote Conne-Bandit, c’est à mon sens, qu’il ait pu tenir ces propos à cette époque sur Apostrophes sans que ça fasse polémique. Mais les ayatollah de la lutte contre la pédophilie continuent à en faire des tonnes sur une phrase malheureuse vieille de 40 ans, sans comprendre qu’en instruisant ce genre de procès rétrospectifs sur les petites phrases de nos ennemis, ils justifient le fait qu’une autre petite phrase vieille de vingt ou trente ans puisse pourrir la vie de nos amis, Jean-Marie Le Pen, Dieudonné, Soral, Vincent Raynouard, etc.
Conne-Bandit joue de sa petite phrase exactement comme l’enfant dont il parle était censé jouer de sa braguette ; cette phrase qui n’était sans soute qu’une provocation publiciste, est devenue son gagne-pain, et sans le moindre enjeu puisque, contrairement à Dieudonné, il n’a rien à perdre, ne court pas le moindre risque judiciaire sur cette affaire hypertrophiée. Il publie à nouveau un livre d’exégèse sur la phrase, qui ne se vendra pas plus qu’aucune œuvrette de Bernard-Henry Lévy, mais qui va lui permettre, tout comme au chef d’orchestre des sayanim en France (que Jacob Cohen appelle « MST », alias « Michel-Samuel Taïeb » dans Le Printemps des sayanim), de continuer à pérorer sur tous les plateaux-télés, alors qu’il n’est à la république française guère plus qu’un furoncle à l’anus est au marquis de Sade.
Mais nos amis pourfendeurs de la « pédophilie » sont contents, un peu comme un gamin de 4 ans qui a roté dans un repas de famille. Ils se sont fait Conne-Bandit. « Tu as vu ce que je lui ai mis ? » Tirer sur l’ambulance est un sport national. Pendant ce temps-là, Xavier Poussard a fait le boulot concernant Jean-Marc Borello, qui est mille fois plus nuisible et a détruit concrètement la vie de nombreux enfants, mais nos amis dissidents continuent à agiter comme un hochet la petite phrase de Conne-Bandit, participant au spectacle. En matière militaire, cela s’appelle un leurre. Diablement efficace ; à croire que tout cela est organisé pour empêcher que l’on s’en prenne aux vrais criminels.
Valeurs actuelles a proposé en 2020 un article assez factuel : « Il est patent que le discours pro-pédophilie a des racines dans la révolution culturelle que fut Mai 68 », une entrevue avec Anne-Claude Ambroise-Rendu, historienne et auteur d’une Histoire de la pédophilie, XIXe-XXIe siècle (Fayard). Extrait : « Que répondez-vous à ceux, journalistes ou intellectuels, qui affirment à propos de l’affaire Matzneff ou de la défense de la pédophilie dans les années 70 et 80, généralement pour les relativiser, qu’il s’agissait d’une « autre époque » ? Quel était l’état d’esprit de l’opinion à ce sujet ? » Qu’il s’agissait en effet d’une autre époque. Tout historien doit examiner et comprendre le passé en se gardant de projeter sur les discours savants ou ordinaires l’ombre anachronique d’une sensibilité qui est celle du troisième millénaire. Pour comprendre quelque chose il faut se déprendre des catégories qui sont celles de son temps, de son milieu, de son genre et de sa sensibilité culturelle pour affronter, comme dépouillé de critères et de valeurs, celles qui sont à l’œuvre au fil du temps dans l’évaluation des violences sexuelles sur enfant. »
Affaire Matzneff
À propos de l’affaire Matzneff, je n’avais pas grand-chose à en dire. Comme pour l’affaire Olivier Duhamel, il appert fréquemment que si ces témoignages de « victimes » sont publiés, c’est parce que leurs auteures sont issues de familles du gotha, familles qui ont encouragé le vice, avant de chercher à en tirer une sorte de notoriété perverse et si possible un succès de librairie. J’ai tendance à classer ces affaires dans la catégorie « pipole », et à considérer de manière générale que leur sur-médiatisation a un but, celui de fournir à la populace un bouc émissaire pour se défouler, dans une affaire bien cloisonnée qui ne débouchera pas sur des commanditaires intéressants. Je trouve l’attitude de Gudule, qui a subi le même genre de mésaventure, plus correcte.
Et puis j’ai entendu deux émissions avec la journaliste Francesca Gee, une des victimes de Matzneff lorsqu’elle avait 15 ans. J’ai fait un petit montage ci-dessous de 2 extraits de son interventions sur GPTV et 1 extrait sur Juste Milieu. Inutile de vous dire que Francesca Gee ne sera jamais invitée sur la majorité des médias « dissidents ». Cela m’a amusé car j’ai repensé à la réaction des autres invités lorsque j’ai évoqué sur GPTV les implications de l’affaire P. Diddy avec un certain nombre de sionistes de haute volée. Revoyez mon article « Affaire P. Diddy : le scandale pédocriminel qui fait trembler l’Amérique ».

Francesca Gee me semble une des rares à soulever des réflexions intéressantes, notamment sur l’ambiguïté du succès du livre et du film intitulés Le Consentement, qui donnent l’impression d’une certaine complaisance malsaine dans le traitement du sujet. Les extraits ci-dessus ont le grand intérêt de faire le lien avec le brigittegate, plutôt que de détourner l’attention, chose que je reproche aux médias en général quand ils traitent avec complaisance d’affaires de lampistes de la pédophilie, en évitant soigneusement de désigner les chefs d’orchestre. Je suis rétif habituellement à ces émissions putaclic qui ressassent jusqu’à la nausée ces vieilles affaires de pédérastes des années 70, mais cette personne me paraît plus mesurée ; elle ne cherche pas à se poser en victime ni à désigner un bouc émissaire, mais à enquêter et nous faire comprendre le mécanisme qui a pu faire que, dans les années 70 à 90, ce type de comportement a pu être non seulement toléré, mais promu, comme en témoignent les multiples émissions d’Apostrophes.
Cela me gênait un peu qu’on se livrât à une chasse à un vieux monsieur qui n’avait a priori aucune activité politique, et qu’on ne s’intéresse pas à la mentalité des parents qui ont laissé faire, et même encouragé ça. Or Francesca Gee propose une piste alléchante, en révélant que son père, qui travaillait pour les services israéliens, a peut-être utilisé sa propre fille comme appât pour recruter Matzneff, et alors là, l’affaire devient intéressante, car ce n’est plus un prédateur isolé.
Dès qu’on creuse un peu dans ces dossiers de pédophilie de masse, que ce soit Epstein, P. Diddy, Matzneff ou Lévêque, on tombe systématiquement sur un certain type de personnes qui commanditent ou qui protègent, et en même temps des officines rattachées aux mêmes types de personnes, tentent d’expliquer que tout cela n’est que pur complotisme, circulez y a rien à voir ; alerte à l’antisémitisme ! Lorsque Francesca Gee a lancé cette piste dans l’émission de GPTV, notre ami le psychologue Jean-Luc, qui exhibe perpétuellement sur son plastron un immense ruban jaune qui le fait ressembler à un lapin de Pâques, embraye sur la psychologie. Il n’a pas capté cette information-là, de même qu’il n’avait pas capté mes infos complotistes dans l’émission sur P. Diddy !
C’est étonnant, hein, lorsqu’on est psychologue et qu’on émarge chez Zemmour, toutes les questions de pédophilie, y compris lorsqu’il s’agit de réseaux, n’ont que des explications purement psychologiques. Sinon, Francesca Gee fait référence dans la même émission de GPTV à une vidéo de la série « sexotuto », production officielle du gouvernement. C’est de l’incitation de mineurs à la débauche, ni plus ni moins. Parmi les commentaires sur cette émission, on a eu droit aux coutumiers appels à la « peine de mort pour les pédophiles ». Allez, deux ou trois boucs émissaires, et surtout, surtout, ne pas chercher à savoir ce qu’il y a vraiment derrière. Je suppose que les trolls qui lancent ce type de mot d’ordre doivent se réjouir que Jeffrey Epstein se soit pendu de deux balles dans la tête avant son procès.
Poutine, Orban, Loukachenko, gay pride et carnaval
Il en va de même concernant un autre type de réjouissance contre-productive. Les homophobes inconscients se réjouissent quand la Russie ou la Hongrie, pays plutôt considérés positivement dans la mouvance dissidente (et bien sûr par votre serviteur), adoptent des lois présentées comme « anti-lgbt », que ce soit l’interdiction des manifestations de type « gay-pride » ou l’interdiction de ce qu’ils qualifient de propagande lgbêtiste à l’école. Tout cela se fait sous prétexte de « protéger les enfants ». Une « gay-pride » c’est pas bien parce que « des petits nenfants pourraient voir des hommes nus ». La photo de vignette de cet article provient d’un article d’Euronews : « Insécurité et isolement : la vie des personnes LGBT en Russie ».
Mon dieu, que de naïveté ! N’ont-ils toujours pas compris que le prétexte de la « protection des enfants » est la première ruse du diable de la tyrannie, ex-æquo avec l’élément de langage « protéger papy et mamie en se faisant injecter ». Je vous renvoie à l’excellent essai de Pierre Jourde La Tyrannie vertueuse. Les médias droitards s’y laissent constamment prendre, et se réjouissent par exemple lorsqu’un mondialiste dépose un projet de loi auréolé du label « protection des enfants », consistant par exemple à demander une authentification pour toute consultation de site porno ou de rencontre. Ils sont incapables de mettre cette information en résonance avec toutes les infos sur la pédocriminalité institutionnelle.
100 % de la classe politique française, peut-être la plus corrompue du monde, tous les députés godillots, jouent le jeu du système. Ils ne font rien sur le dossier « Brigitte », rien sur Jean-Marc Borello, rien sur les incessantes alertes circonstanciées concernant l’ASE, rien sur les dossiers dénoncés par Kart Zéro et autres chasseurs de pédophiles, alors que tout est su, et que la police pourrait arrêter ces criminels en masse et en 24 h ; mais ils voudraient soudainement obliger les honnêtes gens à décliner leur identité pour chercher un « plan cul » comme dirait Marlène Schiappa, ou l’âme sœur. Il faut être un sacré benêt pour penser que la canaille mondialiste se préoccuperait soudain du bien des enfants, et que son seul et unique but serait de promouvoir la dystopie de l’identité numérique, sous un prétexte vertueux.
Si je soutiens Poutine pour cette « opération spéciale » dans la partie russophone de l’Ukraine et dans sa lutte contre l’Occident dégénéré, je n’oublie pas qu’il a lui aussi donné la main à la tyrannie covidiste, tout comme Trump, d’ailleurs. Le seul dirigeant qui ait eu les couilles de dire non au covidisme, c’est Alexandre Loukachenko, le président biélorusse. Voyez cet article de 2020 de la presse collaborationniste : « La Biélorussie, ce pays où le Covid-19 n’existe pas ». Quant à Orban, le président de la Hongrie, si j’apprécie son nationalisme, j’ai du mal à comprendre qu’il ne parle pas de quitter une Union Européenne qu’il fait mine de dénoncer, et qu’il accueille en grande pompe Netanyahu malgré le mandat d’arrêt de la CPI du 21 novembre 2024 pour « crime de guerre de famine comme méthode de guerre et les crimes contre l’humanité de meurtre, de persécution ». Je suis désolé, mais le droit de manifester est un droit constitutionnel en démocratie. Ce droit ne peut être refusé qu’aux étrangers et aux traîtres qui agissent en agents de l’étranger. Orban dénonce Soros, mais il lèche les babouches du « nazi sans prépuce », et il fait tout pour rester dans l’UE fasciste.
Ce qu’on appelle « gay pride », ou d’autres noms, relève de deux catégories : la manifestation et le carnaval. Les imprécateurs du « spectacle de perversion » pointent quelques excès en arguant que « des enfants pourraient voir ». Mon dieu ! Est-ce que vraiment, une fois par an, une seule putain de fois par an, à une date prévisible, il est impossible à ces parents si précautionneux, de ne pas sortir avec leurs enfants juste à cet endroit précis où a lieu cette manifestation ? N’y a-t-il vraiment pas d’autres endroits où passer un samedi après-midi avec ses enfants, une seule fois par an ? Est-ce que de manière générale, quand une grande manifestation est annoncée, sur quelque thème que ce soit, un parent craintif pour ses enfants n’évite pas le parcours de la manif, que ce soit à cause des lacrymos, des black blocs ou du risque d’être énucléé sur ordre d’Emmacruel Nécron ? La manif « LGBT » serait-elle la seule et unique manif de l’année qu’il soit impossible d’éviter pour protéger ses enfants ?
D’autre part, les gens qui tiennent ce genre de discours ont toujours en tête la « gay pride » de Paris, qui porte d’ailleurs un nom déposé, « marche des fiertés ». Il y a des défilés bien plus bon enfant en province. Il est vrai que toutes les marches de ce type dans les métropoles occidentales présentent, à quelques moments précis, mais pas tout au long du défilé, des scènes un peu olé-olé, scènes qui, sur un défilé de plusieurs heures, seront inévitablement les seules à tourner en boucle sur tous les médias. Mais les mêmes parents sont-ils sûrs et certains que ces mêmes enfants n’ont jamais été incités par un camarade à voir sur leur innocent smartphone, une vidéo peu recommandable ?
Et puis, si on arrêtait de se fixer sur le seul carnaval gay ? Tous les autres carnavals sont « hétéros ». Il se trouve que je suis un grand amateur de ces fêtes publiques, et aussi un citoyen cultivé, curieux de tout. J’ai eu l’occasion d’assister au carnaval des touloulous de Guyane, au carnaval de Notting Hill à Londres, et surtout au carnaval de Rio. Je ne vous raconterai pas ce que j’ai vu (ni fait !) lors de ce dernier carnaval par exemple, mais tous ces carnavals, même ceux que je n’ai pas eu l’occasion de voir, sont réputés pour leurs débordements sexuels. Le plus anodin de ces débordements est le travestissement de genre ; je vous renvoie à cet article : « Les différentes modalités du travestissement de l’homme en femme dans le carnaval de Cayenne ». Alors quel est le sens de vouloir interdire uniquement les manifestations « LGBT » ? Quant au travestissement homme-femme, il est vieux comme l’humanité, des comédies d’Aristophane au théâtre de Marivaux, au théâtre élisabéthain, ou au théâtre Nô ou Kabuki du Japon.
Comme pour l’identification des sites pornos, c’est le doigt « vertueux » dans l’engrenage de la tyrannie. Les dissidents ont pourtant bien vu que la seule préoccupation de Dard malin et de la macronie est d’interdire les manifestations de patriotes, d’anticovidistes et de tous les opposants au mondialisme, quitte à mentir comme des arracheurs de dents. On commence par interdire une manif dite « LGBT », et c’est la porte ouverte à censurer tout ce qui déplaît au régime en place, quel qu’il soit. Idem pour la prétendue « propagande LGBT » à l’école ou ailleurs. Je suis on ne peut mieux mieux placé en France pour savoir de quoi il est question. J’ai été un témoin privilégié de la façon dont les faux militants sorossiens qui ont mis la main sur le lgbêtisme, ont infiltré la lutte contre l’homophobie et l’éducation à la sexualité pour en faire des instruments de prosélytisme et de corruption de la jeunesse.
Mais interdire toute éducation à la sexualité, voire interdire carrément de parler d’homosexualité, à l’instar de la fameuse « clause 28 » de Thatcher, c’est proclamer la victoire des militants bidons « LGBT » ; c’est-à-dire qu’ils ont réussi à éliminer les gens comme moi qui avaient une déontologie stricte quand ils cherchaient à faire évoluer les choses. Voici juste un modeste exemple : quand j’ai eu l’occasion d’organiser des interventions d’éducation à la sexualité et de prévention du sida avec des associations (pendant les années 1990 surtout, là c’était avant de parler d’homophobie), il était hors de question de distribuer des préservatifs. Il y avait une coupelle à disposition sur le bureau, ou bien on indiquait l’endroit dans l’établissement où c’était disponible. Quand j’entends ou je vois ce qui se fait actuellement (exemple des « sexotuto » ci-dessus par exemple), je suis atterré.
Des dirigeants nationalistes qui voudraient être vraiment efficaces, devraient commencer par interdire l’ingérence des ONG étrangères du type Soros, vérifier que les associations de tout ordre, « LGBT », féministes ou écolo ou autres, soient financées par leurs adhérents locaux et non par des ONG louches, et après, je suis désolé, mais c’est la démocratie : toute association réellement représentative doit pouvoir exercer son droit constitutionnel à la manifestation publique, qu’elle soit homo ou écolo ou ce que vous voulez. En revanche, préserver les droits des femmes en interdisant la participation d’hommes ayant changé de sexe ou d’hermaphrodites aux compétitions sportives féminines, voici une mesure légitime ; mais c’est en réalité le même combat : qui a noyauté les fédérations sportives pour imposer ce délire wokiste ? L’urgence me semble de démanteler tous ces organismes opaques qui pratiquent l’ingérence sous couvert de philanthropie. Le reste relève du détournement d’attention, et c’est être bien naïf que de l’applaudir.
Le droit de mes adversaires est le meilleur garant du mien. Applaudir à l’interdiction de manifestations « LGBT » là, c’est consentir ici à l’interdiction des manifs contre la tyrannie covidiste ou contre l’escrologie. Quant au prétexte qu’on entend souvent, même par exemple pour les rares plages ou sites naturistes : « Des enfants pourraient voir des gens nus », mon dieu ! Cela me rappelle une polémique de 2016 : « Des statues nues du Capitole cachées avant la visite du président iranien à Rome ». Savez-vous que le fameux Jardin d’essai d’Alger, ce pays peuplé d’islamistes au couteau entre les dents et autres femmes voilées, expose au public de nombreuses statues de femmes nues ? C’est sans doute ce qui traumatise les enfants algériens ! Que de pudibonderie au service de la bêtise ! On se demande si ces droitards si chastes qui souvent sont les mêmes qui relaient les mots d’ordre islamophobes des néocons, n’ont pas pour rêve secret de réaliser la dystopie de Michel Houellebecq dans Soumission. Plus de femmes nues ; voilons-les !
Bref, je résume ma thèse : empêcher les ingérences des organismes mondialistes, qui infiltrent des associations et manifestations prétendument « LGBT », oui, je suis d’accord ; mais une fois qu’on les a empêchés de nuire, et qu’on est sûr que les militants qui souhaitent manifester sont de vrais citoyens russes, ou hongrois, sincères, alors non, même s’ils me déplaisent, même s’ils représentent une conception de la sexualité ou de l’homosexualité qui ne sont pas les miennes, ils ont le droit démocratique de manifester. Il est vrai qu’avec les articles délirants que nous fournit notre presse collaborationniste, on n’est pas près d’y voir clair. Exemple, le 23 avril 2025 sur France Intox : « Hongrie : le calvaire des communautés LGBT ». Ils ont réussi à dégotter une soi-disant mère de famille qui aurait « un enfant transgenre » et « un enfant gay ». Ils ont oublié le poisson volant dans l’aquarium !
« Je suis brigittologue ! »

Voici un fait survenu pendant la rédaction de cette série d’articles. J’ai publié ce communiqué :
« Lionel Labosse, brigittologue, porte plainte pour injures, suite à un message homophobe, raciste et menaçant reçu le 12 avril 2025 ». À tous les braves « dissidents » qui attisent l’homophobie bien calés dans leur fauteuil, une bière et des chips à portée de main, je rappelle qu’au bout du compte, ce sont quand même des intimidations, des agressions, etc. Et les cibles ne sont pas les lgbêtistes de la haute qui captent les subventions, mais le gay ou la lesbienne de la rue, qui n’a rien demandé à personne. Seriez-vous satisfait que votre enfant de 15 ans rentre chez vous en pleurs ou la gueule en sang parce qu’il aurait été pris pour un gay ou une lesbienne ? Ce type d’agressions, je pense, a disparu en France ; mais il me semble évident qu’une politique affichée « contre la propagande LGBT » mènerait inévitablement à des agressions perpétrées pas des abrutis qui seront d’autant plus violents qu’ils se croiront soutenus par la loi. Exactement les mêmes abrutis qui ont agressé les « antivax », ou qui agressent les « fachos » désignés comme tels par la presse gauchiste.
C’est toujours le même mécanisme de bouc émissaire, et je suis consterné que dans les rangs « dissidents » il y ait toujours une proportion d’imbéciles pour s’en réjouir, incapables de comprendre qu’il s’agit d’un processus global consistant à toujours fournir à la populace un groupe de personnes à persécuter légalement. C’est difficile à saisir, je sais, mais se réjouir de ce type de lois « anti-LGBT », c’est justifier les lois du même type qui font de Soral et Dieudonné des parias. N’oubliez pas que l’ultra pacifiste Louis Fouché a été qualifié par la presse fasciste d’« extrême droite », et empêché de dédicacer ses livres par des nervis mélenchonnistes. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.
Je rappelle cette citation de L’Amant de Marguerite Duras : « Collaborateurs, les Fernandez. Et moi, deux ans après la guerre, membre du P. C. F. L’équivalence est absolue, définitive. C’est la même chose, la même pitié, le même appel au secours, la même débilité du jugement, la même superstition disons, qui consiste à croire à la solution politique du problème personnel ». L’épisode covidiste m’a convaincu de la puissance de cette phrase.
C’est parce que j’ai été témoin et parfois victime de cette catégorie d’agressions quand j’étais jeune, que j’avais entamé dans les années 90, à l’époque où il fallait du courage pour oser le faire, un processus militant visant à briser l’omerta sur l’homosexualité et l’homophobie à l’école. Il se trouve que maintenant, c’est devenu la mode, et qu’on est tombé d’un extrême à l’autre, dans un délire wokiste. Mais j’en suis innocent, je ne pouvais pas prévoir un tel retournement. J’ai cessé de m’occuper de toute activité en ce sens en 2014, et je suis consterné de voir les militants de la 11e heure, encouragés par les syndicats gauchistes, faire de la surenchère contre-productive sur ces sujets.
Mais jusqu’où va aller cette notion de « propagande LGBT » que veulent interdire les autorités russes et hongroises ? Jusqu’à revenir à cette époque faux-cul que dénonçait Léo Ferré à propos de Verlaine et Rimbaud ? À censurer toute la littérature grecque ancienne, ou à imprimer Le Banquet de Platon dans une version noircie, comme les contrats Pfizer, « ad usum delphini » ? À republier la version expurgée des Confessions de Rousseau telle qu’elle était disponible avant 1798, pour faire du philosophe une tête dépourvue de couilles ? Cela vous plairait de devoir décliner votre identité numérique pour lire le présent article, avec des pop-ups incessants « pour public averti » ? Si on encourage la mise en branle de cet engrenage, la deuxième étape sera la censure de toute littérature considérée comme « perverse ». Est-ce un hasard si la littérature qui attire le plus de lecteurs est celle qui parle le plus de sexe, de Marguerite Duras à Michel Houellebecq ? Les lecteurs de ces livres sont aussi des électeurs et des contribuables. J’aimerais bien savoir quelle justification « démocratique » pourrait censurer dans l’enseignement les livres qui plaisent au plus grand nombre de lecteurs et d’électeurs ?
Les agressions homophobes, cela existe quand même, et d’ailleurs c’est encore une contradiction de cette petite proportion de droitards homophobes qui condamnent à la fois ces méchants musulmans qui balancent des homosexuels du haut des immeubles, et leurs projectiles. Faut-il que les chrétiens d’Orient subissent le même sort pour qu’ils réalisent que quand on commence dans un pays par « interdire la propagande chrétienne », comme en Israël actuellement, cela se termine au bout de quelques années par des massacres. C’est dans cet esprit que j’ai contribué (entre 1995 et 2014) à la « lutte contre l’homophobie », si vous voulez bien jeter plus qu’un œil à mes travaux sur mon site, et ne pas extraire une phrase de son contexte.
J’ai passé quasiment toute ma carrière d’enseignant dans des établissements à majorité musulmane, dont 23 ans dans des établissements publics de Seine-Saint-Denis. C’est là que j’ai mené un travail pionnier sur la question de l’homophobie, dont à l’époque tout le monde me prévenait que c’était dangereux, que j’allais me faire casser la gueule par les méchants islamistes, bref le bon vieux discours de fauteurs de haine des néocons, théoriciens du prétendu choc des civilisations. Et en y allant franco, je me suis rendu compte que ce mythe des musulmans homophobes, et bien sûr antisémites, était faux. Et j’aurais fait tout cela pour que maintenant on vienne me dire qu’il faut surtout ne pas apprendre à ces populations que le jet d’homosexuels du haut des terrasses n’est pas vraiment un sport olympique ?
En réalité, pendant cette période, je n’ai eu qu’un nombre infinitésimal de problèmes avec de prétendus « islamistes ». J’ai porté plainte deux fois en tout et pour tout, et pour des faits pas gravissimes, juste pour « marquer le coup », comme je viens encore de le faire. Il m’est arrivé une poignée de fois, et il m’arrive encore, d’avoir à parlementer avec des élèves un peu casse-couilles avec l’islam ; mais en proportion, c’est insignifiant, et je crois avoir fait un bon boulot éducatif, avec tact, sans jamais chercher à heurter. Il y a bien entendu eu quelques rares petits ratés, que j’ai analysés, ce qui est tout à fait normal, parce qu’il y avait un côté expérimental dans les actions que j’ai menées sur ce plan.
Qu’y puis-je si des lgbêtistes ont perverti mon travail ? Je n’arrête pas de le dénoncer, j’ai publié deux livres à ce sujet, en 2005 et 2012. Dois-je m’immoler ? Je fais toujours le parallèle avec les juifs antisionistes, comme Jacob Cohen, Pierre Stanbul, Michèle Sibony, et maintenant Francesca Gee. Ils n’ont pas la parole dans les médias de propagande, mais je remarque qu’ils ne l’ont quasiment pas non plus dans l’immense majorité des médias de « dissidence », où par contre certains sionistes ont table ouverte… Pas les mêmes que dans les médias de grand chemin, mais des sionistes, toujours des sionistes. Je pose la question à chacun d’entre vous : prenez les dix plus grands médias « dissidents » et dites-moi si vous y avez déjà vu ou entendu un de ces juifs antisionistes interrogé sur Israël ou sur l’« antisémitisme » ? Eh bien je suis désolé, mais il en va de même des altersexuels anti-lgbêtistes. Pourquoi ne demande-t-on jamais son avis à Thierry Meyssan sur ce qu’est devenu le monde « LGBT » depuis qu’il ne s’en occupe plus ? Ce n’est pas comme ça qu’on va faire avancer le schmilblick, et les médias alternatifs seraient bien inspirés de donner la parole à un panel plus large de la population, y compris à de simples citoyens.
Passez au septième et dernier article, notre conclusion : « Qu’est-ce qu’il y a de scandaleux chez « Brigitte » ? ».
Source : Altersexualité
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