Deux apprentis cambrioleurs arrêtés par les gendarmes en hélicoptère

L'hélicoptère a pemrsi l'arretstaion rapide des deux suspects, mardi dernier./DDM archives Florent Raoul L’hélicoptère a pemrsi l’arretstaion rapide des deux suspects, mardi dernier./DDM archives Florent Raoul

«Ce sont des Pieds nickelés», s’agace un avocat. Plutôt des apprentis, deux jeunes lycéens de 18 ans et 19 ans qui ont été jugés vendredi par le tribunal correctionnel de Toulouse. La justice leur reprochait deux tentatives de cambriolages à Lagardelle sur Lèze et à Miremont plus le recel d’une console de jeux. Mardi, accompagnés d’un troisième comparse disparu dans la nature, les deux copains se trouvaient à Lagardelle-sur-Lèze. Après avoir repéré une maison, l’un d’eux a escaladé le portail pour voir si l’habitation était occupée. Personne dans la maison mais la voisine a vite compris ce qui se passait. Elle ne s’est pas affolée, est sortie pour insulter le jeune homme qui s’est enfui sans demander son reste. Ce témoin a ensuite prévenu la gendarmerie dont les patrouilles se sont lancées à la recherche des suspects.

Quelques minutes plus tard cette fois-ci à Miremont, c’est l’habitante de la maison prise pour cible qui a mis en fuite les trois comparses qui venaient d’escalader son mur de clôture. Les gendarmes ont encore été prévenus et l’hélicoptère a été envoyé sur zone. Grâce aux gendarmes du ciel, l’arrestation des deux suspects a été rapide. Dans leur voiture, les gendarmes ont découvert des gants, des tournevis, une casquette, une caméra et des consoles de jeux dont une avait volé à Venerque.

«Je reconnais les faits de tentatives de cambriolages mais le recel non. Je ne savais pas qu’elle était volée» se justifie le propriétaire de la voiture devant la présidente Tavernier. «Ma voiture sert de cave au quartier… J’autorise ceux qui le veulent à y stocker des trucs», poursuit cet habitant de la cité Bagatelle, à Toulouse. Son complice est moins à l’aise. «La nuit en prison ça m’a suffi, je n’ai pas envie d’y retourner…»

Audrey Trafi, procureur de la République indique aux deux prévenus la peine encourue : «10 ans de prison ! Et face aux cambrioleurs, la politique du parquet est simple : une grande fermeté !» Elle requiert 10 mois de prison dont 8 assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve pendant 2 ans avec l’obligation de travailler et d’indemniser les victimes. Et la procureur réclame surtout au tribunal le maintien en détention des deux jeunes hommes.

Beaucoup trop pour Me Frédéric David. Il s’insurge contre des réquisitions «exagérées». «Ce sont des Pieds nickelés ! Il suffit que la voisine les insulte pour qu’ils prennent la poudre d’escampette», plaide l’avocat qui cherche surtout à éviter l’incarcération de son client. Me Clément Doumenc suit la même ligne de défense. «C’est un lycéen plus qu’un cambrioleur ! Avec sa première nuit à Seysses, il a compris la leçon.» L’avocate s’oppose «à une incarcération à la veille de Noël».

Le tribunal a suivi les plaidoiries des avocats. Les deux copains ont été condamnés à 12 mois de prison dont 9 avec sursis et mise à l’épreuve mais sans maintien en détention. Les parties civiles ont obtenu chacune 500 € au titre du préjudice moral.

Source : La Dépêche

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