Des salariés de l’Itep face aux gendarmes

Société – Figeac, l’enquête se poursuit

En décembre, une centaine de personnes s'étaient mobilisées dans cette affaire./Photo archives DDM
En décembre, une centaine de personnes s’étaient mobilisées dans cette affaire./Photo archives DDM

Cinq mois après la procédure engagée par l’ALGEII 46, contre trois salariés de l’Itep de Nayrac, à Figeac, le syndicat CGT appelle de nouveau à une mobilisation, jeudi matin, dès 8 h 30, devant la gendarmerie de Figeac.

Claudine, Jérôme et Olivier sont convoqués pour une enquête préliminaire. «Pour deux d’entre eux, nous expliquent des salariés de l’institut thérapeutique éducatif et pédagogique, il s’agissait, en décembre dernier, de faits supposés de violence sur mineur. Dès lors, la direction de l’établissement, comme l’y oblige la loi, a fait un signalement auprès de la justice. C’est dans ce cadre que ces convocations interviennent. Pour le dernier, il s’agirait de harcèlement moral à l’encontre de collègues».

Daniel Chavaudra, directeur général de l’ALGEEI46, tient à éviter toute confusion : «Les sanctions envisagées initialement par notre établissement ont été levées et annulées. Les deux salariés concernés ont réintégré leur poste le 5 janvier. C’est le procureur de La République, au vu du signalement effectué, qui décide d’ouvrir ou non une enquête. D’ailleurs, depuis, un certain nombre de personnes de l’Itep, des enfants aussi, et moi-même, avons été entendus par la gendarmerie». Pour le directeur de l’ALGEEI46, ces faits visés sont qualifiés de «comportements non professionnels à l’encontre d’enfants et de collègues, mais en aucun cas de violence». Pour rappel, toute personne est considérée comme innocente tant qu’elle n’a pas fait l’objet d’une condamnation en justice.

Concernant les motifs de convocation du 3e salarié, Daniel Chavaudra ne souhaite pas interférer avec l’enquête en cours.

Pour beaucoup à l’Itep, cette énième démarche est vécue comme une épreuve, dans un contexte délicat, où chacun souhaitait rétablir le dialogue et l’apaisement, dans l’intérêt de la quarantaine d’enfants âgés de 8 à 20 ans, accueillis à l’Itep de Nayrac.

Mais la justice est saisie du dossier et elle fait son travail, chacun l’entend parfaitement. «C’est normal, dit ce salarié, surtout au regard de toutes les affaires qui visent des enfants. Mais c’est tout de même une enquête de suspicion, disproportionnée, et difficile pour nos trois camarades, tous trois syndiqués». La CGT y voit une discrimination syndicale et appelle à «une solidarité sans faille face aux attaques frontales faites à des militants».

Source : La Dépêche

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