Des responsables de l’Élysée épinglés pour leurs témoignages

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Alexis Kohler, au Palais de l’Élysée, le 5 juin 2018.afp.com/LUDOVIC MARIN

Notamment le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, soupçonné d'”omissions” lors de son audition au Sénat.

Le Sénat accable lourdement l’Élysée. C’est ce qui ressort du rapport de la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla, après six mois d’enquête et d’auditions. Celle-ci a demandé au Bureau du Sénat de saisir la justice pour “faux témoignage” de la part d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase, tous deux en détention provisoire depuis mardi.

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Mais ce n’est pas tout. Dans une lettre adressée par le président de la commission d’enquête à Gérard Larcher, le président du Sénat, la commission met également en cause le témoignage de trois hauts responsables à l’Élysée soupçonnés d'”omissions, incohérences” et “contradictions”. Il s’agit de Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, du général Lionel Lavergne et surtout d’Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée.

Ce dernier est considéré comme étant un proche parmi les proches du président de la République, qualifié parfois de son “hémisphère droit”

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La commission demande donc à Gérard Larcher “de bien vouloir demander au Bureau du Sénat de saisir le ministère public” des déclarations du directeur de cabinet du président Macron, Patrick Strzoda, du secrétaire général de la présidence de la République, Alexis Kohler, et du chef du groupe de sécurité de la présidence de la République, le général Lionel Lavergne.

Une rétention d’information lors de leur audition ?

Après auditions de “plusieurs collaborateurs du président de la République”, elle a en effet “mis au jour dans leurs déclarations un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions” de leur part.

“Celles-ci laissent à penser que plusieurs d’entre eux, à savoir (MM. Strzoda, Kohler et Lavergne, NDLR) ont retenu une part significative de la vérité à la commission lors de leur audition, notamment sur le périmètre de la mission de sécurité exercée par M. Alexandre Benalla.” Mais c’est au ministère public qu'”il appartiendra de procéder aux investigations qu’il jugera opportunes afin de déterminer s’il y a lieu de donner des suites judiciaires à ces déclarations”.

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