Crimes en Palestine : une députée macroniste dépose une loi interdisant toute critique contre Israël + Antisionisme : la macronie s’apprête à criminaliser la critique d’Israël

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22 janv. 2026 Interdit de parler des crimes perpétrés à Gaza et en Cisjordanie : Caroline Yadan, député macroniste, a fait adopter une proposition de loi, qui vise à interdire toute critique à l’encontre d’Israël et de sa politique meurtrière contre les Palestiniens. https://www.trtfrancais.com/article/2…

Source : univers

Antisionisme : la macronie s’apprête à criminaliser la critique d’Israël

Le 20 janvier 2026, à la faveur d’un vote à main levée dans l’opacité d’une commission parlementaire, dix-huit députés ont fait basculer l’équilibre des libertés en France. Portée par Caroline Yadan (Ensemble), la proposition de loi n°575, dite de lutte contre « les formes renouvelées de l’antisémitisme », a été adoptée en commission des Lois. Ce texte, qui incorpore la définition controversée de l’’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), vise moins à protéger les citoyens juifs qu’à offrir à l’État d’Israël une immunité critique totale.

La loi Yadan : interdire un slogan palestinien et protéger l’armée israélienne de toute comparaison historique gênante.

L’antisionisme, nouveau blasphème

Le cœur du dispositif est limpide : ériger l’antisionisme – soit la remise en cause du projet politique sioniste – en infraction pénale. La loi interdirait ainsi des comparaisons historiques, pourtant essentielles au débat, et proscrirait des slogans de solidarité palestinienne, les assimilant à de l’incitation à la haine. Derrière un vernis de bonnes intentions se cache une entreprise de redéfinition du discours autorisé, criminalisant des pans entiers de la recherche universitaire et de l’engagement politique.

Une manœuvre aux relents autoritaires

L’adoption de ce texte survient dans le contexte du génocide à Gaza, où la parole critique envers Israël est plus que jamais vitale. Des organisations comme la Ligue des Droits de l’Homme ou l’Union Juive Française pour la Paix dénoncent une instrumentalisation de la mémoire de la Shoah. Comme le souligne le professeur de droit François Dubuisson, le droit existant suffit. L’objectif est ailleurs : faire taire, par la menace judiciaire, ceux qui dénoncent l’apartheid, le génocide et la colonisation.

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La mobilisation, dernier rempart

La suite est connue : un passage en séance plénière prévu le 26 janvier. Ce vote serré révèle des fractures même au sein de la majorité présidentielle. L’appel à la mobilisation citoyenne et parlementaire lancé par la société civile est l’ultime digue contre cette loi scélérate. La bataille ne concerne pas seulement la Palestine ; elle engage l’avenir de ce qui reste de notre démocratie et la possibilité même de contester la puissance, quelle qu’elle soit.

par Yoann

Source : Le Média en 4-4-2

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