Covid : les vaccins et leurs limites

On ne pourra pas nous accuser d’infox, mais peut-être que YT, Fb et consorts n’hésiteraient pas à censurer le Pr. s’il s’exprimait via leurs plateformes.
pr-jacques-cohen-dr*Le Pr Jacques Cohen est professeur émérite de l’Université de Reims Champagne-Ardenne, Immunologiste, chercheur au laboratoire de recherche en nanosciences LRN EA4682.
L’échec du vaccin AstraZeneca en Afrique du Sud sur le variant local remet en cause la stratégie de vaccination selon le Pr Jacques Cohen qui évoque « un virus farceur ».
Alors que l’épidémie de la Covid-19 continue ses ravages sur tous les continents, les vaccins montrent parfois leurs limites. C’est le cas notamment avec le vaccin d’AstraZeneca en Afrique du Sud. Le Pr Jacques Cohen, qui nous avait accordé une interview en décembre dernier explique dans une chronique intitulée « L’échec du vaccin AstraZeneca en Afrique du Sud, ou le rêve brisé » que les essais du vaccin à vecteur adenoviral rAd26 d’AstraZeneca sont inefficaces contre le variant local.
Il écrit sur son blog : « Les conséquences en cascade de cet échec sont désastreuses et mettent fin à la succession de bonnes nouvelles concernant les vaccins qui tenaient du conte de fée ou de la légende dorée. » Pourquoi est-ce désastreux ? « Au stade de l’épidémie d’émergence de variants multiples, tous les vaccins basés sur le seul spike de la souche classique, quel qu’en soit le type, rna vecteur viral ou protéine recombinante, vont être obsolètes avant même d’avoir été largement administrés, explique le Pr Cohen. On pourrait penser qu’il s’agit d’un simple incident qu’on pourra parer en introduisant les variants découverts au fur et à mesure dans une ou des injections de rappel. Malheureusement, cela parait peu probable pour les deux catégories de vaccins qui courent en tête, RNA et vecteur adenoviral (…) Seuls les vaccins inertes adjuvantés, virus entiers ou protéines recombinantes permettent des injections répétées aussi souvent que nécessaire. »

« La fin d’une illusion »

« L’espoir qu’une immunisation générale cette année allait enfin nous débarrasser du virus tombe à l’eau, poursuite le Pr Cohen. (…) Il faut en rabattre et considérer que la bataille est dès maintenant planétaire et que des vaccins couvrant non seulement les variants actuellement connus mais d’autres changements du spike qu’on peut prédire in-silico sont à développer. Et si comme pour les autres coronavirus humains, l’immunité conférée par le vaccin est brève, l’éradication du virus ne pourra être réalisée que par une campagne mondiale coordonnée… »
Il ajoute : « Mais il sera difficile d’expliquer, que compte-tenu du faible risque de la maladie à moins de 50 ans sans facteur de risque par exemple, il vaut mieux attendre la génération de vaccins suivante, multivalents, capable d’éradiquer la circulation virale. Instruite par l’affaire des masques, la population française risque de penser très majoritairement que c’est faute de doses de vaccins à leur injecter qu’on leur sert cette tactique dilatoire.
On ne peut s’empêcher de penser par anthropomorphisme, que non content d’en faire à sa tête, ce virus farceur se paie la nôtre. »

Source : Infodujour

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