Covid : le virus a causé « 3 fois moins de décès que l’alcool et le tabac » lance un oncologue perpignanais qui demande au gouvernement le retour « à la vie telle que nous la connaissions avant »

Le Dr Stephen Ellis est oncologue radiothérapeute à Perpignan. /Capture Facebook

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux fin décembre dernier, le docteur Stephen Ellis, oncologue et radiothérapeute à Perpignan, appelle le gouvernement à réfléchir au retour à une vie normale. Le médecin tient à préciser ce dimanche que cette vidéo ne reflète que son « avis personnel ».

« Je leur demande solennellement de faire en sorte que nous apprenions à vivre avec cette pathologie virale qu’est le covid-19 »  lance de prime abord le docteur Stephen Ellis dans une vidéo* postée le 28 décembre sur Facebook, en réaction aux interventions, la veille, de Jean Castex et Olivier Véran qui avaient annoncé le retour du télétravail obligatoire et des jauges pour les évènements culturels notamment, explique-t-il. 

« Trois fois moins de décès que ceux liés à l’alcool et au tabac »

« Je voudrais leur rappeler que l’alcool et le tabac, qui sont en vente libre dans notre pays tuent chaque année 120 à 150.000 personnes », enchaîne l’oncologue radiothérapeute perpignanais. « Soit tous les deux ans, 250.000 à 300.000 personnes. Que les 122.000 décès par covid, que je déplore totalement et je soutiens toutes les familles qui ont été touchées de près ou de loin par cette pathologie, sont des décès comptabilisés sur deux ans. Et donc l’annualisation est de 60.000 décès par an. Ce qui est malheureusement toujours trop, mais trois fois moins que les décès liés aux facteurs de risque que sont l’alcool et le tabac » développe-t-il.

Une fourchette de décès des plus des plus plausibles puisque chaque année les seuls décès des suites de cancers dus au tabac sont estimés à 75.000 et ceux dus à l’alcool à un peu moins de 30.000, sachant qu’alcool et tabac sont également à l’origine d’autres pathologies potentiellement mortelles comme les maladies cardiovasculaires.

Surestimation des décès covid en 2020 ?

« On peut estimer aussi que de mars à juillet 2020, nous ayons eu une surestimation des décès par covid puisque nous n’avons aucune preuve scientifique que les décès qui ont été étiquetés covid-19 le soient véritablement », indique-t-il par ailleurs.
« Les tests PCR ayant été disponibles en France qu’à compter de juillet 2020, les patients étaient donc jusqu’à juillet 2020 étiquetés covid-19 sans que nous ayons la certitude qu’ils aient bien contracté cette pathologie. » 

Le médecin décrit bien là une réalité concernant l’absence de tests avant l’été 2020, néanmoins, étant « dans le flou » sur les décès liés au covid dans cette période, ils pourraient tout autant avoir été sous-estimés, comme il le reconnaît lui-même. 

67.000 décès de la grippe en 2016-2017

Et le Dr Ellis d’évoquer ensuite « un parallèle avec l’épidémie de grippe » basé sur des « données que vous pourrez retrouver sur le site de l’Insee ». « L’épidémie de grippe amorcée fin d’année 2016 », explique le médecin pourtant pas épidémiologiste, « a généré un pic de surmortalité en janvier 2017 de 67.000 décès. Ce qui n’avait jamais été observé depuis la grippe de Hong-Kong en 1969. Et ce dans l’indifférence totale dans notre société, sans aucun traumatisme pour notre société », pointe-t-il. « La société a continué d’avancer de progresser, ne s’est pas arrêtée. »

Après vérification, l’Insee notait bien en octobre 2018 que « l’épidémie de grippe hivernale amorcée fin 2016 a entraîné un pic de décès exceptionnel en janvier 2017 : 67 000 décès en France métropolitaine ce mois-ci. Ce niveau mensuel a été dépassé pour la dernière fois en décembre 1969, quand la grippe hivernale dite ‘de Hong Kong’ avait atteint la France ».

Pour des vaccins « classiques », non obligatoires, à destination des personnes fragiles

« Un dernier point, complète l’oncologue, sur les campagnes de vaccination contre la grippe qui me paraissent être des campagnes tout à fait intelligibles, puisqu’elles sont libres, non imposées, qu’elles s’adressent à la bonne population : des personnes de plus de 65 ans ayant des comorbidités, les personnels de santé, et qu’il s’agit à mon sens du bon vaccin : un vaccin à virus inactivé donc pas des vaccinations à ARN. Les vaccins à virus inactivé sont les vaccins que l’on connaît depuis que l’on vaccine. On connaît leur totale innocuité, leur bonne protection. »

« Reprendre une vie comme nous la connaissions avant »

En guise de conclusion, comme un vœu pour la nouvelle année, le Dr Ellis « demande au gouvernement de réfléchir à ce que nous puissions reprendre une vie telle que nous la connaissions avant et que nous apprenions à vivre avec cette pathologie qu’est le covid-19. »Nicolas Monnet

Source : L’Indépendant

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