Collaboration en Ukraine durant la Seconde Guerre mondiale

Vladimir Poutine mentionne la « dénazification » de l’Ukraine comme l’un de ses buts de guerre.

De quoi parle-t-il ? Quelques rappels historiques :

« Гітлер визволитель – Hitler libérateur », affiche de propagande allemande en langue ukrainienne.

La collaboration en Ukraine durant la Seconde Guerre mondiale désigne l’engagement de certains Ukrainiens aux côtés des nazis, avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, dès 1930, et se manifeste sous diverses formes, comme de l’assistance et de la coopération dans la lutte contre les communistes, les Polonais et les Juifs.

Sommaire

Extrait :

Les saboteurs ukrainiens et la préparation de l’invasion de l’URSS

En mars 1940, avec l’aide de l’Abwehr, la direction de l’OUN lance des groupes de sabotage en vue de réaliser des actions de désobéissance civile à Lviv et en Volhynie. Des groupes de saboteurs de l’OUN font de même dans la région de Włodawa et de Biała Podlaska, en réussissant à neutraliser le NKVD par leurs actions. Dès 1940, l’OUN se scinde en deux tendances : celle, plus radicale, de Stepan Bandera et celle, plus modérée, d’Andry Melnyk. Elles sont désignées respectivement : OUN-B et OUN-M. Les groupes menés par Stepan Bandera et soutenus par les Allemands prirent le dessus sur les groupes plus modérés. Ce sont les hommes de Bandera qui dirigeaient les unités auxiliaires de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN-B) qui pénétrèrent en Galicie orientale en juin 1941 avec la Wehrmacht7.

Un centre de formation a commencé à fonctionner dès 1940, auprès de l’Abwehr de Cracovie. Il prépare des éclaireurs et des saboteurs qu’il recrute parmi les Ukrainiens, les membres de l’OUN-B et de l’OUN-M. Il est scindé en quatre camps ou divisions : deux au sud-est de Cracovie et deux à proximité de Dukla (Дукла). Le centre est camouflé : sous les dehors d’un camp de travail obligatoire, une partie des étudiants sort pour effectuer des travaux agricoles. Dans chacune des divisions sont formés 100 à 300 personnes. Dans le bourg de Dukla, de Kamienitsa Dolna et de Barvinek, sont formés des membres de l’OUN-B. L’Oberleutnant Arendt, le capitaine Wolf et le lieutenant Eggers dirigent l’école. Les agents ukrainiens s’occupent des préparatifs de guerre et apprennent en particulier les méthodes de renseignement, de sabotage et d’organisation de mouvements insurrectionnels. À la fin de leur formation, une partie des agents retourne à leurs anciennes fonctions et est utilisée pour le contre-espionnage. D’autres agents s’occupent de la sécurité des usines (Werkschutz), appuyant l’Ordnungspolizei, sur le territoire de la Pologne, et travaillent avec la police secrète ruraleNote 7 dans des opérations de désarmement de clandestins polonais. Ceux qui arrivent des régions occidentales de l’URSS sont également admis dans un quatrième groupe de formation, en liaison avec le régiment Brandebourg 800 et, après leur formation, se concentrent sur des actions en URSS. Une résidence spéciale leur est assurée, pendant leur transfert, par des relais en Hongrie et en Slovaquie.

Après le début de la deuxième guerre, le centre de formation est supprimé et la plus grande partie de ses agents envoyée à Świętoszów (en allemand : Neuhammer), dans le régiment Brandebourg 800. Tandis que ceux qui restent dans le centre sont transférés dans le commandement et les groupes de l’Abwehr. Vers 1940, à la composition polonaise du régiment Brandebourg 800 s’ajoute la compagnie ukrainienne qui poursuit sa formation militaire à Baden, en Autriche. Par la suite, le bataillon se fond dans celui de Roland. Après le déclenchement de l’offensive allemande, les bataillons Roland et Nachtigall (Rossignol) prennent part aux actions militaires dans les territoires occupés de l’URSS.

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Lire également :

Wikipédia – Histoire de l’Ukraine pendant la Seconde Guerre mondiale

Wikipédia – Stepan Bandera

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