Christophe Castaner invite les journalistes victimes de violences policières à porter plainte

JFO181121A-Le ministre de l’Intérieur a invité les journalistes victimes de violences policières à porter plainte, le 11 décembre 2018. | JEROME FOURQUET / OUEST-FRANCE

Le ministre de l’Intérieur a invité mardi 11 décembre les journalistes victimes de violences policières lors des manifestations récentes des Gilets jaunes à porter plainte.

Christophe Castaner, interpellé par des syndicats de journalistes dénonçant des « dérapages inadmissibles » des forces de l’ordre lors des manifestations des Gilets jaunes, a invité mardi les victimes de ces violences policières à porter plainte.

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« Si des journalistes ont eu à souffrir de l’emploi de la force par des unités de police ou de gendarmerie, il invite ceux-ci à déposer plainte au plus vite ou à procéder à un signalement sur la plateforme internet de l’inspection générale de la police nationale », a affirmé le ministre de l’Intérieur, dans un communiqué.

« Ces plaintes et signalements seront traités avec la plus grande célérité », a-t-il ajouté.

De nombreux blessés chez les journalistes de terrain

Quatre syndicats de journalistes, le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO, ont déploré lundi dans un communiqué commun, les « nombreux blessés parmi les journalistes de terrain, reporters et photographes » qui couvraient les manifestations des Gilets jaunes samedi et condamné « les dérapages inadmissibles des forces de police, notamment à Paris ».

Ces quatre organisations ont demandé « des explications de la préfecture de police, du ministère de l’Intérieur et du gouvernement sur les consignes qui ont été données pour en arriver à cette situation ».

Christophe Castaner a précisé « qu’aucune consigne n’a été adressée aux forces de l’ordre qui aurait eu pour effet de limiter l’exercice de la liberté de la presse ».

Protéger les journalistes

Le ministre qui « rappelle son attachement à la liberté d’informer », a souligné « la nécessité pour les journalistes de pouvoir attester de leur profession et d’être suffisamment identifiables lors d’événements tels que ceux qui se sont déroulés » samedi, à l’occasion de l’acte IV de la mobilisation des Gilets jaunes.

Le locataire de la place Beauvau relève en outre qu’il a été demandé « aux forces mobilisées dans les manifestations de prévoir l’accueil systématique des journalistes le souhaitant à l’arrière des dispositifs, afin de les protéger », en cas de violences de la part des manifestants.

Selon le décompte du ministère de l’Intérieur, cinq personnes ont accidentellement trouvé la mort dans le cadre des mobilisations des « gilets jaunes » qui ont fait en outre 1.407 blessés dont 46 grièvement. 717 policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers ont été victimes de ces violences, a précisé Beauvau.

Source : Ouest-France

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