Charles Lieber : le projet fou de la fusion de l’homme et la machine

Ce n’est plus de la science fiction !

vendredi 9 septembre 2022

Le Grand Reset « mènera à la fusion de notre identité physique, numérique et biologique » Klaus Schwab
C’est une interaction entre l’homme, les robots et les objets connectés.

  • « Les technologies de la quatrième révolution industrielle ne s’arrêteront pas à faire partie du monde physique qui nous entoure – elles deviendront une partie de nous ».
    « En effet, certains d’entre nous ont déjà le sentiment que leurs Smartphones sont devenus une extension d’eux-mêmes. Les appareils externes d’aujourd’hui, des ordinateurs portables aux casques de réalité virtuelle, deviendront certainement implantables dans notre corps et notre cerveau. »

La nanoélectronique maillée, où la maille sert à la fois d’échafaudage tissulaire et de plateforme de dispositifs électroniques adressables pour surveiller et manipuler le comportement des tissus, est peut être le projet fou de la quatrième révolution industrielle de Klaus Schwab.

  • « La quatrième révolution industrielle ne ressemble à rien de ce que l’humanité a connu par le passé. Avec les nouvelles technologies, la fusion des mondes physique, numérique et biologique porte autant de promesses que de dangers potentiels. »
    Klaus Schwab est le fondateur et président exécutif du World Economic Forum, l’Organisation internationale pour la coopération public-privé, connue sous le nom Forum de Davos.

L’oxyde de graphène présent dans les vaccin Covid 19, est un anxiolytique. Il a été démontré qu’il réduisait l’anxiété de souris de laboratoire lorsqu’il était injecté dans leur cerveau. En 2021, le ministère japonais de la santé a annoncé qu’environ 1,6 million de doses du vaccin Covid-19 de Moderna ont été retirées de la circulation en raison d’une contamination de certains flacons qui « réagissent aux aimants ».

Plusieurs centres de vaccination ont déclaré avoir trouvé des corps étrangers dans les doses. « C’est une substance qui réagit aux aimants » « Il pourrait s’agir de métal ».

Brain Activity Map Project :
Dans ce projet les chercheurs ont proposé le développement de nanoparticules pouvant être utilisées en tant que capteurs de tension ce qui permettrait de détecter les potentiels d’action de chaque neurone individuellement.
L’autre proposition de développement est la création de nano-sondes qui pourraient servir à créer des matrices d’électrodes électrophysiologiques pour enregistrer le fonctionnement des neurones.
De l’ADN produit par des enzymes servirait « de support d’enregistrement » de l’activité neuronale. L’utilisation du séquençage de l’ADN à haut débit pour cartographier rapidement la connectivité neuronale a également été proposée.

Ce projet fou est piloté par la DARPA qui collaborait avec Charles Lieber.
https://www.darpa.mil/program/our-r…
https://pubs.acs.org/doi/abs/10.102…

Tissus cyborgs : quand nanoélectronique et biologie fusionnent

Des chercheurs américains ont cultivé des tissus organiques sur un support issu de la nanoélectronique. Ces cultures « cyborgs » serviront aux biologistes pour étudier le fonctionnement d’un organe. On peut aussi y voir un nouveau pas vers une fusion harmonieuse de l’Homme et de la machine…

Devant l’article publié dans la revue Nature Materials par des membres du Lieber group menés par l’un des professeurs de chimie de la célèbre université d’Harvard, Charles M. Lieber, on ne peut s’empêcher de penser à un fameux héros de comics américains des années 1980. Parmi ses nombreux superhéros, comme Captain America ou les Avengers, la maison Marvel compte aussi le personnage de Rom le chevalier de l’espace, un extraterrestre venu de la planète Galador, où l’on sait interfacer les tissus organiques avec des circuits électroniques. Ni vraiment un robot ni une forme de vie biologique, Rom est une sorte de cyborg dont le corps est devenu presque indestructible, à la force surhumaine et apte à voyager sans dommage entre les étoiles.

Les chercheurs de Harvard sont à des années-lumière de telles prouesses, mais ils sont tout de même parvenus à développer harmonieusement des cellules nerveuses et de muscle cardiaque sur un support contenant des capteurs nanoélectroniques. Ils ont ainsi créé des sortes de tissus cyborgs en intégrant un réseau tridimensionnel fonctionnel de fils nanométriques, portant des transistors et constituant des nanoelectronic scaffolds, ou nanoES (échafaudages nanoélectroniques en français) avec des tissus humains.

On savait déjà faire croître des cellules pour former des tissus sur un support garni de capteurs électroniques ou bien insérer ces derniers à la surface d’un tissu en culture. Mais ces méthodes ont des limites, notamment parce que les capteurs perturbent le fonctionnement des cellules. Avec la technique mise au point par les chercheurs de Harvard, ce n’est plus vraiment le cas. Mieux, selon les mots de Charles Lieber, « grâce à cette technologie, pour la première fois, nous pouvons travailler à l’échelle des cellules des systèmes biologiques sans perturber fortement leur fonctionnement. En fin de compte, il s’agit ici de faire fusionner des tissus biologiques avec l’électronique de telle manière qu’il devient difficile de déterminer où se termine le tissu et où l’électronique commence ».

Des nanoES pour surveiller et mesurer l’activité des cellules

Pour réaliser ces tissus cyborgs, les chercheurs ont commencé par fabriquer un support formé d’un réseau de nanofilaments en silicium en 2D avec un maillage en polymère organique. Des nanoélectrodes connectées avec les nanofilaments ont ensuite été élaborées dans le maillage. Reliées à des nanotransistors, ces nanoélectrodes pouvaient transmettre des informations sur l’état de cellules. Le support ayant été dissous, on obtient alors une sorte d’éponge en 2D que l’on peut plier et rouler pour fabriquer différentes formes en trois dimensions et qui peuvent servir de tuteur pour la croissance d’un tissu organique en 3D.

Au final, les nanocapteurs naturellement intégrés dans ce tissu peuvent mesurer l’activité électrique de cellules nerveuses, par exemple, ou de muscle cardiaque, en réponse à des substances actives. Comme l’ont montré les chercheurs, il est aussi possible de faire croître des vaisseaux sanguins sur ce nanoES et de mesurer les modifications de pH dans le tissu, simulant ainsi une réponse inflammatoire ou une ischémie. On ouvre ainsi de nouvelles voies de recherche pour la médecine, par exemple pour la mise au point d’implants, ou pour la biologie, en permettant de simuler à l’échelle des cellules des phénomènes se déroulant dans un organe.

Futura Sciences

Source : Geopolintel

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